Tout d’abord, que signifie réellement « faire ses nuits » ? Dans le domaine du coaching du sommeil, nous nous référons habituellement à un bébé qui dort cinq à six heures d’affilée, sans sentir le besoin d’être nourri ou qui ne pleure pas plus de 5 minutes entre deux cycles du sommeil.

Notez que dormir pendant au moins cinq heures de suite pendant la nuit est également essentiel pour les parents. Il a été prouvé que pouvoir se reposer pendant cet intervalle de temps permet de traiter la dépression post-partum, voire de réduire le risque de subir cette maladie qui touche une mère sur sept.

Pour comprendre si votre tout-petit pourrait dormir toute la nuit, il y a une chose que vous devriez savoir : il existe une différence entre le moment où les bébés sont capables de dormir et celui où ils dorment réellement toute la nuit.

 

À partir de quel âge les bébés sont-ils capables de dormir toute la nuit ?

Les nouveau-nés dorment beaucoup (jusqu’à 18 heures par jour), mais ils dorment pendant de brèves intervalles de temps. Ils se réveillent généralement toutes les deux ou trois heures pour être nourris. L’horloge biologique d’un nouveau-né a besoin de temps pour s’ajuster au monde extérieur avant de pouvoir dormir cinq à six heures sans se réveiller. Les bébés doivent régler leur rythme biologique pour que leur corps régule correctement la température, la sécrétion d’hormones et le cycle alimentaire.

Avant que votre bébé puisse dormir la nuit, elle (ou il) doit avoir franchi plusieurs étapes importantes sur le plan physique et cognitif :

  • Le réflexe de Moro s’est atténué ou a disparu.
  • La confusion jour / nuit a disparu.
  • Elle prend du poids à un rythme régulier.
  • Les tétées/biberons nocturnes ont commencé à diminuer.
  • Elle apprend à se calmer seule (en suçant son pouce, grâce à la tétine ou avec un doudou).

 

À partir de quel âge les bébés dorment-ils réellement toute la nuit ?

Au cours du « quatrième trimestre » (c’est-à-dire lors des trois premiers mois de la vie), les habitudes de sommeil de votre bébé sont plutôt imprévisibles. Ce manque de régularité est complètement normal. Bien que vous puissiez déjà mettre en place de bonnes habitudes de sommeil au cours de cette période, il est plus important de vous concentrer sur l’amour et le soin que vous pouvez lui apporter.

Ayez toujours confiance en votre instinct parental. Si vous entendez votre enfant pleurer, elle vous envoie probablement un message clair (elle a faim, elle s’ennuie ou elle est fatiguée). Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour la calmer et assurez-vous qu’elle soit suffisamment nourrie et reposée tout au long de la journée et de la nuit.

Il peut être dangereux d’ignorer les cris et les pleurs de votre enfant qui vous fait voir les 50 nuances de violet. Étant donné qu’il est fortement déconseillé de laisser un bébé pleurer sans surveillance pendant de longues périodes, prenez-la dans vos bras si elle a besoin de consolation. Plus vous répondez rapidement à ses besoins, plus vite votre enfant se calmera et parviendra à s’endormir. Pendant ces trois premiers mois, vous ne pouvez pas « trop gâter » votre bébé ou créer de mauvaises habitudes de sommeil. Il ne sert à rien de « dodo coacher » votre bébé, il vous suffit de répondre à ses besoins primaires.

Chaque bébé est différent en raison de caractéristiques personnelles telles que le tempérament, la santé, la dynamique familiale et l’environnement du sommeil. En règle générale, les périodes de sommeil nocturnes se rallongent entre l’âge de 10 semaines et six mois.

Vers deux mois (huit semaines), seul un bébé sur quatre est un « bon dormeur », c’est-à-dire qu’il dort au moins cinq ou six heures sans interruption entre 23 h 00 et 8 h 00. À l’âge de quatre mois, ce nombre triple pour atteindre environ 75 %. Selon la National Sleep Foundation, les pauses nocturnes alimentaires ne sont généralement plus nécessaires à partir de six mois, et de nombreux nourrissons de cet âge dorment toute la nuit. 70 % à 80 % y parviennent avant l’âge de neuf mois.

Lorsque votre bébé atteint l’âge 18 semaines (âge corrigé), des habitudes de sommeil plus régulières apparaissent. Cela signifie que votre enfant se rapproche de l’objectif de faire ses nuits (et vous aussi) ! Si votre enfant ne dort pas encore toute la nuit vers l’âge de quatre mois, vous pouvez commencer l’apprentissage au sommeil (À lire : Quelle est la meilleure méthode d’apprentissage au sommeil ?)

Même si votre enfant a commencé à dormir toute la nuit, méfiez-vous des régressions de sommeil ! Les bébés qui ont des poussées de croissance (entre une et trois semaines, entre six et huit semaines, à trois mois et à six mois) ce qui les amènent parfois à être nourris pendant deux ou trois nuits de suite.

 

Si votre bébé ne fait pas encore ses nuits à l’âge de neuf mois, consultez votre pédiatre pour déterminer la cause de son éventuel problème de sommeil (par exemple, le reflux gastro-œsophagien ou l’apnée du sommeil). Si cette personne considère que votre enfant devrait être capable de faire ses nuits ou si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Au moment de sortir de l’hôpital avec votre nouveau-né, beaucoup de questions vous viennent probablement à l’esprit. « Comment vais-je y arriver ? Est-ce que je sais au moins comment je dois m’y prendre ? » Cette remise en question incessante peut être éreintant. Élever un enfant sera probablement l’une des plus merveilleuses aventures qui changera votre vie, mais aussi une des plus difficiles que vous aurez à vivre.

Peu importe à quel point votre bébé est heureux de rencontrer enfin Maman et Papa, le monde à l’extérieur de l’utérus lui semble très différent de ce qu’il a connu pendant 9 mois. Votre bébé a besoin de temps et de compréhension pour s’adapter à sa vie d’ex-utéro, tout comme il vous faut du temps pour prendre vos marques dans ce nouveau rôle parental. Certains bébés pleurent chaque fois qu’ils sont placés dans leur berceau ; d’autres pleurent rarement. Pour la majorité des parents, c’est déchirant d’entendre son bébé se plaindre pendant de longues périodes. Pour moi, une minute remplie de sanglots me semblait durer une éternité. Et vous ? Vous sentez vous comme une personne sans cœur lorsque vous laissez votre enfant pleurnicher quelques instants seul ?

 

Est-ce normal que mon bébé pleure autant?

Au fur et à mesure que la journée passe, vous remarquerez peut-être que votre nouveau-né est de plus en plus agité. Lors des réveils perpétuels qui occupent les adultes toutes les deux heures pendant les premières semaines, réconforter Bébé le plus rapidement et le mieux possible doit être la priorité des parents.

Un bébé sanglote, pleure ou peut parfois sembler inconsolable. Les pleurs sont physiologiquement pluriquotidiens chez le jeune nourrisson. C’est dans sa nature ;  tout comme il est normal pour les parents de se sentir stressés et frustrés face aux yeux baignés de larmes. De la naissance jusqu’à la 6ème – 8ème semaine, les pleurent vont crescendo, pour atteindre leur durée maximum de 2 à 2,5 heures à l’âge de 2 mois. Après le 3ème mois, la durée totale quotidienne baisse à 1 à 1,5 heures pour se maintenir ensuite à ce niveau pour la reste de la première année.

Il y a des nombreux facteurs qui influent sur la fréquence des pleurs dont :

  • l’âge de l’enfant (après 3 mois, plus il est âgé, moins il pleure)
  • le tempérament de l’enfant (plus l’enfant est facile, moins il pleure)
  • le niveau de cohérence parentale (plus il y a de cohérence, moins il pleure)
  • la durée des pleurs (plus vite il est consolé, moins il y a de pleurs)

Sachez que les pleurs sont considérés comme étant excessifs s’ils durent plus de trois heures par jour et plus de trois jours par semaine. Les pleurs excessifs sont parfois requalifiés de « coliques ».

Néanmoins, des pleurs excessifs peuvent également être le symptôme d’un problème qui nécessite un traitement. Si les techniques mentionnées ci-après ne permettent pas de parvenir au résultat escompté, parlez-en à votre pédiatre. Il y a peut-être un problème de santé qui devrait être détecté par un médecin.

 

Comment puis-je consoler mon bébé?

Quand Bébé commence à gémir et à pleurer, la première chose qui vient à l’esprit du parent est : « Comment puis-je faire cesser les pleurs ? » Certaines solutions, comme le bercement ou les caresses, ne mènent parfois qu’à de petites victoires à très court terme.

Il est également facile de faire appel à la solution la plus efficace qui aident les mamans à calmer Bébé presque instantanément…l’allaitement. Les bébés adorent sucer et être près de Maman. Le peau à peau, c’est merveilleux ! Cela dit, ils n’ont peut-être pas faim au départ, mais ils veulent seulement se calmer et s’endormir en tétant. À un moment ou un autre, nous avons tous secrètement souhaité que notre tout-petit soit livré avec un manuel d’instruction détaillé !

1. Le langage universel des bébés

Une mère australienne, Priscilla Dunstan, a décodé le langage universel des bébés. Tous les bébés entre 0 et 3 mois émettent les mêmes sons pour exprimer leurs besoins de base. Dunstan a identifié cinq sons qui correspondent à un de ces besoins :

  1. « Neh » signifie « J’ai faim »
  2. « Owh » signifie « Je suis fatigué »
  3. « Eh » signifie « J’ai besoin de roter »
  4. « Eairh » signifie « J’ai mal du ventre »
  5. « Heh » signifie « Je suis mal à l’aise »

Si vous voulez découvrir comment Dunstan a percé le secret des bébés, regardez son incroyable interview avec Oprah (🎥 vidéo en anglais). Avec un peu d’apprentissage (regarder 🎥 les vidéos en anglais sur le site Web Dunstan Baby) et beaucoup de pratique, les mamans et les papas apprennent à reconnaître ces sons, à répondre rapidement et de manière adéquate aux besoins de Bébé.

Des recherches ont montré que le système Dunstan augmente l’estime de soi des mamans et favorise le sommeil ininterrompu de Bébé et des parents. Dunstan déclare que « lorsque les nourrissons sont heureux et satisfaits ils dorment mieux. Il est beaucoup plus facile de calmer un bébé plutôt fatigué qu’un bébé très éveillé. En écoutant les sons émis et en agissant de manière adéquate, votre bébé se sentira plus détendu et vous aussi. » De leur côté, les papas ont indiqué ressentir moins de stress parental, être plus impliqué dans le rôle parental et vivre leur relation conjugale de manière plus positive.

2. La méthode des 5S

Selon certains, les bébés naissent 3 mois à l’avance. En comparaison avec d’autres mammifères, les mini êtres humains sont immatures à la naissance et nécessitent des soins supplémentaires. À leur sortie de l’utérus, ils ne sont pas tout à fait prêts pour ce monde. Un bébé quitte sa zone de confort après 9 mois parce que son petit cerveau est déjà gros, bien qu’encore immature.

Les experts affirment que les bébés ont besoin de ces trois premiers mois de vie pour donner au cerveau et à leur système nerveux central le temps d’atteindre un certain niveau de maturité. Au cours de ce trimestre, la respiration commence à se réguler, le nourrisson atteint un niveau de contrôle suffisant pour soutenir la tête, il sourit, développe des interactions sociales et commence à s’apaiser seul. Cette période entre la naissance et la fin du troisième mois est une étape unique de la vie, appelée le « 4ème trimestre ».

Selon le Docteur Harvey Karp « tous les bébés naissent avec un bouton ’stop’ pour faire cesser les pleurs. À l’intérieur de l’utérus, ils sont constamment soutenus et bercés, et le bruit ambiant est plus fort que celui émit par un aspirateur. Soudainement, ils naissent et c’est calme et tranquille. » Imaginez l’environnement dans lequel votre bébé grandissait en tant que fœtus. C’était un espace bruyant, chaud, humide, en mouvement et confiné. De plus, il était continuellement nourri par le placenta.

Votre bébé peut se mettre à pleurer même après avoir été nourri et changé. Il peut sembler ne pas parvenir à se calmer. Karp a mis au point une excellente méthode d’apaisement grâce au contact physique: la méthode des « 5 S » (comme cette méthode est d’origine américaine, les termes francophones ne commencent pas tous par la lettre ‘S’).

La méthode de Karp suggère que la meilleure façon d’activer le réflexe apaisant Bébé et de l’endormir est d’imiter les bruits, les mouvements et l’environnement dans l’utérus (🎥 vidéo explicative de Dr. Karp). Les parents pensent généralement que les nouveau-nés ont besoin de tranquillité et de silence, mais c’est tout le contraire!

