Tout d’abord, que signifie réellement « faire ses nuits » ? Dans le domaine du coaching du sommeil, nous nous référons habituellement à un bébé qui dort cinq à six heures d’affilée, sans sentir le besoin d’être nourri ou qui ne pleure pas plus de 5 minutes entre deux cycles du sommeil.

Notez que dormir pendant au moins cinq heures de suite pendant la nuit est également essentiel pour les parents. Il a été prouvé que pouvoir se reposer pendant cet intervalle de temps permet de traiter la dépression post-partum, voire de réduire le risque de subir cette maladie qui touche une mère sur sept.

Pour comprendre si votre tout-petit pourrait dormir toute la nuit, il y a une chose que vous devriez savoir : il existe une différence entre le moment où les bébés sont capables de dormir et celui où ils dorment réellement toute la nuit.

 

À partir de quel âge les bébés sont-ils capables de dormir toute la nuit ?

Les nouveau-nés dorment beaucoup (jusqu’à 18 heures par jour), mais ils dorment pendant de brèves intervalles de temps. Ils se réveillent généralement toutes les deux ou trois heures pour être nourris. L’horloge biologique d’un nouveau-né a besoin de temps pour s’ajuster au monde extérieur avant de pouvoir dormir cinq à six heures sans se réveiller. Les bébés doivent régler leur rythme biologique pour que leur corps régule correctement la température, la sécrétion d’hormones et le cycle alimentaire.

Avant que votre bébé puisse dormir la nuit, elle (ou il) doit avoir franchi plusieurs étapes importantes sur le plan physique et cognitif :

  • Le réflexe de Moro s’est atténué ou a disparu.
  • La confusion jour / nuit a disparu.
  • Elle prend du poids à un rythme régulier.
  • Les tétées/biberons nocturnes ont commencé à diminuer.
  • Elle apprend à se calmer seule (en suçant son pouce, grâce à la tétine ou avec un doudou).

 

À partir de quel âge les bébés dorment-ils réellement toute la nuit ?

Au cours du « quatrième trimestre » (c’est-à-dire lors des trois premiers mois de la vie), les habitudes de sommeil de votre bébé sont plutôt imprévisibles. Ce manque de régularité est complètement normal. Bien que vous puissiez déjà mettre en place de bonnes habitudes de sommeil au cours de cette période, il est plus important de vous concentrer sur l’amour et le soin que vous pouvez lui apporter.

Ayez toujours confiance en votre instinct parental. Si vous entendez votre enfant pleurer, elle vous envoie probablement un message clair (elle a faim, elle s’ennuie ou elle est fatiguée). Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour la calmer et assurez-vous qu’elle soit suffisamment nourrie et reposée tout au long de la journée et de la nuit.

Il peut être dangereux d’ignorer les cris et les pleurs de votre enfant qui vous fait voir les 50 nuances de violet. Étant donné qu’il est fortement déconseillé de laisser un bébé pleurer sans surveillance pendant de longues périodes, prenez-la dans vos bras si elle a besoin de consolation. Plus vous répondez rapidement à ses besoins, plus vite votre enfant se calmera et parviendra à s’endormir. Pendant ces trois premiers mois, vous ne pouvez pas « trop gâter » votre bébé ou créer de mauvaises habitudes de sommeil. Il ne sert à rien de « dodo coacher » votre bébé, il vous suffit de répondre à ses besoins primaires.

Chaque bébé est différent en raison de caractéristiques personnelles telles que le tempérament, la santé, la dynamique familiale et l’environnement du sommeil. En règle générale, les périodes de sommeil nocturnes se rallongent entre l’âge de 10 semaines et six mois.

Vers deux mois (huit semaines), seul un bébé sur quatre est un « bon dormeur », c’est-à-dire qu’il dort au moins cinq ou six heures sans interruption entre 23 h 00 et 8 h 00. À l’âge de quatre mois, ce nombre triple pour atteindre environ 75 %. Selon la National Sleep Foundation, les pauses nocturnes alimentaires ne sont généralement plus nécessaires à partir de six mois, et de nombreux nourrissons de cet âge dorment toute la nuit. 70 % à 80 % y parviennent avant l’âge de neuf mois.

Lorsque votre bébé atteint l’âge 18 semaines (âge corrigé), des habitudes de sommeil plus régulières apparaissent. Cela signifie que votre enfant se rapproche de l’objectif de faire ses nuits (et vous aussi) ! Si votre enfant ne dort pas encore toute la nuit vers l’âge de quatre mois, vous pouvez commencer l’apprentissage au sommeil (À lire : Quelle est la meilleure méthode d’apprentissage au sommeil ?)

Même si votre enfant a commencé à dormir toute la nuit, méfiez-vous des régressions de sommeil ! Les bébés qui ont des poussées de croissance (entre une et trois semaines, entre six et huit semaines, à trois mois et à six mois) ce qui les amènent parfois à être nourris pendant deux ou trois nuits de suite.

 

Si votre bébé ne fait pas encore ses nuits à l’âge de neuf mois, consultez votre pédiatre pour déterminer la cause de son éventuel problème de sommeil (par exemple, le reflux gastro-œsophagien ou l’apnée du sommeil). Si cette personne considère que votre enfant devrait être capable de faire ses nuits ou si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Au moment de sortir de l’hôpital avec votre nouveau-né, beaucoup de questions vous viennent probablement à l’esprit. « Comment vais-je y arriver ? Est-ce que je sais au moins comment je dois m’y prendre ? » Cette remise en question incessante peut être éreintant. Élever un enfant sera probablement l’une des plus merveilleuses aventures qui changera votre vie, mais aussi une des plus difficiles que vous aurez à vivre.

Peu importe à quel point votre bébé est heureux de rencontrer enfin Maman et Papa, le monde à l’extérieur de l’utérus lui semble très différent de ce qu’il a connu pendant 9 mois. Votre bébé a besoin de temps et de compréhension pour s’adapter à sa vie d’ex-utéro, tout comme il vous faut du temps pour prendre vos marques dans ce nouveau rôle parental. Certains bébés pleurent chaque fois qu’ils sont placés dans leur berceau ; d’autres pleurent rarement. Pour la majorité des parents, c’est déchirant d’entendre son bébé se plaindre pendant de longues périodes. Pour moi, une minute remplie de sanglots me semblait durer une éternité. Et vous ? Vous sentez vous comme une personne sans cœur lorsque vous laissez votre enfant pleurnicher quelques instants seul ?

 

Est-ce normal que mon bébé pleure autant?

Au fur et à mesure que la journée passe, vous remarquerez peut-être que votre nouveau-né est de plus en plus agité. Lors des réveils perpétuels qui occupent les adultes toutes les deux heures pendant les premières semaines, réconforter Bébé le plus rapidement et le mieux possible doit être la priorité des parents.

Un bébé sanglote, pleure ou peut parfois sembler inconsolable. Les pleurs sont physiologiquement pluriquotidiens chez le jeune nourrisson. C’est dans sa nature ;  tout comme il est normal pour les parents de se sentir stressés et frustrés face aux yeux baignés de larmes. De la naissance jusqu’à la 6ème – 8ème semaine, les pleurent vont crescendo, pour atteindre leur durée maximum de 2 à 2,5 heures à l’âge de 2 mois. Après le 3ème mois, la durée totale quotidienne baisse à 1 à 1,5 heures pour se maintenir ensuite à ce niveau pour la reste de la première année.

Il y a des nombreux facteurs qui influent sur la fréquence des pleurs dont :

  • l’âge de l’enfant (après 3 mois, plus il est âgé, moins il pleure)
  • le tempérament de l’enfant (plus l’enfant est facile, moins il pleure)
  • le niveau de cohérence parentale (plus il y a de cohérence, moins il pleure)
  • la durée des pleurs (plus vite il est consolé, moins il y a de pleurs)

Sachez que les pleurs sont considérés comme étant excessifs s’ils durent plus de trois heures par jour et plus de trois jours par semaine. Les pleurs excessifs sont parfois requalifiés de « coliques ».

Néanmoins, des pleurs excessifs peuvent également être le symptôme d’un problème qui nécessite un traitement. Si les techniques mentionnées ci-après ne permettent pas de parvenir au résultat escompté, parlez-en à votre pédiatre. Il y a peut-être un problème de santé qui devrait être détecté par un médecin.

 

Comment puis-je consoler mon bébé?

Quand Bébé commence à gémir et à pleurer, la première chose qui vient à l’esprit du parent est : « Comment puis-je faire cesser les pleurs ? » Certaines solutions, comme le bercement ou les caresses, ne mènent parfois qu’à de petites victoires à très court terme.

Il est également facile de faire appel à la solution la plus efficace qui aident les mamans à calmer Bébé presque instantanément…l’allaitement. Les bébés adorent sucer et être près de Maman. Le peau à peau, c’est merveilleux ! Cela dit, ils n’ont peut-être pas faim au départ, mais ils veulent seulement se calmer et s’endormir en tétant. À un moment ou un autre, nous avons tous secrètement souhaité que notre tout-petit soit livré avec un manuel d’instruction détaillé !