Pour répondre au mieux aux pleurs, utilisez les 5 techniques suivantes reproduisant les sensations in utero:

  1. Emmailloter (Swaddle) : Enveloppez votre enfant avec les bras bien serrés, les maintenant droits sur le côté, mais en gardant les hanches relâchées et fléchies (👉 article expliquant la technique de l’emmaillotage). Mes enfants adoraient la forme « S » et se calmaient en un rien de temps.
  2. Côté ou estomac (Side or Stomach) : Bien que dormir sur le dos soit le la seule position recommandée par les pédiatres, c’est la pire pour calmer un bébé agité. Tenez votre bébé sur son côté gauche (c’est-à-dire que son côté gauche soit le plus près du sol) ou sur le ventre. Les chercheurs ont constaté que ces deux positions diminuent les désagréments liés au reflux. Cela explique aussi pourquoi les bébés s’endorment en un clin d’œil sur la poitrine de Maman ou de Papa.
  3. Chut (Shush) : L’utérus est loin d’être un endroit silencieux ! Est-ce que vous avez déjà dormi avec un ventilateur en marche ? C’est un peu comparable. Votre bébé ne connait que les bruits entendus dans l’utérus. À l’intérieur, les bébés sont bercés par le bruit du flux sanguin dans le placenta et le gargouillement de l’estomac de Maman. On dit que son intensité est comparable à celui d’un aspirateur ! L’utilisation d’une machine à bruit blanc est la meilleure façon d’imiter ces sons. Les parents peuvent aussi lui chuchoter le son « shhhh » à l’oreille.
  4. Balancement (Swing) – En plus d’être bruyant, l’utérus est aussi un endroit agité. Le Dr. Karp recommande d’effectuer des petits mouvements rapides lorsqu’un nourrisson pleure. Soutenez le cou et la tête, gardez les mouvements petits et bougez de seulement quelques centimètres en avant et en arrière. Ne secouez jamais Bébé.
  5. Sucer (Suck) – Beaucoup de parents découvrent rapidement la magie de la succion. Beaucoup de bébés se calment avec des tétines. Elles ne représentent aucun risque, au contraire, elles réduiraient le risque de mort inattendue du nourrisson (MIN). L’American Academy of Pediatrics (AAP) affirme actuellement que « les tétines ne posent aucun problème d’ordre médical ou psychologique » et peuvent être utilisées en toute sécurité pour satisfaire l’instinct de succion de Bébé.

Même si beaucoup de choses semblent instinctives pour les parents, les 5S exigent un peu de pratique. Si un des « S » ne fonctionne pas, essayez-en un autre (certains bébés n’ont besoin que d’un ou de deux S pour se calmer). Vous pourriez être amené à changer un peu votre technique pour voir ce qui fonctionne pour votre petit. Pensez également à chercher d’autres raisons qui expliqueraient son agitation. Est-ce qu’elle boit trop ou pas assez de lait ? Ses selles sont-elles anormales ? Il peut aussi y avoir une cause médicale qui expliquerait les problèmes tels qu’une intolérance alimentaire et le reflux.

Le Dr. Karp affirme que si les cinq « S » sont correctement mises en application, 98% des bébés se calment, voire s’endorment. Si vous faites partie des autres 2 %, n’hésitez pas à parler à votre pédiatre si le problème persiste.

3. La méthode Hamilton

Une technique d’apaisement moins connue est « The Hold », développée par le pédiatre américain Dr. Robert Hamilton. Regardez sa vidéo Youtube qui a été vues plusieurs millions de fois (🎥 vidéo en anglais).

Sa technique de maintien est simple et consiste en 4 étapes :

  1. Pliez les bras de Bébé sur sa poitrine ;
  2. Maintenez doucement les bras ;
  3. Saisissez la zone de la couche de Bébé ; et
  4. Bercez-le à en le maintenant à 45 degrés.

 

Lisez « Qu’est-ce qu’une bonne hygiène du sommeil » pour savoir comment apprendre aux enfants de plus de 3 mois à se calmer et s’endormir seul.

 

Dois-je laisser mon enfant pleurer seul?

Les pleurs ne sont pas pathologiques ; ils font partie du mode de survie des bébés. Ils pleurent parce qu’ils ont des besoins fondamentaux et n’ont pas d’autres moyens de s’exprimer. Un nourrisson ne pleure jamais pour manipuler parce qu’il ne connaît pas encore ce sentiment. Vous ne prenez pas le risque de le rendre capricieux, manipulateur ou gâté en le tenant dans vos bras dès qu’il se montre agité. Au contraire, les nourrissons ont besoin d’une attention constante pour grandir émotionnellement, physiquement et intellectuellement. Au cours du 4ème trimestre, agissez face aux larmes et faites tout ce qu’il faut pour apaiser votre bébé. Il peut s’agir de changer la couche en chantant doucement une chanson, lui chuchoter à l’oreille ou la prendre dans les bras pour la bercer.

Il y a de nombreux avantages à ne pas laisser votre bébé pleurer :

  • Plus vite vous répondez aux larmes, plus vite elle se calmera et s’endormira.
  • Le fait d’être réconforté et de se sentir en sécurité aide à tisser des liens. Il a été prouvé que les mères ayant créé des liens plus étroits avec leur nourrisson ont eu des interactions nocturnes plus constantes et plus en adéquation avec les attentes de leur petit que celles dont les nourrissons semblent être moins attachés.
  • La faible fréquence des pleurs tout comme les liens affectifs créés protègent Maman et Papa et réduisent leur risque de traverser une période dépression post-partum.
  • Il a été observé que laisser Bébé pleurer sans surveillance et pendant de longues périodes peut affecter le développement de son cerveau.

Pour réconforter votre bébé, répondez à ses pleurs et à ses besoins. Vous pouvez aussi essayer de le divertir. Ce faisant, il saura qu’il est aimé et se sentira en sécurité. De plus, cela l’aidera à devenir un adulte sûr de lui. Dans le cas où vous parvenez à la calmer, remettez-la dans son berceau 5 ou 10 minutes plus tard. En réagissant rapidement, vous maximiserez le temps et la qualité de son sommeil.

 

Comment puis-je gérer les pleurs de mon enfant?

Les premiers mois de la vie d’un bébé ont un impact majeur sur ses parents. Le manque de sommeil peut les pousser à faire des choses qu’ils ne feraient jamais en temps normal. Vous entendez des histoires terrifiantes à propos du syndrome du bébé secoué causé par l’épuisement parental. C’est exactement pourquoi le sommeil est si important quand nous sommes parents. Le manque de sommeil peut également être la cause de problèmes conjugaux, de la dépression post-partum, d’accidents de voiture et de difficultés d’allaitement.

Une étude démontre que 30% des parents divorcés ou séparés déclarent que la raison principale ayant causé leur séparation est le manque de sommeil dû aux nuits entrecoupées par les pleurs de leur enfant. Au moins 5 heures de sommeil non-interrompu sont nécessaires afin de pouvoir se concentrer et d’éviter au mieux la dépression post-partum.

Vous n’êtes pas vous-même sans sommeil. Le sommeil est donc un « must » pour tous les parents ! N’oubliez pas de faire preuve de patience et entourez-vous de personnes pouvant vous apporter leur soutien vous vous sentez dépassé par les événements. Essayez de créer un village autour de vous.

 

Si votre médecin considère que votre enfant est capable de dormir toute la nuit ou si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Chaque parent, quel que soit son style parental ou quoi qu’il advienne de ses enfants, se questionne et doute de soi à un moment ou un autre. Parfois, l’entourage ne leur facilite pas la tâche. Les mamans et papas sont envahis par des conseils non sollicités, infantilisants et moralisateurs. Il n’est donc pas surprenant qu’ils s’inquiètent du rythme et des habitudes de sommeil de leur enfant. « Est-ce qu’elle (il) dort trop ou pas assez ? Quelle devrait être la durée des siestes ? Dois-je la laisser pleurer pour qu’elle s’endorme ? Pourquoi se réveille-t-elle plus souvent la nuit que les autres enfants de son âge ? »

 

Le Dr. Benjamin Spock encourageait les parents en les conseillant de la manière suivante : « Faites-vous confiance, vous en savez plus que vous ne le pensez. »

 

Même si des conseils bienveillants vous sont utiles dans la vie quotidienne avec votre enfant, faites également confiance à votre instinct. Au fond de vous, vous savez ce qu’il y a de mieux pour votre enfant.

 

Avoir un enfant qui dort mal est un phénomène mondial. Des recherches ont montré qu’un enfant sur quatre de moins de cinq ans présente des problèmes de sommeil. Cela signifie qu’environ six millions de petits Européens éprouvent des difficultés à dormir, ce qui amène leurs parents à souffrir non seulement d’épuisement physique, mais aussi parfois de fatigue mentale.

 

Lorsqu’il s’agit de problèmes de sommeil, il est important de prendre le temps de bien distinguer les causes des symptômes. Votre but sera de trouver la  cause des problèmes de sommeil, c’est-à-dire pourquoi ils sont apparus. Si vous ne traitiez que les symptômes, l’amélioration ne serait que temporaire car la cause n’aura pas été traitée, ce qui entraînera probablement la réapparition des symptômes.

 

La distinction entre le sommeil normal et un problème de sommeil n’est pas simple à définir. Alors, comment pourriez-vous savoir si les habitudes de sommeil de votre enfant causent des problèmes ? Les raisons les plus courantes sont faciles à reconnaître. Les causes communément recensées sont les suivantes :

 

  • L’enfant souffre d’un problème médical (p. ex. l’apnée obstructive du sommeil, les coliques, l’asthme, les allergies ou l’otite).
  • Elle ne sait pas comment s’endormir seul.
  • Elle ne dort pas assez le jour et/ou la nuit (à lire : De combien de sommeil mon enfant a-t-il besoin ?)
  • La petite est trop fatiguée lorsqu’il va se coucher.
  • Les signes de fatigue et le rythme naturel de l’enfant sont ignorés (à lire: Qu’est-ce qu’une bonne hygiène de sommeil ?).
  • L’enfant se réveille affamé parce qu’elle n’a pas mangé assez pendant la journée.
  • Sa chambre n’est pas propice au sommeil (à lire: Comment agencer la chambre de mon enfant pour un meilleur sommeil ?).
  • L’enfant atteint une étape importante de son développement (p. ex. sentir de l’anxiété face à la séparation, se rouler, se tenir debout, marcher ou apprendre à être propre).
  • L’un des parents ou les deux souffrent de dépression post-partum.
  • Il y a un problème conjugal entre les parents.
  • Il y a des facteurs qui stressent les parents (p. ex. le travail, l’argent ou les nuits blanches).
  • Les parents ont de la difficulté à fixer des limites.

 

Ci-après vous trouverez une liste des symptômes spécifiques avertissant les parents qu’il existe très probablement un problème de sommeil. Ainsi, l’enfant

  • se réveille et pleure une ou plusieurs fois dans la nuit et ne pas réussir à se rendormir en 5 minutes.
  • se met à pleurer dès que les parents sortent de la chambre.
  • refuse de s’endormir sans le soutien ou l’intervention des parents.
  • s’accroche au parent au moment de la séparation.
  • se plaint de ne pas pouvoir s’endormir.
  • s’endort pendant l’allaitement ou avec le biberon.
  • a besoin de plus de 30 minutes pour s’endormir.
  • se réveille trop tôt ou trop tard le matin (avant 6 h 00 ou après 8 h 00).
  • se réveille difficilement pour aller à la crèche ou à l’école.
  • s’endort trop tôt ou trop tard le soir (avant 18 h 00 ou après 20 h 00).
  • se montre moins performant pendant la journée (la capacité d’apprendre ou de se concentrer est anormalement faible).
  • fait preuve d’une fatigue excessive, d’une humeur grincheuse et d’un niveau d’irritation anormal pendant la journée.
  • fait fréquemment l’expérience de terreurs nocturnes, de somnambulisme ou de pipi-au-lit pendant la nuit.
  • ronfle bruyamment, transpire, a un sommeil agité et respire par la bouche (tous des symptômes de l’apnée obstructive du sommeil).

 

Si vous traitez la cause principale des problèmes du sommeil de votre enfant, elle parviendra à mieux dormir la nuit (à condition qu’il n’y ait aucun autre problème comportemental, environnemental ou de santé sous-jacent). La bonne nouvelle, c’est que bon nombre des problèmes de sommeil peuvent être facilement résolus.

 

Si vous estimez que le comportement particulier de votre enfant ne vous gêne pas, aucune mesure ne doit être prise. Cependant, si vous avez le moindre doute, les problèmes de sommeil ne devraient pas rester non résolus. Discutez-en avec votre pédiatre si vous pensez que votre tout-petit présente des difficultés à s’endormir ou à rester endormi, surtout s’il s’agit d’un problème récemment apparu.

 

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Le timing doit être propice pour vous et votre enfant. Les bébés peuvent être prêts pour le coaching du sommeil à partir de six mois, certains même dès quatre mois (18 semaines). Il faut qu’ils soient prêts sur le plan neurologique, physique et mental pour cet apprentissage.

 

Choisissez un moment pour commencer le coaching lorsque vous et votre partenaire êtes certains d’avoir au moins trois semaines pendant lesquelles la routine ne variera pas beaucoup. Évitez donc de coacher lors d’un voyage, d’un déménagement ou si vous changez d’emploi. De plus, pensez à obtenir l’approbation de votre pédiatre avant de commencer le dodo coaching.

 

Comme le succès de l’apprentissage au sommeil dépend principalement de la patience et de la cohérence des parents tout au long du processus, je m’assure toujours qu’ils soient à 100% convaincus par le Projet de Sommeil. Si l’un d’eux n’est pas d’accord avec l’approche, ils ont peu de chances de parvenir à leurs objectifs. Avant de créer un Projet de Sommeil personnalisé, je m’assure également que leurs attentes soient réalistes et réalisables en fonction de l’âge, du tempérament et de la situation familiale de l’enfant.

 

Avant de commencer, je rappelle également aux parents d’être très patients et persévérants. Rome ne s’est pas construite en un jour … En moyenne, il faut 14 jours pour apprendre à un enfant à bien dormir. Le processus peut être plus ou moins long, selon l’âge de l’enfant, le tempérament et le niveau de cohérence des parents.

 

Je recommande de commencer par le Mobilis (qui fait partie de la méthode Dodo Coaching) un vendredi. Les deux jours du week-end laissent aux parents le temps se reposer et n’être quasi occupés que par le dodo coaching. Les premières nuits sont souvent les plus stressantes et fatigantes pour toute la famille. Les challenges et les interruptions du sommeil nocturnes peuvent être nombreux. Le week-end leur donne ainsi l’occasion de récupérer ou de faire une sieste pendant la journée.

 

Une fois que vous avez choisi une date pour commencer le coaching du sommeil, réveillez votre tout-petit à la même heure pendant les quatre ou cinq jours qui précèdent le jour J (de préférence entre 7 h 00 et 7 h 30 du matin). Aussi, assurez-vous qu’elle dorme bien pendant les deux jours précédents, même si vous devez la faire dormir dans la poussette ou la voiture. Pour commencer l’apprentissage au sommeil dans les meilleures conditions, elle doit avoir dormi suffisamment pendant les siestes et ne devrait pas être trop fatiguée. Il serait difficile de demander à votre enfant de changer ses habitudes de sommeil et de sortir de sa zone de confort si elle est grincheuse, frustrée et épuisée.

 

Dans certains cas, le début du coaching doit être reporté. La façon dont votre bébé commence sa journée le premier jour peut influer sur la qualité de son sommeil la première nuit. Si votre bébé semble relativement fatigué et difficile à calmer à l’heure du coucher, pensez à reporter le début du Mobilis.

 

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Êtes-vous à la recherche de la méthode d’apprentissage au sommeil la plus appropriée pour votre enfant ? Voulez-vous apprendre à votre enfant à dormir seul(e)? Si votre réponse est un grand  » OUI !!! « , je vous donne la possibilité de choisir parmi les 7 méthodes les plus populaires permettant de faire cesser les réveils intempestifs au milieu de la nuit et de prolonger les siestes. Certaines méthodes impliquent des pleurs intenses tandis que d’autres sont plus douces et limitent la quantité de larmes versées.

 

Selon le Dr. Jodi Mindell, les enfants qui ont bénéficié d’un apprentissage assisté se sentent plus en sécurité, sont plus prévisibles, moins irritables et pleurent moins qu’avant cette intervention. D’autre part, les enfants qui n’ont jamais vraiment appris à devenir des dormeurs indépendants courent plus de risques de souffrir d’insomnie à long terme. 

 

Comme tous les enfants diffèrent les uns des autres, il n’existe pas une seule méthode qui soit préconisée pour toutes les familles. En effet, il n’existe pas une approche unique qui soit efficace pour tous les enfants. C’est pourquoi je vous présente brièvement chacune des 7 méthodes d’apprentissage au sommeil les plus connues. Je vous laisse ainsi la liberté de choisir celle qui conviendrait le mieux à vous et à votre enfant.

 

Sachez que quelle que soit la méthode que vous choisissez, la patience et la cohérence sont 2 facteurs clés garantissant le succès du processus d’apprentissage. Plusieurs recherches ont démontré que peu importe la méthode de sommeil que vous choisissez, la cohérence est le facteur #1 en matière de succès. 

 

Méthode #1: La méthode Cry-It-Out

 

La méthode Cry-It-Out (soit laisser pleurer, également appelée la technique « CIO ») est assez controversée et chargée d’opinions extrêmes allant de « méthode cruelle » au « seul moyen rapide pour aider Bébé à dormir la nuit ». 

 

Le Dr. Marc Weissbluth, auteur de « Healthy Sleep Habits« , est un fervent défenseur de la possibilité de laisser un bébé pleurer. Il introduit le concept de méthode par l’extinction. Sa mise en place est simple, claire à comprendre mais pas adaptée à tous.

 

Après la routine du coucher, embrassez votre enfant pour lui souhaiter bonne nuit, mettez-la au lit éveillée et quittez la pièce. Le CIO permet d’offrir l’espace nécessaire à votre bébé pour apprendre à s’endormir en votre absence. De cette manière, vous lui donnez la possibilité de trouver le sommeil seule, même si cela implique quelques pleurs. Quels que soient le temps dont elle a besoin pour s’assoupir et l’intensité des pleurs, vous ne devriez pas retourner dans sa chambre avant le lendemain matin.

 

L’idée derrière une telle technique est que si votre enfant s’habitue à ce que vous la berciez ou la réconfortiez pour qu’elle s’endorme, elle ne saura jamais réellement comment se calmer seule pour s’endormir. Lorsqu’elle se réveille au milieu de la nuit – ce qui arrive à tous les enfants ainsi qu’aux adultes après chaque cycle du sommeil – elle finira par avoir peur et vous réclamera au lieu d’essayer de se calmer et de retrouver le sommeil seule. 

 

Bien sûr, pleurer n’est pas l’objectif premier de cette technique d’apprentissage au sommeil. Cependant, les fervents supporters de cette méthode affirment qu’il s’agit généralement d’un symptôme inévitable lorsqu’un enfant apprend à dormir de manière indépendante. Selon ces derniers, le tourment éphémère de quelques larmes est largement justifié par les bienfaits à long terme : un enfant qui trouve le sommeil seul, et des parents qui peuvent profiter des nuits paisibles et reposantes.

 

Les parents qui tolèrent les cris et résistent à la tentation de consoler leur enfant sont fréquemment les témoins de résultats rapides et satisfaisants. Néanmoins, comme toutes les méthodes d’apprentissage au sommeil, le CIO présente des inconvénients. Cette stratégie ne s’adresse certainement pas à tous les parents. Elle s’avère être plutôt efficace pour ceux qui s’efforcent à la mettre en œuvre. En fonction du tempérament de l’enfant, de l’état mental des parents ou de leur sensibilité aux pleurs, cette technique peut se révéler être inappropriée et entraîner le sentiment d’échec parental. Si les parents abandonnent au bout d’une heure et accourent dans la chambre de l’enfant, cela envoie le message à Bébé qu’elle a eu raison de pleurer aussi longtemps. Elle apprend ainsi qu’en pleurant continuellement, elle obtiendra ce qu’elle souhaite. Le lendemain soir, les parents courent le risque que leur enfant pleure (pendant une heure ou plus) jusqu’à ce qu’ils craquent et décident de la consoler.

 

Même après un apprentissage satisfaisant et accompli, les parents affirment que toute source de perturbation (un simple rhume, une phase d’anxiété de séparation ou la poussée de dents) peut ramener un certain chaos nocturne, les forçant à faire face à un tout nouvel épisode de CIO.

 

Les adultes qui s’opposent au CIO affirment que répondre rapidement aux pleurs de Bébé réduit la quantité de pleurs quand il grandit. Silvia Bell et Mary Ainsworth de l’Université John Hopkins ont découvert que les Mamans qui réagissaient rapidement aux plaintes au cours des premiers mois présentait un bébé qui pleurait moins souvent et moins longtemps à l’âge d’un an, comparativement à celles qui avaient tardé à le consoler ou avaient tout simplement ignoré les cris. En fait, un enfant ayant appris à s’endormir seul grâce au CIO comprend qu’il n’obtiendra aucune aide, peu importe l’intensité de ses pleurs.

 

De plus, le fait d’être réconforté et de se sentir en sécurité aide à tisser des liens affectifs. Il a été prouvé que les mères de nourrissons avec un fort lien d’attachement avaient des interactions nocturnes qui étaient généralement plus constantes que celles des nourrissons moins attachés. 

 

Enfin, il est également affirmé par des experts que les pleurs prolongés et sans surveillance pourraient aussi causer des dommages neurologiques et affecter le développement du cerveau des petits

 

Méthode #2: La méthode Ferber

 

Le pédiatre Richard Ferber a développé une technique plus douce par rapport au CIO, connue sous le nom de « méthode Ferber », aussi appelée « la technique de l’attente progressive » ou « la méthode 5-10-15 ». Il s’agit d’apprendre à son enfant à s’auto-apaiser en le laissant pleurer pendant une période de temps prédéterminée avant que ses parents ne reviennent dans la pièce pour le consoler.

 

Le maître de cette technique suggère de déposer Bébé éveillé dans son berceau et de quitter la pièce. S’il commence à pleurer, attendez cinq minutes avant de revenir dans la chambre pour le réconforter. Une fois que vous avez réussi à le calmer, quittez à nouveau la chambre. 

 

Au cas où votre enfant continuerait de pleurer, répétez l’enchaînement et ajoutez à chaque fois cinq minutes d’attente de plus chaque fois avant chacune de vos interventions (attendez donc 10 minutes la deuxième fois, 15 minutes la troisième fois, etc.). 

 

Ces « intervalles plus longs » visent à faire comprendre à votre enfant que vous ne viendrez pas le voir à chaque fois qu’il pleure. L’objectif ultime de cet apprentissage est que l’enfant apprenne à s’endormir sans l’intervention de ses parents.

 

La méthode 5-10-15 n’est pas aussi brutale que le CIO. Ferber est convaincu que si un enfant reçoit tout l’amour et l’attention dont il a besoin pendant la journée, les pleurs ne devraient pas causer de dommages irréversibles. Selon lui, les pleurs sont inévitables pendant l’apprentissage du sommeil, mais ils ne sont pas un but en soi.

 

Les parents doivent toujours tenir compte de leur bien-être émotionnel. Si vous êtes angoissé et vous manquez souvent de sommeil, cela peut affecter votre capacité à assumer votre rôle de coach. Dans le cas où il vous est insupportable d’entendre votre enfant pleurer pendant de longues minutes, il est préférable d’opter pour une méthode plus douce.

 

Méthode #3: La méthode des routines

 

Gina Ford, auteure de « Content Baby Book« , a développé une méthode « lolo, popo, dodo » qui vise à habituer Bébé à dormir à selon un horaire régulier, ce qui l’aide à dormir toute la nuit dès qu’il en est physiquement capable. Ford conseille de suivre des routines claires et structurées d’alimentation et de sommeil qui correspondent aux rythmes naturels du bébé. En suivant une série de 9 routines décrites dans son livre, cette méthode aide à éviter les problèmes qui provoquent des crises de larmes sans fin. Ford n’hésite pas à recommander de laisser Bébé pleurer environ 1 heure par jour pour lui faire comprendre qu’il ne sera pas toujours consolé dès qu’il sanglotte. Elle estime que cela devrait permettre à un tout-petit de dormir toute la nuit dès l’âge de 8 à 10 semaines.

 

 

Méthode #4: La méthode consoler/coucher

 

Tracy Hogg, infirmière et puéricultrice britannique, imagina une méthode se basant sur les rythmes naturels de Bébé pour créer sa routine quotidienne, de le coucher avant qu’il ne soit trop fatigué et de rester dans sa chambre jusqu’à ce qu’il ait trouvé le sommeil (similaire au Mobilis). 

 

Au cas où votre bébé ne s’y oppose pas, vous pouvez quitter la pièce. Si votre enfant commence à pleurer au point que cela vous mette mal à l’aise, Hogg vous recommande d’adopter l’approche du « stop, pause et écoute ».

 

Cependant, si votre bébé ne cesse de s’énerver et semble avoir besoin de votre aide, vous pouvez revenir dans sa chambre et la prendre dans vos bras jusqu’à ce qu’elle se calme (première partie: consoler). Après, vous la remettez au lit (la deuxième partie: coucher) dans un état somnolent mais encore éveillé. Vous pouvez répéter cette approches en deux étapes jusqu’à ce que votre enfant finisse par se calmer et s’endormir.

 

Comme le processus se poursuit jusqu’à ce que votre bébé ne trouve le sommeil, cette méthode d’apprentissage du sommeil exige beaucoup de patience et de calme de la part des parents, ce qui est d’autant plus difficile au milieu de la nuit.

 

Méthode #5: La méthode sans pleurs

 

Elizabeth Pantley fait preuve de clairvoyance et comprend bien que tous les parents ne sont pas capables de laisser Bébé pleurer. Elle propose donc une approche douce, progressive et adaptée aux besoins de Bébé. Elle recommande de la bercer et de la nourrir avant de la coucher. Elle croit également que les techniques similaires au CIO peuvent créer des associations négatives relatives au coucher et au sommeil qui peuvent perdurer toute une vie. Par conséquent, elle conseille vivement aux parents de répondre immédiatement aux pleurs et de tenir un journal de bord permettant de suivre facilement les moments où Bébé mange, dort ou se réveille la nuit.