1. Le langage universel des bébés

Une mère australienne, Priscilla Dunstan, a décodé le langage universel des bébés. Tous les bébés entre 0 et 3 mois émettent les mêmes sons pour exprimer leurs besoins de base. Dunstan a identifié cinq sons qui correspondent à un de ces besoins :

  1. « Neh » signifie « J’ai faim »
  2. « Owh » signifie « Je suis fatigué »
  3. « Eh » signifie « J’ai besoin de roter »
  4. « Eairh » signifie « J’ai mal du ventre »
  5. « Heh » signifie « Je suis mal à l’aise »

Si vous voulez découvrir comment Dunstan a percé le secret des bébés, regardez son incroyable interview avec Oprah (🎥 vidéo en anglais). Avec un peu d’apprentissage (regarder 🎥 les vidéos en anglais sur le site Web Dunstan Baby) et beaucoup de pratique, les mamans et les papas apprennent à reconnaître ces sons, à répondre rapidement et de manière adéquate aux besoins de Bébé.

Des recherches ont montré que le système Dunstan augmente l’estime de soi des mamans et favorise le sommeil ininterrompu de Bébé et des parents. Dunstan déclare que « lorsque les nourrissons sont heureux et satisfaits ils dorment mieux. Il est beaucoup plus facile de calmer un bébé plutôt fatigué qu’un bébé très éveillé. En écoutant les sons émis et en agissant de manière adéquate, votre bébé se sentira plus détendu et vous aussi. » De leur côté, les papas ont indiqué ressentir moins de stress parental, être plus impliqué dans le rôle parental et vivre leur relation conjugale de manière plus positive.

2. La méthode des 5S

Selon certains, les bébés naissent 3 mois à l’avance. En comparaison avec d’autres mammifères, les mini êtres humains sont immatures à la naissance et nécessitent des soins supplémentaires. À leur sortie de l’utérus, ils ne sont pas tout à fait prêts pour ce monde. Un bébé quitte sa zone de confort après 9 mois parce que son petit cerveau est déjà gros, bien qu’encore immature.

Les experts affirment que les bébés ont besoin de ces trois premiers mois de vie pour donner au cerveau et à leur système nerveux central le temps d’atteindre un certain niveau de maturité. Au cours de ce trimestre, la respiration commence à se réguler, le nourrisson atteint un niveau de contrôle suffisant pour soutenir la tête, il sourit, développe des interactions sociales et commence à s’apaiser seul. Cette période entre la naissance et la fin du troisième mois est une étape unique de la vie, appelée le « 4ème trimestre ».

Selon le Docteur Harvey Karp « tous les bébés naissent avec un bouton ’stop’ pour faire cesser les pleurs. À l’intérieur de l’utérus, ils sont constamment soutenus et bercés, et le bruit ambiant est plus fort que celui émit par un aspirateur. Soudainement, ils naissent et c’est calme et tranquille. » Imaginez l’environnement dans lequel votre bébé grandissait en tant que fœtus. C’était un espace bruyant, chaud, humide, en mouvement et confiné. De plus, il était continuellement nourri par le placenta.

Votre bébé peut se mettre à pleurer même après avoir été nourri et changé. Il peut sembler ne pas parvenir à se calmer. Karp a mis au point une excellente méthode d’apaisement grâce au contact physique: la méthode des « 5 S » (comme cette méthode est d’origine américaine, les termes francophones ne commencent pas tous par la lettre ‘S’).

La méthode de Karp suggère que la meilleure façon d’activer le réflexe apaisant Bébé et de l’endormir est d’imiter les bruits, les mouvements et l’environnement dans l’utérus (🎥 vidéo explicative de Dr. Karp). Les parents pensent généralement que les nouveau-nés ont besoin de tranquillité et de silence, mais c’est tout le contraire!

Pour répondre au mieux aux pleurs, utilisez les 5 techniques suivantes reproduisant les sensations in utero:

  1. Emmailloter (Swaddle) : Enveloppez votre enfant avec les bras bien serrés, les maintenant droits sur le côté, mais en gardant les hanches relâchées et fléchies (👉 article expliquant la technique de l’emmaillotage). Mes enfants adoraient la forme « S » et se calmaient en un rien de temps.
  2. Côté ou estomac (Side or Stomach) : Bien que dormir sur le dos soit le la seule position recommandée par les pédiatres, c’est la pire pour calmer un bébé agité. Tenez votre bébé sur son côté gauche (c’est-à-dire que son côté gauche soit le plus près du sol) ou sur le ventre. Les chercheurs ont constaté que ces deux positions diminuent les désagréments liés au reflux. Cela explique aussi pourquoi les bébés s’endorment en un clin d’œil sur la poitrine de Maman ou de Papa.
  3. Chut (Shush) : L’utérus est loin d’être un endroit silencieux ! Est-ce que vous avez déjà dormi avec un ventilateur en marche ? C’est un peu comparable. Votre bébé ne connait que les bruits entendus dans l’utérus. À l’intérieur, les bébés sont bercés par le bruit du flux sanguin dans le placenta et le gargouillement de l’estomac de Maman. On dit que son intensité est comparable à celui d’un aspirateur ! L’utilisation d’une machine à bruit blanc est la meilleure façon d’imiter ces sons. Les parents peuvent aussi lui chuchoter le son « shhhh » à l’oreille.
  4. Balancement (Swing) – En plus d’être bruyant, l’utérus est aussi un endroit agité. Le Dr. Karp recommande d’effectuer des petits mouvements rapides lorsqu’un nourrisson pleure. Soutenez le cou et la tête, gardez les mouvements petits et bougez de seulement quelques centimètres en avant et en arrière. Ne secouez jamais Bébé.
  5. Sucer (Suck) – Beaucoup de parents découvrent rapidement la magie de la succion. Beaucoup de bébés se calment avec des tétines. Elles ne représentent aucun risque, au contraire, elles réduiraient le risque de mort inattendue du nourrisson (MIN). L’American Academy of Pediatrics (AAP) affirme actuellement que « les tétines ne posent aucun problème d’ordre médical ou psychologique » et peuvent être utilisées en toute sécurité pour satisfaire l’instinct de succion de Bébé.

Même si beaucoup de choses semblent instinctives pour les parents, les 5S exigent un peu de pratique. Si un des « S » ne fonctionne pas, essayez-en un autre (certains bébés n’ont besoin que d’un ou de deux S pour se calmer). Vous pourriez être amené à changer un peu votre technique pour voir ce qui fonctionne pour votre petit. Pensez également à chercher d’autres raisons qui expliqueraient son agitation. Est-ce qu’elle boit trop ou pas assez de lait ? Ses selles sont-elles anormales ? Il peut aussi y avoir une cause médicale qui expliquerait les problèmes tels qu’une intolérance alimentaire et le reflux.

Le Dr. Karp affirme que si les cinq « S » sont correctement mises en application, 98% des bébés se calment, voire s’endorment. Si vous faites partie des autres 2 %, n’hésitez pas à parler à votre pédiatre si le problème persiste.

3. La méthode Hamilton

Une technique d’apaisement moins connue est « The Hold », développée par le pédiatre américain Dr. Robert Hamilton. Regardez sa vidéo Youtube qui a été vues plusieurs millions de fois (🎥 vidéo en anglais).

Sa technique de maintien est simple et consiste en 4 étapes :

  1. Pliez les bras de Bébé sur sa poitrine ;
  2. Maintenez doucement les bras ;
  3. Saisissez la zone de la couche de Bébé ; et
  4. Bercez-le à en le maintenant à 45 degrés.

 

Lisez « Qu’est-ce qu’une bonne hygiène du sommeil » pour savoir comment apprendre aux enfants de plus de 3 mois à se calmer et s’endormir seul.

 

Dois-je laisser mon enfant pleurer seul?

Les pleurs ne sont pas pathologiques ; ils font partie du mode de survie des bébés. Ils pleurent parce qu’ils ont des besoins fondamentaux et n’ont pas d’autres moyens de s’exprimer. Un nourrisson ne pleure jamais pour manipuler parce qu’il ne connaît pas encore ce sentiment. Vous ne prenez pas le risque de le rendre capricieux, manipulateur ou gâté en le tenant dans vos bras dès qu’il se montre agité. Au contraire, les nourrissons ont besoin d’une attention constante pour grandir émotionnellement, physiquement et intellectuellement. Au cours du 4ème trimestre, agissez face aux larmes et faites tout ce qu’il faut pour apaiser votre bébé. Il peut s’agir de changer la couche en chantant doucement une chanson, lui chuchoter à l’oreille ou la prendre dans les bras pour la bercer.

Il y a de nombreux avantages à ne pas laisser votre bébé pleurer :

  • Plus vite vous répondez aux larmes, plus vite elle se calmera et s’endormira.
  • Le fait d’être réconforté et de se sentir en sécurité aide à tisser des liens. Il a été prouvé que les mères ayant créé des liens plus étroits avec leur nourrisson ont eu des interactions nocturnes plus constantes et plus en adéquation avec les attentes de leur petit que celles dont les nourrissons semblent être moins attachés.
  • La faible fréquence des pleurs tout comme les liens affectifs créés protègent Maman et Papa et réduisent leur risque de traverser une période dépression post-partum.
  • Il a été observé que laisser Bébé pleurer sans surveillance et pendant de longues périodes peut affecter le développement de son cerveau.

Pour réconforter votre bébé, répondez à ses pleurs et à ses besoins. Vous pouvez aussi essayer de le divertir. Ce faisant, il saura qu’il est aimé et se sentira en sécurité. De plus, cela l’aidera à devenir un adulte sûr de lui. Dans le cas où vous parvenez à la calmer, remettez-la dans son berceau 5 ou 10 minutes plus tard. En réagissant rapidement, vous maximiserez le temps et la qualité de son sommeil.

 

Comment puis-je gérer les pleurs de mon enfant?

Les premiers mois de la vie d’un bébé ont un impact majeur sur ses parents. Le manque de sommeil peut les pousser à faire des choses qu’ils ne feraient jamais en temps normal. Vous entendez des histoires terrifiantes à propos du syndrome du bébé secoué causé par l’épuisement parental. C’est exactement pourquoi le sommeil est si important quand nous sommes parents. Le manque de sommeil peut également être la cause de problèmes conjugaux, de la dépression post-partum, d’accidents de voiture et de difficultés d’allaitement.

Une étude démontre que 30% des parents divorcés ou séparés déclarent que la raison principale ayant causé leur séparation est le manque de sommeil dû aux nuits entrecoupées par les pleurs de leur enfant. Au moins 5 heures de sommeil non-interrompu sont nécessaires afin de pouvoir se concentrer et d’éviter au mieux la dépression post-partum.

Vous n’êtes pas vous-même sans sommeil. Le sommeil est donc un « must » pour tous les parents ! N’oubliez pas de faire preuve de patience et entourez-vous de personnes pouvant vous apporter leur soutien vous vous sentez dépassé par les événements. Essayez de créer un village autour de vous.

 

Si votre médecin considère que votre enfant est capable de dormir toute la nuit ou si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Chaque parent, quel que soit son style parental ou quoi qu’il advienne de ses enfants, se questionne et doute de soi à un moment ou un autre. Parfois, l’entourage ne leur facilite pas la tâche. Les mamans et papas sont envahis par des conseils non sollicités, infantilisants et moralisateurs. Il n’est donc pas surprenant qu’ils s’inquiètent du rythme et des habitudes de sommeil de leur enfant. « Est-ce qu’elle (il) dort trop ou pas assez ? Quelle devrait être la durée des siestes ? Dois-je la laisser pleurer pour qu’elle s’endorme ? Pourquoi se réveille-t-elle plus souvent la nuit que les autres enfants de son âge ? »

 

Le Dr. Benjamin Spock encourageait les parents en les conseillant de la manière suivante : « Faites-vous confiance, vous en savez plus que vous ne le pensez. »

 

Même si des conseils bienveillants vous sont utiles dans la vie quotidienne avec votre enfant, faites également confiance à votre instinct. Au fond de vous, vous savez ce qu’il y a de mieux pour votre enfant.

 

Avoir un enfant qui dort mal est un phénomène mondial. Des recherches ont montré qu’un enfant sur quatre de moins de cinq ans présente des problèmes de sommeil. Cela signifie qu’environ six millions de petits Européens éprouvent des difficultés à dormir, ce qui amène leurs parents à souffrir non seulement d’épuisement physique, mais aussi parfois de fatigue mentale.

 

Lorsqu’il s’agit de problèmes de sommeil, il est important de prendre le temps de bien distinguer les causes des symptômes. Votre but sera de trouver la  cause des problèmes de sommeil, c’est-à-dire pourquoi ils sont apparus. Si vous ne traitiez que les symptômes, l’amélioration ne serait que temporaire car la cause n’aura pas été traitée, ce qui entraînera probablement la réapparition des symptômes.

 

La distinction entre le sommeil normal et un problème de sommeil n’est pas simple à définir. Alors, comment pourriez-vous savoir si les habitudes de sommeil de votre enfant causent des problèmes ? Les raisons les plus courantes sont faciles à reconnaître. Les causes communément recensées sont les suivantes :

 

  • L’enfant souffre d’un problème médical (p. ex. l’apnée obstructive du sommeil, les coliques, l’asthme, les allergies ou l’otite).
  • Elle ne sait pas comment s’endormir seul.
  • Elle ne dort pas assez le jour et/ou la nuit (à lire : De combien de sommeil mon enfant a-t-il besoin ?)
  • La petite est trop fatiguée lorsqu’il va se coucher.
  • Les signes de fatigue et le rythme naturel de l’enfant sont ignorés (à lire: Qu’est-ce qu’une bonne hygiène de sommeil ?).
  • L’enfant se réveille affamé parce qu’elle n’a pas mangé assez pendant la journée.
  • Sa chambre n’est pas propice au sommeil (à lire: Comment agencer la chambre de mon enfant pour un meilleur sommeil ?).
  • L’enfant atteint une étape importante de son développement (p. ex. sentir de l’anxiété face à la séparation, se rouler, se tenir debout, marcher ou apprendre à être propre).
  • L’un des parents ou les deux souffrent de dépression post-partum.
  • Il y a un problème conjugal entre les parents.
  • Il y a des facteurs qui stressent les parents (p. ex. le travail, l’argent ou les nuits blanches).
  • Les parents ont de la difficulté à fixer des limites.

 

Ci-après vous trouverez une liste des symptômes spécifiques avertissant les parents qu’il existe très probablement un problème de sommeil. Ainsi, l’enfant

  • se réveille et pleure une ou plusieurs fois dans la nuit et ne pas réussir à se rendormir en 5 minutes.
  • se met à pleurer dès que les parents sortent de la chambre.
  • refuse de s’endormir sans le soutien ou l’intervention des parents.
  • s’accroche au parent au moment de la séparation.
  • se plaint de ne pas pouvoir s’endormir.
  • s’endort pendant l’allaitement ou avec le biberon.
  • a besoin de plus de 30 minutes pour s’endormir.
  • se réveille trop tôt ou trop tard le matin (avant 6 h 00 ou après 8 h 00).
  • se réveille difficilement pour aller à la crèche ou à l’école.
  • s’endort trop tôt ou trop tard le soir (avant 18 h 00 ou après 20 h 00).
  • se montre moins performant pendant la journée (la capacité d’apprendre ou de se concentrer est anormalement faible).
  • fait preuve d’une fatigue excessive, d’une humeur grincheuse et d’un niveau d’irritation anormal pendant la journée.
  • fait fréquemment l’expérience de terreurs nocturnes, de somnambulisme ou de pipi-au-lit pendant la nuit.
  • ronfle bruyamment, transpire, a un sommeil agité et respire par la bouche (tous des symptômes de l’apnée obstructive du sommeil).

 

Si vous traitez la cause principale des problèmes du sommeil de votre enfant, elle parviendra à mieux dormir la nuit (à condition qu’il n’y ait aucun autre problème comportemental, environnemental ou de santé sous-jacent). La bonne nouvelle, c’est que bon nombre des problèmes de sommeil peuvent être facilement résolus.

 

Si vous estimez que le comportement particulier de votre enfant ne vous gêne pas, aucune mesure ne doit être prise. Cependant, si vous avez le moindre doute, les problèmes de sommeil ne devraient pas rester non résolus. Discutez-en avec votre pédiatre si vous pensez que votre tout-petit présente des difficultés à s’endormir ou à rester endormi, surtout s’il s’agit d’un problème récemment apparu.

 

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Le timing doit être propice pour vous et votre enfant. Les bébés peuvent être prêts pour le coaching du sommeil à partir de six mois, certains même dès quatre mois (18 semaines). Il faut qu’ils soient prêts sur le plan neurologique, physique et mental pour cet apprentissage.

 

Choisissez un moment pour commencer le coaching lorsque vous et votre partenaire êtes certains d’avoir au moins trois semaines pendant lesquelles la routine ne variera pas beaucoup. Évitez donc de coacher lors d’un voyage, d’un déménagement ou si vous changez d’emploi. De plus, pensez à obtenir l’approbation de votre pédiatre avant de commencer le dodo coaching.

 

Comme le succès de l’apprentissage au sommeil dépend principalement de la patience et de la cohérence des parents tout au long du processus, je m’assure toujours qu’ils soient à 100% convaincus par le Projet de Sommeil. Si l’un d’eux n’est pas d’accord avec l’approche, ils ont peu de chances de parvenir à leurs objectifs. Avant de créer un Projet de Sommeil personnalisé, je m’assure également que leurs attentes soient réalistes et réalisables en fonction de l’âge, du tempérament et de la situation familiale de l’enfant.