 

Bien que Pantley affirme proposer une méthode « sans pleurs », une telle approche miraculeuse n’existe malheureusement pas. Aucune technique d’apprentissage au sommeil empêchera votre enfant de pleurer. Une telle garantie n’est donc pas réaliste parce que, même si vous êtes les parents les plus attentionnés du monde, les enfants pleurent.

 

Méthode #6: La méthode du co-dodo

 

Le pédiatre William Sears, auteur du « Baby Sleep Book« , introduit une série de sept pratiques appelées « Baby Bs » : le peau-à-peau à la naissance (Birth bonding), l’allaitement (Breastfeeding), le portage (Baby-wearing), le co-dodo (Bedding close to the baby), la valeur et le sens des pleurs de Bébé (Belief in the baby’s cry), l’équilibre dans la parentalité (Balance and boundaries) et la motricité libre (Beware of baby trainers). Ainsi, Sears encourage le co-dodo, le bercement, l’allaitement, le portage et d’autres formes de proximité physique pendant les premières années de la vie de Bébé. Il affirme que ces pratiques sont d’excellentes manières de nouer des liens avec son enfant, de réduire les pleurs, de créer rapidement des associations positives avec le sommeil et d’adopter des habitudes de sommeil saines à long terme.

 

Pour information, les dernières recommandations de l’Académie américaine pédiatrique déconseille aux parents de dormir avec leur enfant dans le même lit, mais encourage plutôt le partage de chambre. Le co-dodo augmente le risque de syndrome de mort subite du nourrisson (MSN), alors que le partage d’une chambre avec un bébé réduit ce risque de 50 %.

 

Méthode #7: La méthode de la chaise

 

Grâce à la méthode de la chaise (ou du Mobilis), les parents s’efface petit à petit, laissant de l’espace nécessaire à Bébé pour trouver le moyen de se calmer seul. « L’idée est d’être son coach du sommeil, pas sa béquille du sommeil », dit Kim West, une assistante sociale clinique du Maryland, et auteure de « The Sleep Lady’s Good Night Sleep Tight« .

 

La méthode de la chaise est une stratégie extraordinaire et douce pour les parents qui veulent apprendre à leur enfant à dormir de façon autonome. Cette technique consiste à diminuer progressivement le degré de votre présence aux côtés de Bébé.

 

La première nuit de l’apprentissage au sommeil, vous vous asseyez sur une chaise à côté du lit de votre enfant jusqu’à ce qu’il soit profondément endormi. En vous positionnant près de lui, vous pouvez facilement le réconforter et le rassurer en le touchant ou en lui parlant doucement. Chaque fois qu’il se réveille la nuit, vous reviendrez à cette position (après vous êtes assuré que tous ses besoins primaires semblent satisfaits) et lui apporterez le réconfort nécessaire jusqu’à ce qu’il se rendorme.

 

À intervalles réguliers (toutes les 2 ou 3 nuits) et sur une période de deux semaines, vous vous s’éloignera du lit, jusqu’à ce que vous quittiez la chambre pour vous trouver hors du champ de vision du petit. Si vous vous se montrez patient, persévérant et vous maintenez le cap, le Mobilis peut aider votre enfant à faire ses nuits en 14 jours seulement.


La méthode de la chaise présente des résultats très satisfaisants avec des bébés aussi jeunes que quatre mois (c.-à-d. l’âge ajusté de 18 semaines). La technique est également adaptée aux tout-petits et aux enfants de moins de 6 ans. 

 

Si en théorie elle semble être simple à appliquer, elle exige que les parents agissent ensemble de manière cohérente, surtout lorsqu’il y a des obstacles qui rendent le coaching plus difficile à mettre en place.

 

Je peux vous affirmer que la méthode de la chaise a aidé des milliers de parents à avoir une bonne nuit de sommeil et de nombreux enfants à s’endormir paisiblement.

 

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Tous les bébés et les parents sont des individus uniques et différents. Il n’y a pas de solution standard et miraculeuse lorsqu’il s’agit d’identifier la meilleure méthode d’apprentissage pour les familles en manque de sommeil. 

Lorsque vous évaluez les différentes approches de coaching possibles, suivez votre instinct. La meilleure technique est celle adaptée à la fois à votre enfant et à vous-même. En choisissant la méthode d’apprentissage la plus appropriée, il vous sera plus facile d’atteindre les objectifs fixés. Vous devez donc surtout tenir compte du tempérament de votre bébé, de son âge et de votre philosophie parentale.

Rappelez-vous que toutes les méthodes ou techniques d’apprentissage vont engendrer des pleurs (surtout du côté de votre enfant), même celles qui prétendent le contraire! Regardons les choses en face. Ce que vous essayez de réaliser peut être difficile et fatigant. Vous essayez d’enseigner à votre enfant une nouvelle compétence qui aura un grand impact sur la qualité de son sommeil. Cela exigera un peu de travail et de patience de votre part et beaucoup d’effort du côté de Bébé. Une approche incohérente ne vous mènera pas loin et les choses commenceront à devenir extrêmement pénibles. C’est un grand changement pour votre bébé. Alors, faites preuve d’une grande patience pendant l’entraînement du sommeil de votre tout-petit. Le changement peut être incommodant non seulement pour vous, mais aussi pour votre enfant qui a besoin de temps pour se sentir à l’aise.

 

Si vous décidez d’opter pour la méthode de la chaise, je peux vous aider tout au long du processus. Grâce à mon soutien et mes conseils, vous resterez cohérent dans votre approche, vous obtiendrez une réponse à chacune de vos questions et atteindrez vos objectifs fixés. Dans le cas où vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Bien dormir ça s’apprend. Lorsque vous assistez votre bébé pour qu’il dorme toute la nuit, il y a de fortes chances que vous serez confrontés à des larmes et entendrez des sanglots engendrés par la frustration ressentie. Les bébés pleurent, quelle que soit la méthode d’apprentissage choisie. Au début, ils ne savent pas s’endormir sans l’aide des parents mais une progression devrait être observée dans la semaine ou les deux semaines suivant le début de l’apprentissage. 

 

Certaines familles me contactent parce qu’elles ont tenté de mettre en place une méthode mais elles n’ont pas vu de réelles améliorations ou n’ont atteint leurs objectifs. Ces parents ont souvent l’impression d’avoir tout essayé et lu énormement sur le sujet problématique. Ils en arrivent au point où ils sont à court d’idées pour régler les problèmes de sommeil. Ils n’ont peut-être pas pris tous les paramètres en compte ou n’ont pas suivi leur projet de sommeil avec suffisamment de rigueur. Mettre les principes théoriques en pratique peut être un réel défi (surtout la nuit) ! Les parents ne se mettent pas intentionnellement des bâtons dans les roues et ne sont pas toujours à blâmer pour les résultats infructueux.

 

Laissez-moi vous aider à comprendre quels sont les causes ou facteurs principaux qui contribuent à l’échec du coaching au sommeil et comment il est possible de rectifier la situation.

 

1. Problèmes de santé sous-jacents 

 

Lorsqu’un enfant tombe malade, il réveille souvent ses parents pour les avertir qu’il ne se sent pas bien. Il exprime sa douleur et sa détresse, même au milieu de la nuit. Dans le cas particulier d’une otite, la position horizontale la rend encore plus douloureuse. Faites attention aux pleurs de votre enfant (au son et à l’intensité) ainsi qu’à sa température corporelle. Si vous avez des doutes ou si vous détectez des symptômes, consultez immédiatement votre médecin.

De même, les allergies, les reflux et un rhume peuvent perturber temporairement le sommeil de votre enfant.

L’apnée obstructive du sommeil est une autre cause fréquente mais encore trop souvent sous-diagnostiquée. Environ 3% des enfants en souffrent. Pour vérifier si votre bébé souffre d’apnée obstructive du sommeil, répondez aux questions suivantes :

  • Votre enfant ronfle-t-il habituellement ?
  • Son lit est-il mouillé par la transpiration ?
  • Est-ce un dormeur agité ?
  • Votre enfant respire-t-il bruyamment ?

Si la réponse est  » oui  » à chacune des questions mentionnées ci-dessus, parlez-en à votre pédiatre et demandez-lui de regarder ses amygdales et adénoïdes.

La poussée des dents n’entre pas vraiment dans la catégorie des problèmes de santé, mais est plutôt considérée comme une étape incontournable de son développement, et elle peut aussi perturber grandement le sommeil. La poussée peut clairement nuire au sommeil de votre bébé, mais beaucoup moins que ce que vous pourriez anticiper ou croire. En fait, ce n’est que lorsque votre tout-petit montre des signes d’inconfort, de douleur ou est plus grincheux qu’à son habitude pendant la journée que la poussée des dents peut être le facteur perturbateur du sommeil. S’il ne se plaint pas des désagréments liés à la poussée des dents pendant qu’il est éveillé, jetez un coup d’œil aux autres causes énumérées ci-dessous.

 

2. Absence d’accord mutuel

 

Vous et votre conjoint(e) (ou d’autres personnes qui s’occupent de votre enfant) faites probablement preuve d’un esprit d’équipe extraordinaire et, à tour de rôle, mettez votre enfant au lit. Le problème survient lorsque l’un d’entre vous ne respecte pas le Projet de sommeil défini préalablement. Plutôt que de coucher votre bébé somnolent mais éveillé, l’un de vous peut finir par s’endormir à ses côtés. Avant de commencer le coaching du sommeil, assurez-vous que vous êtes tous les deux d’accord sur les points suivants :

  • la (les) façon(s) de laisser votre enfant s’auto-apaiser
  • les activités qui constituent la routine du coucher
  • l’horaire quotidien
  • la durée acceptable de pleurs
  • la personne s’occupant des routines et des réveils nocturnes
  • la méthode d’apprentissage au sommeil (A lire : Quelle est la meilleure méthode d’apprentissage au sommeil ?)

 

Prenez le temps de réfléchir aux sujets mentionnés ci-dessus. Discutez-en ouvertement. Assurez-vous d’être d’accord sur l’approche et les objectifs de l’apprentissage avant de commencer le processus. 

 

3. Incohérence parentale 

 

« Penser est facileAgir est difficileMais agir en accord avec les pensées d’un autre est plus difficile que tout. »  –  Johann Wolfgang Von Goeth

 

L’un des plus grands obstacles à l’efficacité du dodo coaching est l’incohérence. Les psychologues l’appellent « renforcement intermittent ». Selon le behaviorisme (l’étude du comportement), elle est définie comme la remise d’une récompense à intervalles irréguliers. En ce qui concerne le dodo coaching, il existe de nombreux exemples de renforcement intermittent :

  • parfois, vous nourrissez votre bébé pour qu’il se rendorme, et parfois il ne semble pas avoir faim au milieu de la nuit,
  • parfois vous laissez votre bébé pleurer et parfois vous la prenez dans les bras dès que possible pour la consoler.
  • l’un des parents applique les principes de la méthode d’apprentissage douce et l’autre adulte décide d’opter pour une approche plus axée sur l’extinction,
  • parfois, vous vous tenez au projet de sommeil et parfois vous oubliez toute la stratégie parce que vous êtes trop fatigué et vous souhaitez vous rendormir dès que possible,
  • parfois, vous faites du co-dodo après un épisode de pleurs et parfois vous ne le faites pas.

 

Selon Kim West, auteur de « Good Night, Sleep Tight » : « Le renforcement intermittent rend l’apprentissage plus difficile pour votre enfant. Un comportement renforcé par l’incohérente est le type de problème de sommeil le plus difficile à modifier ou à supprimer. Il requiert le plus de temps pour être changé, et cela entraîne souvent encore plus de larmes alors les parents essayent de les éviter le plus possible.

 

La clé pour changer tout comportement, qu’il soit lié au sommeil, au travail ou même à la discipline, est la cohérence. Une étude a démontré que quelle que soit l’approche de dodo coaching que vous choisissiez, il est toujours possible d’obtenir des résultats satisfaisants. La cohérence dans l’application des principes d’une méthode est en réalité le facteur de réussite déterminant.

 

Les parents doivent rester cohérents avec leur enfant afin de lui transmettre le message qu’ils croient ce qu’ils disent. Il peut leur faire confiance. En tant que parent, vous pouvez vous sentir partagé au sujet des règles. Même lorsque vous savez qu’elles sont bonnes pour votre enfant, elles sont parfois difficiles à appliquer lorsque les larmes coulent. Être un parent aimant ne signifie pas accueillir un chaos sans limites. Avec le temps, les enfants apprennent à s’intégrer dans ce monde en observant les valeurs partagées par son entourage. Plus les mots et les actions seront cohérents, plus ils développeront un sentiment de sécurité et de stabilité. Les enfants doivent savoir à quoi s’attendre. Sans cohérence, ils se sentent perdus, peu sûrs d’eux et éprouvent des difficultés à se contrôler.

 

En plus des parents, assurez-vous d’informer les autres personnes qui s’occupent des enfants ainsi que les grands-parents de votre décision de faire du dodo coaching. Toute personne qui s’occupe de votre tout-petit pendant le processus d’apprentissage devra connaître les détails de votre Projet de Sommeil afin de s’y soumettre. 

 

4. État de fatigue excessive 

 

Les bébés peuvent apprendre très tôt à s’auto-apaiser. Après le deuxième mois de sa vie, vous pouvez essayer de le déposer dans son lit dans un état somnolant mais toujours éveillé et ce,  au moins une fois par jour.

 

L’expression « somnolent mais éveillé » fait référence à l’état dans lequel l’enfant est conscient qu’une personne la met au lit et elle s’endort en sachant où elle est. Ce faisant, votre bébé ne paniquera pas une fois réveillé, se demandant : « Comment suis-je arrivé ici !?!?  » 

 

Pour davantage clarifier le concept de « somnolence mais éveillé », imaginez une échelle de 1 à 5, où 1 représente un état bien éveillé et 5 le stade du sommeil profond. Vous voulez coucher votre bébé vers le niveau 3. Il devrait être assez somnolent, mais suffisamment éveillé pour savoir qui et comment il est déposé dans son lit. S’il s’endort trop vite, c’est-à-dire en moins de cinq minutes, il était probablement déjà trop épuisé. Apprenez à voir les signes qui annoncent son état de sommeil naturel parce qu’ils vous en disent plus que votre montre. Cela vous aidera à déterminer sa fenêtre de sommeil naturelle et à comprendre quand son corps vous avertit qu’il est prêt à être couché alors qu’il est encore assez éveillé. C’est en faisant plusieurs tentatives que vous apprendrez à le mettre au lit au moment le plus opportun. Avec de la pratique, vous saurez quand le mettre au lit et lui aura appris comment s’endormir tout seul et en douceur. 

 

5. Manque de patience

 

Pendant de brefs moments d’éveil entre deux cycles du sommeil, les bébés peuvent sembler agités et bruyants. S’ils se mettent à pleurer, nous sommes tentés de nous précipiter et d’essayer frénétiquement toutes sortes d’astuces pour faire cesser les larmes.

 

Pensez à donner à votre bébé le temps et l’espace nécessaires pour se mettre à l’aise et s’apaiser. C’est peut-être le conseil le plus difficile à suivre pour les parents. Dans livre  » Bébé made in France « , Pamela Druckerman, décrit la philosophie parentale française avec le concept de « La Pause ». Le Guardian résume ainsi sa théorie sur La Pause : « Lattente est primordiale : les Français n’adhère pas au principe de la satisfaction immédiate. Cela commence plus ou moins à la naissance. Lorsqu’un bébé français pleure la nuit, les parents entrent, font une pause et l’observent pendant quelques minutes. Ils savent que les habitudes de sommeil des bébés se caractérisent par des mouvements, des bruits et des cycles de sommeil de deux heures (à noter que le cycle de sommeil d’un bébé dure plutôt 50 à 60 minutes), entre lesquels le bébé peut pleurer. Laissé seul, il pourrait « s’apaiser » et se rendormir. Si vous vous précipitez comme un anglophone et consolez immédiatement votre bébé, vous lui apprenez à se réveiller en votre présence. Mais si un bébé français se réveille et pleure avec insistance tout en étant seul, le parent le calmera dans ses bras. Résultat ? Les bébés français font souvent leur nuit à partir de deux mois. Six mois, c’est considéré comme très tard. »

 

Votre bébé peut laisser échapper des bruits et des cris lorsqu’il passe d’un cycle du sommeil à l’autre. Il peut s’agiter ou pleurer avant de parvenir à trouver une position confortable pour s’endormir. Même si vous savez que les besoins de votre bébé sont satisfaits, il peut se sentir un peu frustré lors de l’apprentissage. Dans ce cas, les parents peuvent essayer de se détendre afin d’attendre une minute ou deux avant de se précipiter dans la chambre. Cela donne à Bébé l’occasion d’apprendre à se rendormir seul.

 

Si les pleurs ne s’arrêtent pas, ils peuvent s’approcher du petit, lui parler doucement, lui caresser le dos ou le ventre ou le prendre dans leurs bras s’il semble très contrarié. La plupart du temps, la présence rassurante d’un parent suffit à l’endormir. Le sommeil est une aptitude qui s’acquiert et l’apprentissage d’une nouvelle compétence peut causer une frustration temporaire. 

 

À lire: Qu’est-ce qu’une bonne hygiène du sommeil ?

 

6. Nouvelle association négative

 

Même les parents les mieux intentionnés du monde peuvent prendre des habitudes qui entravent l’apprentissage au sommeil. Ils agissent dans l’urgence afin d’éviter le plus possible les pleurs. Pour les bébés de plus de 6 mois, l’objectif n’est pas de remplacer une association négative du sommeil par une autre, mais de créer des associations positives qui aident les enfants à s’endormir, à rester endormis et à se réveiller heureux. Les associations positives du sommeil peuvent être le pouce, une tétine ou le bruit blanc. 

Les solutions provisoires (ou associations négatives) suivantes permettent d’endormir Bébé rapidement mais se classent dans la catégorie des habitudes difficiles à supprimer:

  • L’allaitement 
  • Le biberon
  • Chanter
  • Garder la radio ou la télévision allumée
  • Être bercé par un parent ou dans un fauteuil inclinable
  • Tenir la main
  • Faire vibrer le siège de Bébé
  • Caresser continuellement son dos/estomac
  • Remettre la tétine dans la bouche plusieurs fois au cours d’une nuit ou d’une sieste
  • Dormir sur la poitrine du parent ou dans ses bras
  • Dormir dans le lit des parents
  • Dormir dans la poussette ou dans le siège d’auto
  • Dormir au sol près du berceau de Bébé

À partir du quatrième mois, évitez toute technique de sommeil qui nécessiterait votre intervention ou votre présence. Cela permet d’éviter qu’elle ne devienne le seul moyen pour endormir Bébé. S’il a tendance à s’endormir dans vos bras après une tétée, réveillez-le en douceur – changer sa couche ou lisez une courte histoire. Cela l’aidera à se réveiller et vous pourrez ainsi le mettre au lit somnolent mais éveillé. Vous lui donnez une chance d’apprendre à s’endormir par lui-même.

 

7. Attentes irréalistes

 

Une autre des principales raisons pour lesquelles les bébés ne dorment pas toute la nuit est que leurs parents sont pas réalistes quant aux habitudes de sommeil des enfants. Aucun bébé ne dort toute la nuit d’un coup de baguette magique. Il n’y a pas de raccourcis ou de moyens mystiques pour atteindre cet objectif. Votre bébé a besoin de temps et de soutien pour apprendre à s’endormir et à rester endormi toute la nuit. Certains nourrissons ont besoin de plus de temps que d’autres; vous devez donc être patient et constant. Sachez que la plupart des bébés sont physiquement capables de dormir toute la nuit entre 4 et 6 mois (A lire : Quand commencer l’apprentissage au sommeil?). Si vous avez des doutes sur les habitudes de sommeil ou les capacités d’apprentissage de votre enfant, parlez-en à votre pédiatre ou appelez-moi.

 

8. Méthode d’apprentissage inadaptée

 

Enfin, vos efforts de dodo coaching peuvent sembler peu fructueux parce que la méthode ne convient pas à votre bébé et/ou à votre philosophie parentale. La meilleure méthode pour vous n’est pas toujours celle qui convient le mieux à votre bébé et vice versa. Posez-vous les questions suivantes pour évaluer la pertinence de la méthode d’apprentissage choisie:

 

  • Votre bébé se calme-t-il quand vous êtes près de lui ? Si oui, vous pouvez opter pour une méthode qui vous permet de rester à ses côtés lorsqu’il s’endort. S’il se calme facilement, vous pouvez choisir de quitter la chambre immédiatement après l’avoir mis au lit somnolent mais éveillé.
  • La méthode est-elle recommandée du point de vue de son tempérament ? Si vous avez un bébé facile à vivre et ayant une grande faculté d’adaptation, l’apprentissage se fera sans trop de tracas, quelle que soit la méthode choisie. Les enfants plus sensibles et alertes peuvent avoir besoin de moins d’intervention parentale, mais de plus de temps pour apprendre à s’auto-apaiser. Ils sont habituellement trop distraits ou trop stimulés par leurs parents qui restent suspendus au-dessus du lit et chuchotent de façon répétitive. 
  • La méthode est-elle recommandée pour son âge ? Les approches plus directes ne conviennent pas aux bébés de moins de 6 mois (c.-à-d. les méthodes du type extinction). Les enfants entre 18 semaines et 6 mois ont besoin d’une transition douce et graduelle pour s’endormir seuls. Pour les enfants plus âgés qui présentent des troubles du sommeil, il est souvent recommandé de faire appel à des approches douces pour éviter d’aggraver l’anxiété de séparation.
  • Quelle est la gravité de ses problèmes de sommeil ? S’ils sont non négligeables, des méthodes plus graduelles sont recommandées (p. ex. le Mobilis ). Si les problèmes de sommeil sont plutôt mineurs et temporaires, une approche plus directe pourrait être efficace.
  • Êtes-vous à l’aise de laisser votre enfant pleurer ? Si c’est le cas, vous pouvez choisir la méthode Cry-It-Out ou la méthode Ferber. Si vous cherchez une méthode plus soft, suivez les recommandations de Pantley ou de Sears.

Choisissez la méthode avec laquelle votre bébé et vous-même serez à l’aise pour garantir la cohérence et l’aboutissement positif du processus d’apprentissage.

 

À lire: Quelle est la meilleure méthode d’apprentissage au sommeil ?

 

Parfois, il y a plus d’une raison qui explique pourquoi l’apprentissage a échoué. Une combinaison de plusieurs facteurs perturbateurs peut conduire à l’échec. Une fois que vous aurez identifié les causes sous-jacentes à ce loupage, il est plus facile de définir les solutions à mettre en place afin de parvenir à vos objectifs.

 

Si vous avez des doutes quant aux habitudes de sommeil de votre enfant, ne les laissez pas sans réponse. Discutez-en avec votre pédiatre si vous pensez que votre tout-petit peine à s’endormir ou à rester endormi, surtout s’il s’agit d’une nouvelle habitude. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi sans plus attendre pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Nous avons tous nos petites techniques lorsqu’il s’agit de mettre notre enfant au lit. Ce qui différencie notre approche de celle des autres Mamans et Papas est influencée par la dynamique familiale, les origines ethniques et les habitudes culturelles. Et puisque chaque être humain a un sommeil qui lui est propre, les habitudes peuvent même varier d’un enfant à l’autre au sein du cocon familial. 

La National Sleep Foundation définit l’“hygiène du sommeil” comme “une variété de pratiques et d’habitudes différentes qui sont nécessaires pour avoir un sommeil de bonne qualité pendant la nuit et une vigilance constante en journée. Étant donné que l’hygiène du sommeil a un concept assez vaste, je passe en revue chacun des facteurs qui concernent les enfants et sur lesquels les parents peuvent influer. Une bonne hygiène de sommeil dès le plus jeune âge (parfois même à partir de 2 mois) peut aider votre bébé à s’endormir et à faire de plus longues nuits.

Entre 3 et 6 mois, les nourrissons commencent à dormir plus profondément, ce qui leur permet de dormir plus longtemps la nuit. Les associations négatives du sommeil, aussi appelées les “mauvaises habitudes, sont très fréquentes à cet âge. Votre objectif, en tant que parent, sera de les remplacer par des associations positives du sommeil. 

Les associations positives de sommeil sont des comportements ou des rituels d’apaisement qu’un bébé peut instinctivement mettre en place, comme sucer son pouce, tourner ses cheveux, caresser une peluche ou sa couverture préférée ou se bercer.

Si vous voulez améliorer les habitudes de sommeil de votre enfant, essayez d’appliquer les directives proposées ci-après. Il n’est jamais trop tôt pour lui apprendre les bonnes habitudes de sommeil (en tenant compte de la santé de votre enfant et de ses capacités d’apprentissage) ni jamais trop tard pour supprimer les associations négatives. De plus, il est plus facile de prévenir les mauvaises habitudes de sommeil que de corriger un problème de sommeil. Les jeunes enfants sont avides d’apprendre et très flexibles.

1. Instaurez un rythme de sommeil régulier

La question que beaucoup de parents me posent est: “À quelle heure mon enfant devrait-il se coucher?. Après le premier mois, établir et trouver un horaire pour vos journées (et vos nuits) peut, sans aucun doute, vous faciliter la vie. Il n’y a pas d’heure du coucher qui convienne à tous les bébés. Chacun de nous a un rythme naturel et donc une heure de coucher idéale. Pour les enfants qui ne confondent plus le jour et la nuit (c’est-à-dire à partir de 8 semaines), la plupart des experts du sommeil considèrent que l’heure idéale du coucher se situe entre 18 et 20 heures (de préférence vers 19 heures). Coucher Bébé à une heure régulière l’aide à réguler son sommeil. Notez que “l’heure du coucher fait référence au moment où l’enfant s’endort dans son lit, et non pas au moment où la routine commence ni lorsque les lumières s’éteignent.

Mais alors, comment pouvez-vous déterminer l’heure naturelle du coucher de votre enfant ?