 

Avant de commencer, je rappelle également aux parents d’être très patients et persévérants. Rome ne s’est pas construite en un jour … En moyenne, il faut 14 jours pour apprendre à un enfant à bien dormir. Le processus peut être plus ou moins long, selon l’âge de l’enfant, le tempérament et le niveau de cohérence des parents.

 

Je recommande de commencer par le Mobilis (qui fait partie de la méthode Dodo Coaching) un vendredi. Les deux jours du week-end laissent aux parents le temps se reposer et n’être quasi occupés que par le dodo coaching. Les premières nuits sont souvent les plus stressantes et fatigantes pour toute la famille. Les challenges et les interruptions du sommeil nocturnes peuvent être nombreux. Le week-end leur donne ainsi l’occasion de récupérer ou de faire une sieste pendant la journée.

 

Une fois que vous avez choisi une date pour commencer le coaching du sommeil, réveillez votre tout-petit à la même heure pendant les quatre ou cinq jours qui précèdent le jour J (de préférence entre 7 h 00 et 7 h 30 du matin). Aussi, assurez-vous qu’elle dorme bien pendant les deux jours précédents, même si vous devez la faire dormir dans la poussette ou la voiture. Pour commencer l’apprentissage au sommeil dans les meilleures conditions, elle doit avoir dormi suffisamment pendant les siestes et ne devrait pas être trop fatiguée. Il serait difficile de demander à votre enfant de changer ses habitudes de sommeil et de sortir de sa zone de confort si elle est grincheuse, frustrée et épuisée.

 

Dans certains cas, le début du coaching doit être reporté. La façon dont votre bébé commence sa journée le premier jour peut influer sur la qualité de son sommeil la première nuit. Si votre bébé semble relativement fatigué et difficile à calmer à l’heure du coucher, pensez à reporter le début du Mobilis.

 

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Êtes-vous à la recherche de la méthode d’apprentissage au sommeil la plus appropriée pour votre enfant ? Voulez-vous apprendre à votre enfant à dormir seul(e)? Si votre réponse est un grand  » OUI !!! « , je vous donne la possibilité de choisir parmi les 7 méthodes les plus populaires permettant de faire cesser les réveils intempestifs au milieu de la nuit et de prolonger les siestes. Certaines méthodes impliquent des pleurs intenses tandis que d’autres sont plus douces et limitent la quantité de larmes versées.

 

Selon le Dr. Jodi Mindell, les enfants qui ont bénéficié d’un apprentissage assisté se sentent plus en sécurité, sont plus prévisibles, moins irritables et pleurent moins qu’avant cette intervention. D’autre part, les enfants qui n’ont jamais vraiment appris à devenir des dormeurs indépendants courent plus de risques de souffrir d’insomnie à long terme. 

 

Comme tous les enfants diffèrent les uns des autres, il n’existe pas une seule méthode qui soit préconisée pour toutes les familles. En effet, il n’existe pas une approche unique qui soit efficace pour tous les enfants. C’est pourquoi je vous présente brièvement chacune des 7 méthodes d’apprentissage au sommeil les plus connues. Je vous laisse ainsi la liberté de choisir celle qui conviendrait le mieux à vous et à votre enfant.

 

Sachez que quelle que soit la méthode que vous choisissez, la patience et la cohérence sont 2 facteurs clés garantissant le succès du processus d’apprentissage. Plusieurs recherches ont démontré que peu importe la méthode de sommeil que vous choisissez, la cohérence est le facteur #1 en matière de succès. 

 

Méthode #1: La méthode Cry-It-Out

 

La méthode Cry-It-Out (soit laisser pleurer, également appelée la technique « CIO ») est assez controversée et chargée d’opinions extrêmes allant de « méthode cruelle » au « seul moyen rapide pour aider Bébé à dormir la nuit ». 

 

Le Dr. Marc Weissbluth, auteur de « Healthy Sleep Habits« , est un fervent défenseur de la possibilité de laisser un bébé pleurer. Il introduit le concept de méthode par l’extinction. Sa mise en place est simple, claire à comprendre mais pas adaptée à tous.

 

Après la routine du coucher, embrassez votre enfant pour lui souhaiter bonne nuit, mettez-la au lit éveillée et quittez la pièce. Le CIO permet d’offrir l’espace nécessaire à votre bébé pour apprendre à s’endormir en votre absence. De cette manière, vous lui donnez la possibilité de trouver le sommeil seule, même si cela implique quelques pleurs. Quels que soient le temps dont elle a besoin pour s’assoupir et l’intensité des pleurs, vous ne devriez pas retourner dans sa chambre avant le lendemain matin.

 

L’idée derrière une telle technique est que si votre enfant s’habitue à ce que vous la berciez ou la réconfortiez pour qu’elle s’endorme, elle ne saura jamais réellement comment se calmer seule pour s’endormir. Lorsqu’elle se réveille au milieu de la nuit – ce qui arrive à tous les enfants ainsi qu’aux adultes après chaque cycle du sommeil – elle finira par avoir peur et vous réclamera au lieu d’essayer de se calmer et de retrouver le sommeil seule. 

 

Bien sûr, pleurer n’est pas l’objectif premier de cette technique d’apprentissage au sommeil. Cependant, les fervents supporters de cette méthode affirment qu’il s’agit généralement d’un symptôme inévitable lorsqu’un enfant apprend à dormir de manière indépendante. Selon ces derniers, le tourment éphémère de quelques larmes est largement justifié par les bienfaits à long terme : un enfant qui trouve le sommeil seul, et des parents qui peuvent profiter des nuits paisibles et reposantes.

 

Les parents qui tolèrent les cris et résistent à la tentation de consoler leur enfant sont fréquemment les témoins de résultats rapides et satisfaisants. Néanmoins, comme toutes les méthodes d’apprentissage au sommeil, le CIO présente des inconvénients. Cette stratégie ne s’adresse certainement pas à tous les parents. Elle s’avère être plutôt efficace pour ceux qui s’efforcent à la mettre en œuvre. En fonction du tempérament de l’enfant, de l’état mental des parents ou de leur sensibilité aux pleurs, cette technique peut se révéler être inappropriée et entraîner le sentiment d’échec parental. Si les parents abandonnent au bout d’une heure et accourent dans la chambre de l’enfant, cela envoie le message à Bébé qu’elle a eu raison de pleurer aussi longtemps. Elle apprend ainsi qu’en pleurant continuellement, elle obtiendra ce qu’elle souhaite. Le lendemain soir, les parents courent le risque que leur enfant pleure (pendant une heure ou plus) jusqu’à ce qu’ils craquent et décident de la consoler.

 

Même après un apprentissage satisfaisant et accompli, les parents affirment que toute source de perturbation (un simple rhume, une phase d’anxiété de séparation ou la poussée de dents) peut ramener un certain chaos nocturne, les forçant à faire face à un tout nouvel épisode de CIO.

 

Les adultes qui s’opposent au CIO affirment que répondre rapidement aux pleurs de Bébé réduit la quantité de pleurs quand il grandit. Silvia Bell et Mary Ainsworth de l’Université John Hopkins ont découvert que les Mamans qui réagissaient rapidement aux plaintes au cours des premiers mois présentait un bébé qui pleurait moins souvent et moins longtemps à l’âge d’un an, comparativement à celles qui avaient tardé à le consoler ou avaient tout simplement ignoré les cris. En fait, un enfant ayant appris à s’endormir seul grâce au CIO comprend qu’il n’obtiendra aucune aide, peu importe l’intensité de ses pleurs.

 

De plus, le fait d’être réconforté et de se sentir en sécurité aide à tisser des liens affectifs. Il a été prouvé que les mères de nourrissons avec un fort lien d’attachement avaient des interactions nocturnes qui étaient généralement plus constantes que celles des nourrissons moins attachés. 

 

Enfin, il est également affirmé par des experts que les pleurs prolongés et sans surveillance pourraient aussi causer des dommages neurologiques et affecter le développement du cerveau des petits

 

Méthode #2: La méthode Ferber

 

Le pédiatre Richard Ferber a développé une technique plus douce par rapport au CIO, connue sous le nom de « méthode Ferber », aussi appelée « la technique de l’attente progressive » ou « la méthode 5-10-15 ». Il s’agit d’apprendre à son enfant à s’auto-apaiser en le laissant pleurer pendant une période de temps prédéterminée avant que ses parents ne reviennent dans la pièce pour le consoler.

 

Le maître de cette technique suggère de déposer Bébé éveillé dans son berceau et de quitter la pièce. S’il commence à pleurer, attendez cinq minutes avant de revenir dans la chambre pour le réconforter. Une fois que vous avez réussi à le calmer, quittez à nouveau la chambre. 

 

Au cas où votre enfant continuerait de pleurer, répétez l’enchaînement et ajoutez à chaque fois cinq minutes d’attente de plus chaque fois avant chacune de vos interventions (attendez donc 10 minutes la deuxième fois, 15 minutes la troisième fois, etc.). 

 

Ces « intervalles plus longs » visent à faire comprendre à votre enfant que vous ne viendrez pas le voir à chaque fois qu’il pleure. L’objectif ultime de cet apprentissage est que l’enfant apprenne à s’endormir sans l’intervention de ses parents.

 

La méthode 5-10-15 n’est pas aussi brutale que le CIO. Ferber est convaincu que si un enfant reçoit tout l’amour et l’attention dont il a besoin pendant la journée, les pleurs ne devraient pas causer de dommages irréversibles. Selon lui, les pleurs sont inévitables pendant l’apprentissage du sommeil, mais ils ne sont pas un but en soi.

 

Les parents doivent toujours tenir compte de leur bien-être émotionnel. Si vous êtes angoissé et vous manquez souvent de sommeil, cela peut affecter votre capacité à assumer votre rôle de coach. Dans le cas où il vous est insupportable d’entendre votre enfant pleurer pendant de longues minutes, il est préférable d’opter pour une méthode plus douce.

 

Méthode #3: La méthode des routines

 

Gina Ford, auteure de « Content Baby Book« , a développé une méthode « lolo, popo, dodo » qui vise à habituer Bébé à dormir à selon un horaire régulier, ce qui l’aide à dormir toute la nuit dès qu’il en est physiquement capable. Ford conseille de suivre des routines claires et structurées d’alimentation et de sommeil qui correspondent aux rythmes naturels du bébé. En suivant une série de 9 routines décrites dans son livre, cette méthode aide à éviter les problèmes qui provoquent des crises de larmes sans fin. Ford n’hésite pas à recommander de laisser Bébé pleurer environ 1 heure par jour pour lui faire comprendre qu’il ne sera pas toujours consolé dès qu’il sanglotte. Elle estime que cela devrait permettre à un tout-petit de dormir toute la nuit dès l’âge de 8 à 10 semaines.

 

 

Méthode #4: La méthode consoler/coucher

 

Tracy Hogg, infirmière et puéricultrice britannique, imagina une méthode se basant sur les rythmes naturels de Bébé pour créer sa routine quotidienne, de le coucher avant qu’il ne soit trop fatigué et de rester dans sa chambre jusqu’à ce qu’il ait trouvé le sommeil (similaire au Mobilis). 

 

Au cas où votre bébé ne s’y oppose pas, vous pouvez quitter la pièce. Si votre enfant commence à pleurer au point que cela vous mette mal à l’aise, Hogg vous recommande d’adopter l’approche du « stop, pause et écoute ».

 

Cependant, si votre bébé ne cesse de s’énerver et semble avoir besoin de votre aide, vous pouvez revenir dans sa chambre et la prendre dans vos bras jusqu’à ce qu’elle se calme (première partie: consoler). Après, vous la remettez au lit (la deuxième partie: coucher) dans un état somnolent mais encore éveillé. Vous pouvez répéter cette approches en deux étapes jusqu’à ce que votre enfant finisse par se calmer et s’endormir.

 

Comme le processus se poursuit jusqu’à ce que votre bébé ne trouve le sommeil, cette méthode d’apprentissage du sommeil exige beaucoup de patience et de calme de la part des parents, ce qui est d’autant plus difficile au milieu de la nuit.

 

Méthode #5: La méthode sans pleurs

 

Elizabeth Pantley fait preuve de clairvoyance et comprend bien que tous les parents ne sont pas capables de laisser Bébé pleurer. Elle propose donc une approche douce, progressive et adaptée aux besoins de Bébé. Elle recommande de la bercer et de la nourrir avant de la coucher. Elle croit également que les techniques similaires au CIO peuvent créer des associations négatives relatives au coucher et au sommeil qui peuvent perdurer toute une vie. Par conséquent, elle conseille vivement aux parents de répondre immédiatement aux pleurs et de tenir un journal de bord permettant de suivre facilement les moments où Bébé mange, dort ou se réveille la nuit.

 

Bien que Pantley affirme proposer une méthode « sans pleurs », une telle approche miraculeuse n’existe malheureusement pas. Aucune technique d’apprentissage au sommeil empêchera votre enfant de pleurer. Une telle garantie n’est donc pas réaliste parce que, même si vous êtes les parents les plus attentionnés du monde, les enfants pleurent.

 

Méthode #6: La méthode du co-dodo

 

Le pédiatre William Sears, auteur du « Baby Sleep Book« , introduit une série de sept pratiques appelées « Baby Bs » : le peau-à-peau à la naissance (Birth bonding), l’allaitement (Breastfeeding), le portage (Baby-wearing), le co-dodo (Bedding close to the baby), la valeur et le sens des pleurs de Bébé (Belief in the baby’s cry), l’équilibre dans la parentalité (Balance and boundaries) et la motricité libre (Beware of baby trainers). Ainsi, Sears encourage le co-dodo, le bercement, l’allaitement, le portage et d’autres formes de proximité physique pendant les premières années de la vie de Bébé. Il affirme que ces pratiques sont d’excellentes manières de nouer des liens avec son enfant, de réduire les pleurs, de créer rapidement des associations positives avec le sommeil et d’adopter des habitudes de sommeil saines à long terme.

 

Pour information, les dernières recommandations de l’Académie américaine pédiatrique déconseille aux parents de dormir avec leur enfant dans le même lit, mais encourage plutôt le partage de chambre. Le co-dodo augmente le risque de syndrome de mort subite du nourrisson (MSN), alors que le partage d’une chambre avec un bébé réduit ce risque de 50 %.

 

Méthode #7: La méthode de la chaise

 

Grâce à la méthode de la chaise (ou du Mobilis), les parents s’efface petit à petit, laissant de l’espace nécessaire à Bébé pour trouver le moyen de se calmer seul. « L’idée est d’être son coach du sommeil, pas sa béquille du sommeil », dit Kim West, une assistante sociale clinique du Maryland, et auteure de « The Sleep Lady’s Good Night Sleep Tight« .

 

La méthode de la chaise est une stratégie extraordinaire et douce pour les parents qui veulent apprendre à leur enfant à dormir de façon autonome. Cette technique consiste à diminuer progressivement le degré de votre présence aux côtés de Bébé.

 

La première nuit de l’apprentissage au sommeil, vous vous asseyez sur une chaise à côté du lit de votre enfant jusqu’à ce qu’il soit profondément endormi. En vous positionnant près de lui, vous pouvez facilement le réconforter et le rassurer en le touchant ou en lui parlant doucement. Chaque fois qu’il se réveille la nuit, vous reviendrez à cette position (après vous êtes assuré que tous ses besoins primaires semblent satisfaits) et lui apporterez le réconfort nécessaire jusqu’à ce qu’il se rendorme.

 

À intervalles réguliers (toutes les 2 ou 3 nuits) et sur une période de deux semaines, vous vous s’éloignera du lit, jusqu’à ce que vous quittiez la chambre pour vous trouver hors du champ de vision du petit. Si vous vous se montrez patient, persévérant et vous maintenez le cap, le Mobilis peut aider votre enfant à faire ses nuits en 14 jours seulement.


La méthode de la chaise présente des résultats très satisfaisants avec des bébés aussi jeunes que quatre mois (c.-à-d. l’âge ajusté de 18 semaines). La technique est également adaptée aux tout-petits et aux enfants de moins de 6 ans. 

 

Si en théorie elle semble être simple à appliquer, elle exige que les parents agissent ensemble de manière cohérente, surtout lorsqu’il y a des obstacles qui rendent le coaching plus difficile à mettre en place.

 

Je peux vous affirmer que la méthode de la chaise a aidé des milliers de parents à avoir une bonne nuit de sommeil et de nombreux enfants à s’endormir paisiblement.

 

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Tous les bébés et les parents sont des individus uniques et différents. Il n’y a pas de solution standard et miraculeuse lorsqu’il s’agit d’identifier la meilleure méthode d’apprentissage pour les familles en manque de sommeil. 

Lorsque vous évaluez les différentes approches de coaching possibles, suivez votre instinct. La meilleure technique est celle adaptée à la fois à votre enfant et à vous-même. En choisissant la méthode d’apprentissage la plus appropriée, il vous sera plus facile d’atteindre les objectifs fixés. Vous devez donc surtout tenir compte du tempérament de votre bébé, de son âge et de votre philosophie parentale.

Rappelez-vous que toutes les méthodes ou techniques d’apprentissage vont engendrer des pleurs (surtout du côté de votre enfant), même celles qui prétendent le contraire! Regardons les choses en face. Ce que vous essayez de réaliser peut être difficile et fatigant. Vous essayez d’enseigner à votre enfant une nouvelle compétence qui aura un grand impact sur la qualité de son sommeil. Cela exigera un peu de travail et de patience de votre part et beaucoup d’effort du côté de Bébé. Une approche incohérente ne vous mènera pas loin et les choses commenceront à devenir extrêmement pénibles. C’est un grand changement pour votre bébé. Alors, faites preuve d’une grande patience pendant l’entraînement du sommeil de votre tout-petit. Le changement peut être incommodant non seulement pour vous, mais aussi pour votre enfant qui a besoin de temps pour se sentir à l’aise.