Cela dépendra principalement de son âge, de la fréquence et de la longueur de ses siestes. À l’aide d’un journal de bord qui contient des informations essentielles et relatives à votre enfant, vous devriez être en mesure d’identifier son rythme naturel. Malheureusement, cela peut être très difficile parce que votre programme quotidien peut varier d’un jour à l’autre. De plus, selon la qualité et la durée des siestes et des repas, votre bébé ne sera pas toujours fatigué au même moment de la journée (et de la nuit). En gardant un journal de bord pendant 1 à 2 semaines, vous devriez pouvoir apercevoir une tendance. Elle vous permettra de déterminer les moments pendant lesquels votre bébé préfère manger, dormir et jouer. 

Tenir un journal de bord est un outil essentiel dans la mise en place d’un horaire de sommeil adapté. Apprenez également à voir les signes de sommeil naturels parce qu’ils vous en disent plus que l’heure indiquée votre montre. Cela vous aidera à déterminer la fenêtre de sommeil naturelle de votre enfant et à comprendre quand son corps vous indique que votre petit est prêt à dormir. 

Les signes de fatigue à repérer sont les suivants :

  • le bâillement, 
  • le frottement des yeux, 
  • une activité ralentie
  • l’apathie
  • la mollesse
  • les mouvements maladroits
  • la diminution de l’expression verbale
  • sucer le pouce ou la sucette,
  • une agitation générale,
  • pleurer sans raison,
  • l’hyperactivité,
  • l’irritabilité
  • l’agitation même après avoir été nourri
  • caresser une couverture, un doudou ou une partie du corps d’un parent
  • jouer avec les cheveux d’un parent
  • le regard dans le vide
  • la perte d’intérêt pour les gens et les jouets qui l’entourent

Dès que vous voyez un ou plusieurs de ces signes, il est temps de le mettre au lit. Idéalement, vous devriez fixer une heure précise et la considérer comme étant le moment idéal pour le coucher. Si vous réalisez que votre enfant se couche trop tard, faites les ajustements graduellement, 15 à 20 minutes à la fois. Trouver ce moment idéal ne se fera pas du jour au lendemain.

Pourquoi est-ce que j’insiste pour que votre enfant dorme à une heure régulière et pas trop tardive ?

Les enfants qui se couchent avant d’être trop fatigués ou agités ont moins de réveils nocturnes. De plus, avoir une heure de coucher constante et prévisible réduit la résistance à l’heure du coucher, facilite l’endormissement, améliore la qualité du sommeil et aide à développer de bonnes habitudes de sommeil pour l’avenir. Les enfants qui se couchent tôt chaque soir ont plus de chances de s’autoréguler, d’avoir moins de problèmes de comportement et d’être plus performants. 

Saviez-vous que les experts du sommeil recommandent également aux adultes de dormir à peu près à la même heure tous les soirs et de se lever à la même heure chaque matin ? Comme pour les enfants, cela nous aide à mieux dormir et à nous sentir mieux. Même le week-end, notre routine ne devrait pas trop varier par rapport aux autres jours de la semaine.

Néanmoins, les enfants et les adultes ne sont pas égaux face au sommeil. “Coucher son enfant à une heure tardive permet de retarder son réveil le lendemain matin”  est un célèbre mythe qui perdure depuis des générations. Même si ce conseil nous semble logique, il vaut mieux l’ignorer. Si vous manquez sa fenêtre de sommeil, c’est-à-dire le moment idéal pour qu’il s’endorme, son petit corps ne pompera pas de mélatonine calmante. Au contraire, l’hormone liée au stress (le cortisol) va le restimuler. Il retrouvera de l’énergie comme s’il avait bu un RedBull. Il deviendra plus agité et sera bien plus difficile à calmer. Les enfants trop fatigués ont plus de difficulté à s’endormir, se réveillent plus souvent la nuit et se réveillent trop tôt (avant 6 heures du matin). Les enfants qui manquent de sommeil font plus souvent l’expérience de terreurs nocturnes. En repoussant l’heure du coucher de votre enfant, vous obtiendrez le contraire de l’effet escompté. Ainsi, prévoyez une heure de coucher avant 20 heures pour aider votre bébé à mieux dormir et plus longtemps.

2. Encouragez-le à faire la sieste

L’organisation des phases de sommeil et de réveil de votre enfant varie beaucoup avec l’évolution de ses siestes. À six mois, les bébés font habituellement trois siestes (matin, début d’après-midi et fin d’après-midi), puis, entre neuf et douze mois, ils font deux siestes (matin et début d’après-midi) et, de quinze à dix-huit mois, il faut réduire cela à une sieste en début d’après-midi. La sieste disparaît ensuite vers l’âge de quatre ou cinq ans.

L’une des plus importantes recommandations que je veux partager avec vous est : ne sous-estimez pas le pouvoir des siestes ! Prévoyez le temps nécessaire pour que votre petit fasse des siestes quotidiennement. Néanmoins, vous pourriez être amené à réveiller votre bébé de la sieste afin de vous garantir une plus longue nuit de sommeil.

La sieste matinale devrait suivre un certain rythme autour de la douzième semaine et durer entre 60 et 120 minutes ; elle ne devrait pas durer plus de 2 heures. Si vous laissez prolonger cette période de repos, votre bébé peut avoir de la difficulté à s’endormir l’après-midi. Lorsque les bébés font deux siestes par jour, vous pouvez essayer de limiter la première sieste à une heure et demie afin que votre enfant ne soit pas trop épuisé ni frustré lorsqu’il est censé commencer sa deuxième sieste.

Quelques semaines après la mise en place de la sieste matinale, la sieste de l’après-midi doit être régularisée en termes de temps et de durée. Cette sieste ne devrait pas durer plus de 2 heures. Ne laissez pas trop de temps s’écouler entre la fin de la sieste matinale et le début de l’après-midi. Surveillez l’heure, observez votre bébé pour identifier les signes du sommeil, et utilisez votre journal du sommeil pour noter ces informations.

Enfin, une troisième sieste en fin d’après-midi (ou “micro-dodo ») devrait être plus courte. Elle dure entre 45 et 60 minutes. Sa longueur dépendra de la qualité de sommeil dont il a bénéficié pendant les siestes précédentes

Certains parents déduisent que leur enfant n’a besoin que de peu de sommeil parce qu’ils sont eux-mêmes de petits dormeurs. Cependant, chaque enfant (et sans exception) a besoin de beaucoup de repos pour bien se développer. Un bébé trop fatigué a plus de difficultés à dormir. Les siestes aident les enfants à mieux dormir la nuit. Les garder éveillés pendant la journée ne les aidera donc pas à dormir plus longtemps la nuit. Pour que votre enfant ne soit pas trop fatigué à l’heure du coucher, il ne devrait pas s’être écoulé plus de 4 à 5 heures entre la fin de la dernière sieste de l’après-midi et le début de sa nuit.

« Le sommeil génère le sommeil » est un puissant mantra parental. Quand nous parlons des besoins de sommeil, nous ne pouvons pas comparer les besoins des enfants à ceux des adultes. Certaines personnes pensent qu’un enfant qui ne fait pas de sieste pourra compenser les heures de sommeil manquées. Ils espèrent qu’il dormira ainsi plus longtemps le matin. La réalité est bien différente. En effet, c’est le contraire qui se produit. Au moins un enfant dort pendant la journée, au plus son sommeil sera perturbé à la fin de celle-ci. Il est fréquent qu’un enfant en manque de sommeil se réveille avant 6 heures du matin. Au plus un bébé dort pendant la journée (en respectant les durées recommandées et en évitant l’interférences avec l’heure du coucher), au mieux il dort la nuit. Il se réveillera également à une heure raisonnable le matin. Cela peut sembler illogique, mais c’est la simple vérité. 

Faire la sieste toute la journée et ne pas dormir la nuit peut être très agréable pour le bébé. Néanmoins, ce rythme inversé dérange grandement les parents. Il existe une corrélation prouvée entre la durée des siestes de la journée et le rapport quantité-qualité du sommeil nocturne. Trop ou pas assez de sommeil pendant la journée affecte la nuit de Bébé, et donc la vôtre aussi. 

Quelle est la meilleure façon de coucher mon bébé pour une sieste ? Pour faciliter la sieste de votre bébé :

  • Créez une ambiance apaisante. Un environnement sombre, calme et confortablement frais l’aide s’endormir et dormir plus longtemps.
  • Mettez votre bébé au lit somnolent, mais éveillé. Les paupières qui se ferment, le frottement des yeux et l’irritabilité peuvent être des signes de fatigue. Plus vous attendez, plus il risque d’être fatigué – et plus il lui sera difficile de s’endormir.
  • Évitez de tenir votre bébé dans vos bras, de le bercer ou de le nourrir pour qu’il dorme. C’est parfois bien la seule façon pour lui de s’endormir. S’il a tendance à s’endormir dans vos bras pendant ou après une tétée, réveillez-le en douceur. Changez sa couche, déshabillez-le ou lisez une courte histoire. Cela l’aidera à se réveiller pour ensuite somnoler dans son lit.
  • Soyez prudents. Placez votre bébé sur le dos dans le lit. Créez un espace dodo sans superflus ni objets encombrants.
  • Soyez cohérent. Votre bébé fera de meilleures siestes s’il les fait à la même heure chaque jour et pendant à peu près la même durée. Des exceptions occasionnelles sont inévitables et n’auront aucune conséquence néfaste si elles restent rares. 

3. Nourrissez-le suffisamment en journée

Le sommeil et l’alimentation sont étroitement liés, voire indissociables. Le manque de sommeil peut impacter sur le développement de l’enfant, car il a une incidence sur la prise de poids. D’autre part, manger trop peu de calories pendant la journée peut provoquer des réveils nocturnes dû à la faim.

Les 10 premières semaines de la vie d’un nourrisson, la faim déclenche les réveils. À cet âge, un bébé doit être nourri toutes les 2 ou 3 heures et ce, 24 heures sur 24. 

Mais comment savoir quand un bébé veut manger ? Il ne peut pas exprimer verbalement son besoin. Ce que les parents peuvent rechercher, ce sont les indices de la faim :

  • l’ouverture de la bouche et / ou claquement des lèvres
  • la succion (des doigts ou des poings, les orteils, les vêtements, les lèvres, etc.)
  • le remuement du corps 
  • la recherche du sein quand Maman le tient dans ses bras
  • les pleurs (faire entendre le son « Neh » – À lire : Comment faire pour que mon bébé cesse de pleurer ?)

Si vous parvenez à lire les signaux de Bébé, il se peut qu’il n’arrive même pas au stade des pleurs. Ils sont, en fait, le dernier indice de la faim à apparaître. 

Dans le cas où vous allaitez, évitez les produits contenant de la caféine (le café, le thé, les sodas et le chocolat, malheureusement !). Comme l’alcool, la caféine se mélange au lait et peut nuire au sommeil de votre bébé. Il peut devenir plus irritable et mettre plus de temps à s’endormir. Les mères qui allaitent disent que l’élimination de la caféine et la réduction des produits laitiers aident leurs enfants à mieux dormir. Sachez que si vous décidez de changer votre régime alimentaire, cela peut prendre 2 à 3 semaines avant que vous ne remarquiez un changement.

Vers 10 semaines, les bébés prennent du poids, leur intestin est plus développé et l’heure horloge biologique se synchronise sur celle des adultes. Ils accumulent des réserves alimentaires leur permettant de dormir pendant de plus longues périodes. Leur sommeil nocturne peut s’étendre jusqu’à 5 à 6 heures. Cela signifie que certains bébés d’à peine 10 semaines sont physiquement capables de dormir toute la nuit. Néanmoins, certains bébés de cet âge continuent d’inverser le cycle jour/nuit. Dans de tels cas, les parents devraient réveiller leur bébé après une sieste de 90 à 120 minutes pour lui offrir à manger et l’aider à éliminer la confusion du jour et de la nuit.

Une pratique courante que j’ai constatée aux États-Unis est la mise en place des tranches de 4 heures. Selon le livre « 12 heures de sommeil à 12 semaines », il est recommandé de nourrir les jeunes bébés toutes les 4 heures. Cependant, cette pratique peut entraver la production de lait maternel. De plus, les nouveau-nés ne consomment pas les calories nécessaires pour grandir et prendre du poids. Par conséquent, de nombreux experts du sommeil ne recommandent pas cette technique de mise en place du sommeil précoce.

Si vous vous demandez si votre enfant mange assez et grandit selon la norme ou si Maman produit assez de lait, parlez-en à votre pédiatre et / ou à une consultante en lactation pour répondre à vos préoccupations et questions.

Après le quatrième trimestre, vous pouvez tenter de supprimer l’association alimantation-dodo (c’est-à-dire que votre petit ne s’endort sans être allaité et sans son biberon). Nourrissez-le lorsqu’il se réveille le matin ou après ses siestes. Le soir venu, nourrissez-le au début de sa routine du coucher. De cette façon, il apprendra à s’endormir sans avoir à boire. Au cas où il s’endormirait au sein ou avec son biberon, veillez à le réveiller doucement pour le mettre au lit somnolent mais éveillé. 