 

Si vous décidez d’opter pour la méthode de la chaise, je peux vous aider tout au long du processus. Grâce à mon soutien et mes conseils, vous resterez cohérent dans votre approche, vous obtiendrez une réponse à chacune de vos questions et atteindrez vos objectifs fixés. Dans le cas où vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Bien dormir ça s’apprend. Lorsque vous assistez votre bébé pour qu’il dorme toute la nuit, il y a de fortes chances que vous serez confrontés à des larmes et entendrez des sanglots engendrés par la frustration ressentie. Les bébés pleurent, quelle que soit la méthode d’apprentissage choisie. Au début, ils ne savent pas s’endormir sans l’aide des parents mais une progression devrait être observée dans la semaine ou les deux semaines suivant le début de l’apprentissage. 

 

Certaines familles me contactent parce qu’elles ont tenté de mettre en place une méthode mais elles n’ont pas vu de réelles améliorations ou n’ont atteint leurs objectifs. Ces parents ont souvent l’impression d’avoir tout essayé et lu énormement sur le sujet problématique. Ils en arrivent au point où ils sont à court d’idées pour régler les problèmes de sommeil. Ils n’ont peut-être pas pris tous les paramètres en compte ou n’ont pas suivi leur projet de sommeil avec suffisamment de rigueur. Mettre les principes théoriques en pratique peut être un réel défi (surtout la nuit) ! Les parents ne se mettent pas intentionnellement des bâtons dans les roues et ne sont pas toujours à blâmer pour les résultats infructueux.

 

Laissez-moi vous aider à comprendre quels sont les causes ou facteurs principaux qui contribuent à l’échec du coaching au sommeil et comment il est possible de rectifier la situation.

 

1. Problèmes de santé sous-jacents 

 

Lorsqu’un enfant tombe malade, il réveille souvent ses parents pour les avertir qu’il ne se sent pas bien. Il exprime sa douleur et sa détresse, même au milieu de la nuit. Dans le cas particulier d’une otite, la position horizontale la rend encore plus douloureuse. Faites attention aux pleurs de votre enfant (au son et à l’intensité) ainsi qu’à sa température corporelle. Si vous avez des doutes ou si vous détectez des symptômes, consultez immédiatement votre médecin.

De même, les allergies, les reflux et un rhume peuvent perturber temporairement le sommeil de votre enfant.

L’apnée obstructive du sommeil est une autre cause fréquente mais encore trop souvent sous-diagnostiquée. Environ 3% des enfants en souffrent. Pour vérifier si votre bébé souffre d’apnée obstructive du sommeil, répondez aux questions suivantes :

  • Votre enfant ronfle-t-il habituellement ?
  • Son lit est-il mouillé par la transpiration ?
  • Est-ce un dormeur agité ?
  • Votre enfant respire-t-il bruyamment ?

Si la réponse est  » oui  » à chacune des questions mentionnées ci-dessus, parlez-en à votre pédiatre et demandez-lui de regarder ses amygdales et adénoïdes.

La poussée des dents n’entre pas vraiment dans la catégorie des problèmes de santé, mais est plutôt considérée comme une étape incontournable de son développement, et elle peut aussi perturber grandement le sommeil. La poussée peut clairement nuire au sommeil de votre bébé, mais beaucoup moins que ce que vous pourriez anticiper ou croire. En fait, ce n’est que lorsque votre tout-petit montre des signes d’inconfort, de douleur ou est plus grincheux qu’à son habitude pendant la journée que la poussée des dents peut être le facteur perturbateur du sommeil. S’il ne se plaint pas des désagréments liés à la poussée des dents pendant qu’il est éveillé, jetez un coup d’œil aux autres causes énumérées ci-dessous.

 

2. Absence d’accord mutuel

 

Vous et votre conjoint(e) (ou d’autres personnes qui s’occupent de votre enfant) faites probablement preuve d’un esprit d’équipe extraordinaire et, à tour de rôle, mettez votre enfant au lit. Le problème survient lorsque l’un d’entre vous ne respecte pas le Projet de sommeil défini préalablement. Plutôt que de coucher votre bébé somnolent mais éveillé, l’un de vous peut finir par s’endormir à ses côtés. Avant de commencer le coaching du sommeil, assurez-vous que vous êtes tous les deux d’accord sur les points suivants :

  • la (les) façon(s) de laisser votre enfant s’auto-apaiser
  • les activités qui constituent la routine du coucher
  • l’horaire quotidien
  • la durée acceptable de pleurs
  • la personne s’occupant des routines et des réveils nocturnes
  • la méthode d’apprentissage au sommeil (A lire : Quelle est la meilleure méthode d’apprentissage au sommeil ?)

 

Prenez le temps de réfléchir aux sujets mentionnés ci-dessus. Discutez-en ouvertement. Assurez-vous d’être d’accord sur l’approche et les objectifs de l’apprentissage avant de commencer le processus. 

 

3. Incohérence parentale 

 

« Penser est facileAgir est difficileMais agir en accord avec les pensées d’un autre est plus difficile que tout. »  –  Johann Wolfgang Von Goeth

 

L’un des plus grands obstacles à l’efficacité du dodo coaching est l’incohérence. Les psychologues l’appellent « renforcement intermittent ». Selon le behaviorisme (l’étude du comportement), elle est définie comme la remise d’une récompense à intervalles irréguliers. En ce qui concerne le dodo coaching, il existe de nombreux exemples de renforcement intermittent :

  • parfois, vous nourrissez votre bébé pour qu’il se rendorme, et parfois il ne semble pas avoir faim au milieu de la nuit,
  • parfois vous laissez votre bébé pleurer et parfois vous la prenez dans les bras dès que possible pour la consoler.
  • l’un des parents applique les principes de la méthode d’apprentissage douce et l’autre adulte décide d’opter pour une approche plus axée sur l’extinction,
  • parfois, vous vous tenez au projet de sommeil et parfois vous oubliez toute la stratégie parce que vous êtes trop fatigué et vous souhaitez vous rendormir dès que possible,
  • parfois, vous faites du co-dodo après un épisode de pleurs et parfois vous ne le faites pas.

 

Selon Kim West, auteur de « Good Night, Sleep Tight » : « Le renforcement intermittent rend l’apprentissage plus difficile pour votre enfant. Un comportement renforcé par l’incohérente est le type de problème de sommeil le plus difficile à modifier ou à supprimer. Il requiert le plus de temps pour être changé, et cela entraîne souvent encore plus de larmes alors les parents essayent de les éviter le plus possible.

 

La clé pour changer tout comportement, qu’il soit lié au sommeil, au travail ou même à la discipline, est la cohérence. Une étude a démontré que quelle que soit l’approche de dodo coaching que vous choisissiez, il est toujours possible d’obtenir des résultats satisfaisants. La cohérence dans l’application des principes d’une méthode est en réalité le facteur de réussite déterminant.

 

Les parents doivent rester cohérents avec leur enfant afin de lui transmettre le message qu’ils croient ce qu’ils disent. Il peut leur faire confiance. En tant que parent, vous pouvez vous sentir partagé au sujet des règles. Même lorsque vous savez qu’elles sont bonnes pour votre enfant, elles sont parfois difficiles à appliquer lorsque les larmes coulent. Être un parent aimant ne signifie pas accueillir un chaos sans limites. Avec le temps, les enfants apprennent à s’intégrer dans ce monde en observant les valeurs partagées par son entourage. Plus les mots et les actions seront cohérents, plus ils développeront un sentiment de sécurité et de stabilité. Les enfants doivent savoir à quoi s’attendre. Sans cohérence, ils se sentent perdus, peu sûrs d’eux et éprouvent des difficultés à se contrôler.

 

En plus des parents, assurez-vous d’informer les autres personnes qui s’occupent des enfants ainsi que les grands-parents de votre décision de faire du dodo coaching. Toute personne qui s’occupe de votre tout-petit pendant le processus d’apprentissage devra connaître les détails de votre Projet de Sommeil afin de s’y soumettre. 

 

4. État de fatigue excessive 

 

Les bébés peuvent apprendre très tôt à s’auto-apaiser. Après le deuxième mois de sa vie, vous pouvez essayer de le déposer dans son lit dans un état somnolant mais toujours éveillé et ce,  au moins une fois par jour.