Enfin, l’Académie américaine pédiatrique (AAP) déconseille vivement de mettre les enfants au lit avec un biberon de lait maternel, de lait de vache, de jus ou de toute autre boisson sucrée. Les enfants qui boivent des biberons dans la position horizontale sont plus sujets aux otites. De plus, l’exposition fréquente à des liquides sucrés contribue à la formation des caries. L’AAP recommande également d’arrêter les tétées de nuit dès l’apparition des dents, c’est-à-dire vers l’âge de 6 mois.

4. Planifiez des activités en plein air

Surtout pour les bébés dont le cycle jour/nuit est encore inversé, il est fortement recommandé de les exposer à la lumière naturelle pendant la journée ou de les placer dans une pièce ensoleillée au réveil. Le fait d’être exposé à la lumière le jour et à l’obscurité la nuit les aide à corriger ce décalage et à établir le rythme circadien. L’exposition à la lumière extérieure (de préférence le matin et pendant au moins une heure par jour) aide à régler l’horloge biologique des nouveaux-nés pour qu’ils dorment mieux et plus tôt la nuit. 

Pour les enfants plus âgés, plusieurs facteurs jouent un rôle sur la durée du sommeil nocturne: l’heure du coucher, les siestes, l’activité physique diurne et en plein air. Harvard Health Publishing mentionne que «  nous avons besoin de l’exposition au soleil pour fabriquer la vitamine D, une vitamine qui joue un rôle crucial dans de nombreux processus de l’organisme, du développement des os à notre système immunitaire. L’exposition au soleil joue également un rôle dans notre système immunitaire d’autres façons, ainsi que dans un sommeil sain – et dans notre humeur. Notre corps fonctionne mieux quand il est un peu exposé au soleil tous les jours.  »  Cela explique aussi pourquoi il est recommandé de prendre un peu d’air frais lorsque vous êtes en décalage horaire ou juste après le passage à l’heure d’été. Enfin, les activités quotidiennes en plein air dans la nature et la vue d’espaces verts permettent de réduire le niveau de stress en quelques minutes.

5. Créez un espace de sommeil sûr et ennuyeux

Dans le cas où vous souhaiteriez concevoir l’environnement de sommeil idéal pour votre tout-petit, consultez la page suivante: Comment agencer la chambre de mon enfant pour un meilleur sommeil?

6. Mettez des routines en place (et tenez-vous-y)

« La routine, pour un homme intelligent, est un signe d’ambition.  » – W. H. Auden

Les routines semblent ennuyeuses pour les adultes, mais elles sont cruciales pour les enfants dès leur plus jeune âge. Lorsque vous créez une routine, vous introduisez un modèle prévisible d’événements avec une activité. Les mêmes routines peuvent se répéter plusieurs fois par jour et il n’est pas nécessaire qu’elles soient trop rigides. Elles représentent simplement une façon de dire à votre enfant à quoi il peut s’attendre. 

Il y a trois types de routines de sommeil que vous devriez mettre en place : la routine du coucher, la routine du réveil et la routine de la sieste.

a. La routine du coucher 

Le sommeil est un plaisir qui nécessite une certaine préparation. L’heure du coucher prépare le terrain pour le sommeil, aide l’enfant à se détendre et à se préparer pour le coucher. Dans une étude mondiale portant sur plus de 10’000 enfants du nouveau-né à trois ans, l’équipe de Jodi Mindell a trouvé une corrélation entre l’heure du coucher et le sommeil. Son équipe conclut qu’  » une routine du coucher régulière est associée à un meilleur sommeil chez les jeunes enfants « 

La soirée doit être un moment de calme, évitant autant que possible le temps passé devant un écran, les histoires effrayantes, les jeux vidéo, le stress, les chatouilles et les conflits familiaux. Choisissez des activités tranquilles et relaxantes en soirée. Profitez de moments de tendresse, de confort et de sérénité. Beaucoup de parents suivent la règle du BBLL : Bain, Bouteille/Bibron, Livre (avec une fin heureuse) et Lit. Vous pouvez aussi inclure des chansons, des câlins ou un massage. Les massages permettent aux bébés de se détendre et aident leur corps à sécréter plus de mélatonine, alias l’hormone du sommeil, qui améliore le cycle veille-sommeil.

Après la routine, mettez votre enfant au lit somnolent mais éveillé, donnez-lui la tétine et son doudou avant de lui souhaitez bonne nuit. N’oubliez pas de lui retirer la bouteille.

Votre routine du coucher peut varier d’un jour à l’autre, selon le degré de fatigue de votre enfant. Cependant, les activités du soir doivent rester le plus souvent possible identiques (même pendant les week-ends et les jours fériés). Pour assurer la continuité et l’uniformité de la routine du dodo, les activités choisies devraient être appréciées à la fois par l’enfant et les parents. 

Prévoyez suffisamment de temps chaque nuit pour que l’expérience soit agréable et détendue. Si votre enfant n’est pas trop fatigué, la routine devrait durer entre 45 minutes et une heure. Commencez au plus tard à 19 h pour éviter que votre enfant ne s’endorme trop tard. N’oubliez pas de repérer les signes du sommeil de votre enfant. S’il semble prêt à aller au lit, faites une version plus courte de sa routine habituelle. 

b. La routine au réveil

Cette routine aidera votre bambini à faire passer son cerveau du mode sommeil au mode actif. Si votre enfant se réveille après 6 heures du matin, faites-le sortir de la chambre, allumez les lumières ou ouvrez les stores, chantez-lui une chanson qui marque le début de sa journée, changez-le et nourrissez-le. En mettant en œuvre ce rituel du réveil, vous l’aidez à distinguer les réveils diurnes des réveils nocturnes.

Si votre bébé pleure et veux sortir de son lit, allez le voir pour vous assurez qu’il va bien. Ensuite, quittez la pièce pendant environ 10 secondes. De cette façon, vous lui dites que sa journée a commencé parce qu’il est temps de se réveiller et non pas parce qu’il pleurait. 

S’il est plus tôt que 6 h (même à 5 h 55), laissez-lui le temps de s’endormir seul ou aidez-le à se calmer. Vous pouvez allumer une petite lumière, le changer si nécessaire, mais restez dans sa chambre et assurez-vous de le remettre au lit somnolent mais éveillé. 

Mettez cette routine en application après chacune de ses siestes pour mettre l’accent sur la différence entre les habitudes de sommeil et d’éveil.

c. La routine avant les siestes

La routine de la sieste est une version abrégée de sa routine du coucher. C’est aussi une séquence prévisible d’activités qui l’aident à dormir plus facilement et plus rapidement. Une histoire, une chanson et un câlin peuvent faire l’affaire. Préparez-le à faire une sieste d’environ 15 minutes avant de le mettre au lit, dans un état somnolent mais éveillé.

7. Donnez-lui le temps et l’espace pour s’auto-apaiser 

L’auto-apaisement peut être défini comme étant l’art d’apprendre à votre bébé à se calmer lorsqu’il est placé dans son lit, ou lorsqu’il se réveille au milieu de la nuit, pour se rendormir.

Votre bébé peut apprendre à se calmer tout seul avec un peu d’effort, de pratique et de temps. Les techniques d’auto-apaisement les plus courantes sont les suivantes :

a. Soyez cohérent dans tout ce que vous faites (voir aussi la section 8)

Mettez en place un horaire de sommeil quotidien, suivez des routines cohérentes, endormez toujours votre bébé dans son lit et essayez d’avoir la même approche quand il s’agit de son apprentissage au sommeil (À lire : Quelle est la meilleure méthode d’apprentissage au sommeil ?).

b. Faites-lui adopter un objet de transition

Le terme  » objet de transition  » (aussi appelé  » objet de confort « ), introduit par Donald Winnicott, se réfère à un objet utilisé par les enfants pour leur apporter un réconfort psychologique, dans des situations particulières telles que le coucher. Un doudou ou une couverture peut efficacement soulager l’anxiété de séparation et affaiblir d’autres habitudes qui perturbent le sommeil. 

Si votre enfant n’est pas déjà attaché à un toutou, aidez-le à forger ce lien. Un doudou aide à faire face à la séparation d’avec ses parents, ce qui lui permet de se sentir en sécurité lorsqu’ils ne sont pas présents. Il aide à le rassurer pendant les micro-réveils au beau milieu de la nuit. Les transitions sont plus faciles s’il s’attache à une peluche, à une couverture ou à tout autre objet qu’il voit comme un fidèle compagnon. C’est généralement à partir de 6 mois, qu’un objet transitoire est introduit. Il doit être petit, doux et évoquer un sentiment de sécurité. 

Pour que votre bébé se familiarise avec le doudou, encouragez le lien entre vous, votre enfant et l’objet pendant l’heure du repas, le temps de jeu et les routines. Il se peut qu’il ne s’attache pas tout de suite (surtout si vous allaitez parce que c’est un processus plus long pour les bébés nourris au sein). Faites plusieurs tentatives ou trouvez un autre doudou qui pourrait lui plaire. N’abandonnez pas trop tôt.

c. Proposez-lui la tétine

Si votre bébé s’endort souvent pendant qu’il est nourri, la tétine sera probablement un moyen efficace pour s’endormir paisiblement. La tétine est un incroyable moyen pour satisfaire l’instinct de succion d’un enfant. 

L’utilisation de la tétine devrait être limitée au moment où Bébé dort ou est sur le point de s’endormir. Ne le laissez pas se balader la journée la tétine en bouche. Si votre bébé a 8 mois ou plus, apprenez-lui à remettre la tétine en bouche par lui-même. Vers cet âge-là, les bébés peuvent généralement tenir des aliments ou d’autres objets entre le pouce et l’index (c’est ce qu’on appelle la pince pouce-index). En tant que parent, vous apprenez-lui à retrouver sa tétine dans son lit, à la prendre et la mettre dans la bouche. Si vous le souhaitez, placez plusieurs tétines dans le lit pour augmenter ses chances d’en trouver une. 

d. Laissez-le sucer son pouce (ou son poing)

L’avantage de la succion du pouce est que votre enfant peut utiliser son doigt pour s’apaiser s’il ne trouve pas sa sucette, satisfaisant ainsi son instinct de succion. Le Docteur Harvey Karp met en garde contre le fait que «  retirer la tétine conduit souvent à sucer davantage le pouce. Les tétines sont meilleures que les pouces parce que sucer sur les doigts peut sérieusement déformer le palais et les dents, entraînant le besoin d’appareils dentaires inconfortables et coûteux plus tard. » Cependant, ne vous énervez pas si votre bébé commence à sucer son pouce ou ses doigts. Cela aide à se calmer lorsqu’il ressent du stress ou de la fatigue. L’AAP mentionne qu’environ 50 % ou plus utilisent cette technique d’auto-apaisement. Plus de la moitié d’entre eux arrêtent ce comportement apaisant à l’âge de six ou sept mois. Ne vous inquiétez pas de ce comportement si votre enfant a moins de 4 ans.

e. Mettez votre bébé au lit somnolent mais éveillé

Les bébés peuvent développer très tôt des habiletés d’auto-apaisement. Après le deuxième mois, vous pouvez essayer d’endormir Bébé au moins une fois par jour, dans un état éveillé mais assez endormi.

L’expression « somnolent mais éveillé » désigne l’état dans lequel un enfant est conscient qu’une personne le met au lit et il s’endort en sachant où il se trouve. Ainsi, il ne panique pas une fois réveillé en se demandant : « Comment suis-je arrivé ici !?!? » 

Pour clarifier le concept de « somnolence mais éveillé », imaginez une échelle de 1 à 5, 1 étant bien éveillé et 5 étant profondément endormi. Vous voulez coucher votre bébé au niveau 3. Il devrait être assez endormi, mais suffisamment éveillé pour savoir qui et comment il est arrivé dans son lit. S’il s’endort trop vite, c’est-à-dire en moins de cinq minutes, il avait probablement déjà trop sommeil. 

Le meilleur moment de la journée pour commencer cet apprentissage est la sieste matinale. Si votre enfant s’est endormi juste avant l’heure de la sieste, réveillez-le doucement avant de le coucher. S’il n’est pas d’accord avec cette tentative d’apprentissage, réconfortez-le en le tenant dans vos bras. Même si la première fois a été un échec, continuez l’expérience une fois par jour, jour après jour. Une fois qu’il maîtrise cette nouvelle compétence le matin, continuez cette approche avec les siestes après le déjeuner ou au coucher. Cette technique apprend à un bébé qu’il n’a pas besoin de votre présence pour s’endormir, même lorsqu’il se réveille en pleine nuit. Il pourra ainsi s’endormir sans être dans vos bras ou sans avoir à être nourri au sein ou au biberon. 

f. Faites une pause avant de vous précipiter à son chevet

C’est peut-être le conseil le plus difficile à mettre en place pour les parents. Dans son livre « Bébé made in France« , Pamela Druckerman décrit la philosophie des parents français avec le concept de « La Pause ».Le Guardian résume ainsi sa théorie sur La Pause : « Lattente est la clé du succès : les Français ne sont pas adeptes de la gratification instantanée. Cela commence plus ou moins à la naissance. Lorsqu’un bébé français pleure la nuit, les parents entrent dans la chambre, font une pause et l’observent pendant quelques minutes. Ils connaissent les habitudes de Bébé lorsqu’il dort. Il bouge, fait du bruit et traverse des cycles de sommeil qui durent deux heures chacun entre lesquels il peut sangloter (notez que le cycle de sommeil d’un bébé dure plutôt entre de 50 à 60 minutes). Laissé seul, il apprend à s’auto-apaiser et se rendormir seul. […] Résultat ? Les bébés français dorment souvent la nuit à partir de deux mois. »

Votre bébé peut être bruyant lorsqu’il passe d’un cycle de sommeil à l’autre. Il peut s’agiter ou pleurer avant de trouver une position confortable et de s’endormir. Même si tous les besoins de Bébé sont satisfaits, il peut se sentir un peu frustré en apprenant à dormir. Dans un tel cas, je suggère aux parents d’essayer de se détendre et d’attendre une minute ou deux avant de se précipiter dans la chambre. Cela lui permet d’apprendre à se rendormir sans leur aide.