 

L’expression « somnolent mais éveillé » fait référence à l’état dans lequel l’enfant est conscient qu’une personne la met au lit et elle s’endort en sachant où elle est. Ce faisant, votre bébé ne paniquera pas une fois réveillé, se demandant : « Comment suis-je arrivé ici !?!?  » 

 

Pour davantage clarifier le concept de « somnolence mais éveillé », imaginez une échelle de 1 à 5, où 1 représente un état bien éveillé et 5 le stade du sommeil profond. Vous voulez coucher votre bébé vers le niveau 3. Il devrait être assez somnolent, mais suffisamment éveillé pour savoir qui et comment il est déposé dans son lit. S’il s’endort trop vite, c’est-à-dire en moins de cinq minutes, il était probablement déjà trop épuisé. Apprenez à voir les signes qui annoncent son état de sommeil naturel parce qu’ils vous en disent plus que votre montre. Cela vous aidera à déterminer sa fenêtre de sommeil naturelle et à comprendre quand son corps vous avertit qu’il est prêt à être couché alors qu’il est encore assez éveillé. C’est en faisant plusieurs tentatives que vous apprendrez à le mettre au lit au moment le plus opportun. Avec de la pratique, vous saurez quand le mettre au lit et lui aura appris comment s’endormir tout seul et en douceur. 

 

5. Manque de patience

 

Pendant de brefs moments d’éveil entre deux cycles du sommeil, les bébés peuvent sembler agités et bruyants. S’ils se mettent à pleurer, nous sommes tentés de nous précipiter et d’essayer frénétiquement toutes sortes d’astuces pour faire cesser les larmes.

 

Pensez à donner à votre bébé le temps et l’espace nécessaires pour se mettre à l’aise et s’apaiser. C’est peut-être le conseil le plus difficile à suivre pour les parents. Dans livre  » Bébé made in France « , Pamela Druckerman, décrit la philosophie parentale française avec le concept de « La Pause ». Le Guardian résume ainsi sa théorie sur La Pause : « Lattente est primordiale : les Français n’adhère pas au principe de la satisfaction immédiate. Cela commence plus ou moins à la naissance. Lorsqu’un bébé français pleure la nuit, les parents entrent, font une pause et l’observent pendant quelques minutes. Ils savent que les habitudes de sommeil des bébés se caractérisent par des mouvements, des bruits et des cycles de sommeil de deux heures (à noter que le cycle de sommeil d’un bébé dure plutôt 50 à 60 minutes), entre lesquels le bébé peut pleurer. Laissé seul, il pourrait « s’apaiser » et se rendormir. Si vous vous précipitez comme un anglophone et consolez immédiatement votre bébé, vous lui apprenez à se réveiller en votre présence. Mais si un bébé français se réveille et pleure avec insistance tout en étant seul, le parent le calmera dans ses bras. Résultat ? Les bébés français font souvent leur nuit à partir de deux mois. Six mois, c’est considéré comme très tard. »

 

Votre bébé peut laisser échapper des bruits et des cris lorsqu’il passe d’un cycle du sommeil à l’autre. Il peut s’agiter ou pleurer avant de parvenir à trouver une position confortable pour s’endormir. Même si vous savez que les besoins de votre bébé sont satisfaits, il peut se sentir un peu frustré lors de l’apprentissage. Dans ce cas, les parents peuvent essayer de se détendre afin d’attendre une minute ou deux avant de se précipiter dans la chambre. Cela donne à Bébé l’occasion d’apprendre à se rendormir seul.

 

Si les pleurs ne s’arrêtent pas, ils peuvent s’approcher du petit, lui parler doucement, lui caresser le dos ou le ventre ou le prendre dans leurs bras s’il semble très contrarié. La plupart du temps, la présence rassurante d’un parent suffit à l’endormir. Le sommeil est une aptitude qui s’acquiert et l’apprentissage d’une nouvelle compétence peut causer une frustration temporaire. 

 

À lire: Qu’est-ce qu’une bonne hygiène du sommeil ?

 

6. Nouvelle association négative

 

Même les parents les mieux intentionnés du monde peuvent prendre des habitudes qui entravent l’apprentissage au sommeil. Ils agissent dans l’urgence afin d’éviter le plus possible les pleurs. Pour les bébés de plus de 6 mois, l’objectif n’est pas de remplacer une association négative du sommeil par une autre, mais de créer des associations positives qui aident les enfants à s’endormir, à rester endormis et à se réveiller heureux. Les associations positives du sommeil peuvent être le pouce, une tétine ou le bruit blanc. 

Les solutions provisoires (ou associations négatives) suivantes permettent d’endormir Bébé rapidement mais se classent dans la catégorie des habitudes difficiles à supprimer:

  • L’allaitement 
  • Le biberon
  • Chanter
  • Garder la radio ou la télévision allumée
  • Être bercé par un parent ou dans un fauteuil inclinable
  • Tenir la main
  • Faire vibrer le siège de Bébé
  • Caresser continuellement son dos/estomac
  • Remettre la tétine dans la bouche plusieurs fois au cours d’une nuit ou d’une sieste
  • Dormir sur la poitrine du parent ou dans ses bras
  • Dormir dans le lit des parents
  • Dormir dans la poussette ou dans le siège d’auto
  • Dormir au sol près du berceau de Bébé

À partir du quatrième mois, évitez toute technique de sommeil qui nécessiterait votre intervention ou votre présence. Cela permet d’éviter qu’elle ne devienne le seul moyen pour endormir Bébé. S’il a tendance à s’endormir dans vos bras après une tétée, réveillez-le en douceur – changer sa couche ou lisez une courte histoire. Cela l’aidera à se réveiller et vous pourrez ainsi le mettre au lit somnolent mais éveillé. Vous lui donnez une chance d’apprendre à s’endormir par lui-même.

 

7. Attentes irréalistes

 

Une autre des principales raisons pour lesquelles les bébés ne dorment pas toute la nuit est que leurs parents sont pas réalistes quant aux habitudes de sommeil des enfants. Aucun bébé ne dort toute la nuit d’un coup de baguette magique. Il n’y a pas de raccourcis ou de moyens mystiques pour atteindre cet objectif. Votre bébé a besoin de temps et de soutien pour apprendre à s’endormir et à rester endormi toute la nuit. Certains nourrissons ont besoin de plus de temps que d’autres; vous devez donc être patient et constant. Sachez que la plupart des bébés sont physiquement capables de dormir toute la nuit entre 4 et 6 mois (A lire : Quand commencer l’apprentissage au sommeil?). Si vous avez des doutes sur les habitudes de sommeil ou les capacités d’apprentissage de votre enfant, parlez-en à votre pédiatre ou appelez-moi.

 

8. Méthode d’apprentissage inadaptée

 

Enfin, vos efforts de dodo coaching peuvent sembler peu fructueux parce que la méthode ne convient pas à votre bébé et/ou à votre philosophie parentale. La meilleure méthode pour vous n’est pas toujours celle qui convient le mieux à votre bébé et vice versa. Posez-vous les questions suivantes pour évaluer la pertinence de la méthode d’apprentissage choisie:

 

  • Votre bébé se calme-t-il quand vous êtes près de lui ? Si oui, vous pouvez opter pour une méthode qui vous permet de rester à ses côtés lorsqu’il s’endort. S’il se calme facilement, vous pouvez choisir de quitter la chambre immédiatement après l’avoir mis au lit somnolent mais éveillé.
  • La méthode est-elle recommandée du point de vue de son tempérament ? Si vous avez un bébé facile à vivre et ayant une grande faculté d’adaptation, l’apprentissage se fera sans trop de tracas, quelle que soit la méthode choisie. Les enfants plus sensibles et alertes peuvent avoir besoin de moins d’intervention parentale, mais de plus de temps pour apprendre à s’auto-apaiser. Ils sont habituellement trop distraits ou trop stimulés par leurs parents qui restent suspendus au-dessus du lit et chuchotent de façon répétitive. 
  • La méthode est-elle recommandée pour son âge ? Les approches plus directes ne conviennent pas aux bébés de moins de 6 mois (c.-à-d. les méthodes du type extinction). Les enfants entre 18 semaines et 6 mois ont besoin d’une transition douce et graduelle pour s’endormir seuls. Pour les enfants plus âgés qui présentent des troubles du sommeil, il est souvent recommandé de faire appel à des approches douces pour éviter d’aggraver l’anxiété de séparation.
  • Quelle est la gravité de ses problèmes de sommeil ? S’ils sont non négligeables, des méthodes plus graduelles sont recommandées (p. ex. le Mobilis ). Si les problèmes de sommeil sont plutôt mineurs et temporaires, une approche plus directe pourrait être efficace.
  • Êtes-vous à l’aise de laisser votre enfant pleurer ? Si c’est le cas, vous pouvez choisir la méthode Cry-It-Out ou la méthode Ferber. Si vous cherchez une méthode plus soft, suivez les recommandations de Pantley ou de Sears.

Choisissez la méthode avec laquelle votre bébé et vous-même serez à l’aise pour garantir la cohérence et l’aboutissement positif du processus d’apprentissage.

 

À lire: Quelle est la meilleure méthode d’apprentissage au sommeil ?

 

Parfois, il y a plus d’une raison qui explique pourquoi l’apprentissage a échoué. Une combinaison de plusieurs facteurs perturbateurs peut conduire à l’échec. Une fois que vous aurez identifié les causes sous-jacentes à ce loupage, il est plus facile de définir les solutions à mettre en place afin de parvenir à vos objectifs.

 

Si vous avez des doutes quant aux habitudes de sommeil de votre enfant, ne les laissez pas sans réponse. Discutez-en avec votre pédiatre si vous pensez que votre tout-petit peine à s’endormir ou à rester endormi, surtout s’il s’agit d’une nouvelle habitude. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi sans plus attendre pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Informations bientôt mises à jour

Le moment est-il venu de décorer la chambre de bébé ? Quel moment excitant dans la vie de (nouveaux) parents ! Concevoir un environnement propice au sommeil vous aide à préparer le terrain et à ne pas garder votre tout-petit éveillé à cause de stimuli qui jouxtent son lit. Il est important de lui apprendre à distinguer les moments d’éveil (temps de jeu et d’alimentation) et les périodes plus calmes (temps de sommeil). Comment pourriez-vous y parvenir ? Pensez à créer un environnement relaxant et apaisant en faisant appel à la plupart des sens de votre bébé : la vue (un espace sombre), l’odorat (l’odeur des parents), le toucher (le co-dodo en toute sécurité ou la douceur d’une couverture/d’un doudou) et l’ouïe (le silence ou le bruit blanc). Beaucoup d’enfants aiment aussi s’endormir lorsqu’ils sont nourris (en utilisant le sens du goût). Cependant, il est recommandé de rompre l’association sommeil-alimentation suffisamment tôt pour éviter les réveils nocturnes ainsi que les caries.

Vous pouvez créer les meilleures conditions pour que votre enfant dorme bien et suffisamment pendant les siestes et la nuit en tenant compte des caractéristiques suivantes :

  • Un espace frais : La température ambiante devrait se situer entre 19 et 20 degrés Celsius toute l’année, car la température du corps chute naturellement pendant le sommeil. Un excès de couches (pyjamas, body, langes, etc.) peut perturber le processus de sommeil et entraîner une surchauffe.

 

  • Un espace sombre : La pièce doit être suffisamment obscure pour que vous ne puissiez pas voir votre main lorsque vous tendez le bras (même pendant les siestes !). Utilisez des rideaux ou des stores pour régler l’obscurité de la pièce. Ils seront particulièrement utiles si votre enfant se lève tôt ou les siestes posent des problèmes.

 

  • Un espace de détente : Les murs devraient être peints dans des couleurs douces, neutres ou pâles. Les couleurs vives sont trop stimulantes et peuvent agiter Bébé. Éloignez également les miroirs de son lit, couvrez ou éteignez toute source de lumière comme un réveil ou une veilleuse (à moins que votre tout-petit ne craigne l’obscurité. Dans ce cas, laissez une faible lumière allumée). Évitez l’utilisation d’un smartphone, d’une télévision ou d’un ordinateur toute la nuit dans la chambre de Bébé, car ce type de lumière nuit à son rythme circadien. En outre, enlevez le mobile suspendu au-dessus de son lit. Cela stimule sa curiosité plutôt que de l’endormir et cela peut être dangereux s’il parvient à le détacher.

 

  • Un espace calme : En plus d’apaiser et de rassurer votre enfant, une machine à bruit blanc aide à bloquer les nuisances perturbatrices qui émanent de l’intérieur et de l’extérieur de votre maison. Utilisez la machine chaque fois que votre petit ange se repose le jour et la nuit. Si la machine est mise en route au moment du coucher, elle doit émettre du son toute la nuit. Malgré leurs nombreux avantages, les machines à bruit blanc n’offrent pas toujours la tranquillité sans risque. En 2014, l’Académie Américaine de Pédiatrie (AAP) a testé 14 machines à bruit blanc. Résultat : elles dépassaient tous la limite de bruit recommandée, fixée à 50 décibels. En plus de l’augmentation des problèmes auditifs, l’étude a révélé que l’utilisation du bruit blanc amplifiait les problèmes de développement du langage et de la parole. En se basant sur les résultats de l’AAP, les pédiatres recommandent que la machine soit placée à au moins 2 mètres du lit de Bébé afin que le bruit ne devienne pas une nuisance ou une source de distraction. Évitez également de faire entendre une musique qui change de hauteur ou de ton, comme les orages ou les vagues océaniques. Si vous utilisez un smartphone ou une tablette, pensez à activer le mode avion.

 

  • Un espace sécurisé : Pensez avant tout comme un minimaliste. Le lit de votre enfant doit être un lieu de repos et non de divertissement. Créez un espace dodo sans superflus et objets encombrants. Retirez les jeux et peluches qui pourraient stimuler sa curiosité. Il est donc préférable de ne pas accrocher un mobile ou des miroirs au-dessus du lit. Enlevez également les oreillers, tours de lit et les couvertures. Craignez-vous que son environnement ne soit pas assez confortable ? Ne vous inquiétez pas, il sera ainsi parfait pour Bébé ! Moins (d’encombrements) équivaut en réalité à plus (de sommeil). De plus, il est préférable de ne pas accrocher un cadre ou une étagère directement au-dessus du lit pour éviter que des objets ne tombent sur lui, ce qui pourrait le blesser ou le réveiller. Enfin, environ 3 500 nourrissons meurent chaque année aux États-Unis de décès liés au sommeil, y compris le syndrome de mort subite du nourrisson (MSN). L’AAP recommande de mettre Bébé au lit sur le dos et sur un matelas ferme. S’il a moins de 8 semaines (ou s’il n’a pas encore commencé à se retourner seul), vous pouvez l’emmailloter pour l’aider à prolonger les dodos.

 

Si votre enfant présente des difficultés à s’endormir ou à rester endormi toute la nuit, parlez-en à votre pédiatre. Si cette personne considère que votre enfant devrait être capable de faire ses nuits ou si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Les parents sont tentés de demander au pédiatre « de combien de sommeil mon enfant a-t-il besoin ? » En règle générale, plus l’enfant est jeune, plus le nombre d’heures de sommeil est important. Cependant, si nous devions faire référence à des chiffres exacts, il n’y a pas de réponse universelle.

 

Face au sommeil, les enfants ne sont pas logés à la même enseigne. Cela signifie qu’il existe des variations au sein d’un même groupe d’âge. Certains peuvent développer leur rythme de sommeil régulier plus tôt dans leur vie que d’autres. Cela s’explique par la dimension génétique unique de l’enfant et par son tempérament distinctif. De plus, la dynamique et les circonstances familiales varient (au fil du temps) et ont un impact sur la quantité et la qualité du sommeil ainsi que sur l’endroit où l’enfant dort.

 

L’horaire de l’enfant qui sera intégré à la routine quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle devrait être celui qui convient le mieux à toute la famille. Plus il est adapté à tous les membres de la famille, plus il sera facile pour les parents de rester cohérents. Ils sont mieux placés pour établir cet horaire que les grands-parents, un pédiatre ou même un spécialiste du sommeil. Les parents peuvent être conseillés et informés quant à l’horaire idéal pour leur enfant. Néanmoins, ils devraient avoir le dernier mot et prendre la décision finale concernant le programme opportun.

 

Selon l’Académie américaine de pédiatrie, si votre bébé suit la routine 80 % du temps, les 20 % restants devraient ne pas poser de problème si vous ajustez son horaire. Il n’est donc pas nécessaire d’être rigide et inflexible en la matière. Cependant, ne prenez pas l’habitude d’ignorer son emploi du temps. Seules quelques écarts exceptionnels par mois sont recommandés.

 

Gardez le même horaire les week-ends et lorsqu’elle (il) est en vadrouille (p. ex. pendant les vacances ou à la garderie). N’oubliez pas de respecter le rythme de votre enfant et de maintenir des habitudes de sommeil normales aussi souvent que possible (à lire : Qu’est-ce qu’une bonne hygiène du sommeil ?). Lorsque vous anticipez un écart de la routine habituelle, assurez-vous que votre enfant se repose suffisamment au cours de la journée ou des deux journées précédentes. Plus elle se sentira reposée, plus elle s’adaptera aux situations extraordinaires qui déséquilibrent son rythme habituel.

 

Ci-dessous, vous trouverez les heures de sommeil optimales par groupe d’âge qui sont recommandées par la Fondation Nationale du Sommeil (National Sleep Foundation). Ce qui importe plus que le nombre d’heures de sommeil, c’est de savoir l’enfant bénéficie de suffisamment de sommeil réparateur pour se sentir reposé et éveillé pendant la journée.

 

Dodo Coaching - De combien de sommeil mon enfant a-t-il besoin?

 

Si vous avez des doutes quant à l’horaire de votre enfant, parlez-en à votre pédiatre. Discutez de sujets spécifiques tels que les routines, comment et quand elle s’endort et tout autre facteur pouvant influencer ses habitudes de sommeil.

 

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

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