Si les pleurs ne s’arrêtent pas, ils peuvent se rendre à son chevet, lui parler doucement, lui caresser le ventre ou le prendre dans les bras s’il semble très contrarié. La présence rassurante des parents peut suffire à l’endormir. Le sommeil est une compétence qui s’apprend et l’apprentissage d’une nouvelle compétence peut causer une frustration temporaire. 

8. Soyez un coach patient, cohérent et persévérant

« Nous sommes ce que nous faisons sans cesse. L’excellence n’est pas un acte, mais une habitude.  » – Aristote

Même si nous savons que certaines lignes directrices sont bonnes pour notre enfant, elles sont parfois difficiles à mettre en œuvre lorsque les larmes coulent. Être un parent aimant ne signifie pas qu’il faille accueillir le chaos sans limites. Avec le temps, les enfants apprennent à aborder le monde en observant les valeurs de leur entourage. Plus les mots et les actions sont cohérents, plus ils se sentiront en sécurité. Les enfants doivent savoir à quoi s’attendre. Sans cohérence, ils se sentent perdus, peu sûrs d’eux et éprouvent des difficultés à se contrôler.

Fixer des limites ne signifie pas que vous devriez décider de tout pour le petit. Bien sûr, vous déterminez quand votre enfant doit prendre un bain, se brosser les dents et manger. Toutefois, en tant que parent, vous pouvez faire preuve de souplesse. Il est bon pour les enfants de savoir que les choses sont négociables dans certaines situations. Ainsi, vous pouvez laisser votre enfant faire des choix particuliers afin de développer un sentiment d’autonomie. Laissez-le choisir le livre qu’il veut lire pendant la routine du coucher ou la peluche avec laquelle il s’endormira. Limitez le choix à 2 ou 3 options pour fixer une limite de temps pour le processus décisionnel.

De plus, il a été prouvé que toutes les méthodes d’apprentissage au sommeil sont efficaces lorsque les parents comprennent qu’il faut du temps pour changer les mauvaises habitudes du sommeil et qu’ils doivent s’en tenir à leurs décisions, peu importe les circonstances. 

Tout au long de sa vie, votre enfant mettra à l’épreuve les limites fixées, votre patience et votre cohérence. Son apprentissage au sommeil n’est pas une exception à cette règle. Par conséquent, parlez avec votre partenaire et ne commencez pas le dodo coaching si les deux parents ne sont pas à 100 % impliqués ou à l’aise avec la méthode choisie. Assurez-vous que tout le monde (y compris les grands-parents et la nounous) suite également les règles (à lire : Pourquoi l’apprentissage au sommeil ne fonctionne-t-il pas ?).

Créez une relation de confiance mutuelle avec votre enfant. Laissez votre entourage vous donner des conseils mais n’oubliez pas de suivre votre instinct. Vous êtes le mieux placé pour savoir ce qui est bon ou, au contraire, mauvais pour votre enfant. Il vous considère comme son modèle et vous suit dans les décisions que vous prenez. Plus vous êtes confiant et positif, plus il lui sera facile d’apprendre à dormir. Montrez-lui et dites-lui que vous croyez en sa capacité à s’endormir seul. Votre rôle n’est pas de faire les choses à sa place, mais de le guider et de l’encourager à apprendre une nouvelle compétence.

Enfin, assurez-vous d’avoir des attentes réalistes concernant le sommeil de votre bébé, compte tenu de son âge, de son tempérament et de votre mode de vie. Rome ne s’est pas construite en un jour… Alors, soyez patients et n’abandonnez pas trop vite.

Dans l’ensemble, il existe des moyens de savoir si votre enfant dort suffisamment. Est-ce qu’il se réveille sans problème et avec le sourire le matin ? A-t-il l’air d’avoir assez d’énergie pendant la journée ? Dans l’ensemble, est-il de bonne humeur ? Si toutes les réponses sont « oui », vous faites ce qu’il faut ! En cas de doutes, si vous avez des questions ou des inquiétudes au sujet des habitudes de sommeil de votre bébé, parlez-en à votre pédiatre ou appelez-moi. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Le moment est-il venu de décorer la chambre de bébé ? Quel moment excitant dans la vie de (nouveaux) parents ! Concevoir un environnement propice au sommeil vous aide à préparer le terrain et à ne pas garder votre tout-petit éveillé à cause de stimuli qui jouxtent son lit. Il est important de lui apprendre à distinguer les moments d’éveil (temps de jeu et d’alimentation) et les périodes plus calmes (temps de sommeil). Comment pourriez-vous y parvenir ? Pensez à créer un environnement relaxant et apaisant en faisant appel à la plupart des sens de votre bébé : la vue (un espace sombre), l’odorat (l’odeur des parents), le toucher (le co-dodo en toute sécurité ou la douceur d’une couverture/d’un doudou) et l’ouïe (le silence ou le bruit blanc). Beaucoup d’enfants aiment aussi s’endormir lorsqu’ils sont nourris (en utilisant le sens du goût). Cependant, il est recommandé de rompre l’association sommeil-alimentation suffisamment tôt pour éviter les réveils nocturnes ainsi que les caries.

Vous pouvez créer les meilleures conditions pour que votre enfant dorme bien et suffisamment pendant les siestes et la nuit en tenant compte des caractéristiques suivantes :

  • Un espace frais : La température ambiante devrait se situer entre 19 et 20 degrés Celsius toute l’année, car la température du corps chute naturellement pendant le sommeil. Un excès de couches (pyjamas, body, langes, etc.) peut perturber le processus de sommeil et entraîner une surchauffe.

 

  • Un espace sombre : La pièce doit être suffisamment obscure pour que vous ne puissiez pas voir votre main lorsque vous tendez le bras (même pendant les siestes !). Utilisez des rideaux ou des stores pour régler l’obscurité de la pièce. Ils seront particulièrement utiles si votre enfant se lève tôt ou les siestes posent des problèmes.

 

  • Un espace de détente : Les murs devraient être peints dans des couleurs douces, neutres ou pâles. Les couleurs vives sont trop stimulantes et peuvent agiter Bébé. Éloignez également les miroirs de son lit, couvrez ou éteignez toute source de lumière comme un réveil ou une veilleuse (à moins que votre tout-petit ne craigne l’obscurité. Dans ce cas, laissez une faible lumière allumée). Évitez l’utilisation d’un smartphone, d’une télévision ou d’un ordinateur toute la nuit dans la chambre de Bébé, car ce type de lumière nuit à son rythme circadien. En outre, enlevez le mobile suspendu au-dessus de son lit. Cela stimule sa curiosité plutôt que de l’endormir et cela peut être dangereux s’il parvient à le détacher.

 

  • Un espace calme : En plus d’apaiser et de rassurer votre enfant, une machine à bruit blanc aide à bloquer les nuisances perturbatrices qui émanent de l’intérieur et de l’extérieur de votre maison. Utilisez la machine chaque fois que votre petit ange se repose le jour et la nuit. Si la machine est mise en route au moment du coucher, elle doit émettre du son toute la nuit. Malgré leurs nombreux avantages, les machines à bruit blanc n’offrent pas toujours la tranquillité sans risque. En 2014, l’Académie Américaine de Pédiatrie (AAP) a testé 14 machines à bruit blanc. Résultat : elles dépassaient tous la limite de bruit recommandée, fixée à 50 décibels. En plus de l’augmentation des problèmes auditifs, l’étude a révélé que l’utilisation du bruit blanc amplifiait les problèmes de développement du langage et de la parole. En se basant sur les résultats de l’AAP, les pédiatres recommandent que la machine soit placée à au moins 2 mètres du lit de Bébé afin que le bruit ne devienne pas une nuisance ou une source de distraction. Évitez également de faire entendre une musique qui change de hauteur ou de ton, comme les orages ou les vagues océaniques. Si vous utilisez un smartphone ou une tablette, pensez à activer le mode avion.

 

  • Un espace sécurisé : Pensez avant tout comme un minimaliste. Le lit de votre enfant doit être un lieu de repos et non de divertissement. Créez un espace dodo sans superflus et objets encombrants. Retirez les jeux et peluches qui pourraient stimuler sa curiosité. Il est donc préférable de ne pas accrocher un mobile ou des miroirs au-dessus du lit. Enlevez également les oreillers, tours de lit et les couvertures. Craignez-vous que son environnement ne soit pas assez confortable ? Ne vous inquiétez pas, il sera ainsi parfait pour Bébé ! Moins (d’encombrements) équivaut en réalité à plus (de sommeil). De plus, il est préférable de ne pas accrocher un cadre ou une étagère directement au-dessus du lit pour éviter que des objets ne tombent sur lui, ce qui pourrait le blesser ou le réveiller. Enfin, environ 3 500 nourrissons meurent chaque année aux États-Unis de décès liés au sommeil, y compris le syndrome de mort subite du nourrisson (MSN). L’AAP recommande de mettre Bébé au lit sur le dos et sur un matelas ferme. S’il a moins de 8 semaines (ou s’il n’a pas encore commencé à se retourner seul), vous pouvez l’emmailloter pour l’aider à prolonger les dodos.

 

Si votre enfant présente des difficultés à s’endormir ou à rester endormi toute la nuit, parlez-en à votre pédiatre. Si cette personne considère que votre enfant devrait être capable de faire ses nuits ou si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Les parents sont tentés de demander au pédiatre « de combien de sommeil mon enfant a-t-il besoin ? » En règle générale, plus l’enfant est jeune, plus le nombre d’heures de sommeil est important. Cependant, si nous devions faire référence à des chiffres exacts, il n’y a pas de réponse universelle.

 

Face au sommeil, les enfants ne sont pas logés à la même enseigne. Cela signifie qu’il existe des variations au sein d’un même groupe d’âge. Certains peuvent développer leur rythme de sommeil régulier plus tôt dans leur vie que d’autres. Cela s’explique par la dimension génétique unique de l’enfant et par son tempérament distinctif. De plus, la dynamique et les circonstances familiales varient (au fil du temps) et ont un impact sur la quantité et la qualité du sommeil ainsi que sur l’endroit où l’enfant dort.

 

L’horaire de l’enfant qui sera intégré à la routine quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle devrait être celui qui convient le mieux à toute la famille. Plus il est adapté à tous les membres de la famille, plus il sera facile pour les parents de rester cohérents. Ils sont mieux placés pour établir cet horaire que les grands-parents, un pédiatre ou même un spécialiste du sommeil. Les parents peuvent être conseillés et informés quant à l’horaire idéal pour leur enfant. Néanmoins, ils devraient avoir le dernier mot et prendre la décision finale concernant le programme opportun.

 

Selon l’Académie américaine de pédiatrie, si votre bébé suit la routine 80 % du temps, les 20 % restants devraient ne pas poser de problème si vous ajustez son horaire. Il n’est donc pas nécessaire d’être rigide et inflexible en la matière. Cependant, ne prenez pas l’habitude d’ignorer son emploi du temps. Seules quelques écarts exceptionnels par mois sont recommandés.

 

Gardez le même horaire les week-ends et lorsqu’elle (il) est en vadrouille (p. ex. pendant les vacances ou à la garderie). N’oubliez pas de respecter le rythme de votre enfant et de maintenir des habitudes de sommeil normales aussi souvent que possible (à lire : Qu’est-ce qu’une bonne hygiène du sommeil ?). Lorsque vous anticipez un écart de la routine habituelle, assurez-vous que votre enfant se repose suffisamment au cours de la journée ou des deux journées précédentes. Plus elle se sentira reposée, plus elle s’adaptera aux situations extraordinaires qui déséquilibrent son rythme habituel.

 

Ci-dessous, vous trouverez les heures de sommeil optimales par groupe d’âge qui sont recommandées par la Fondation Nationale du Sommeil (National Sleep Foundation). Ce qui importe plus que le nombre d’heures de sommeil, c’est de savoir l’enfant bénéficie de suffisamment de sommeil réparateur pour se sentir reposé et éveillé pendant la journée.

 

Dodo Coaching - De combien de sommeil mon enfant a-t-il besoin?

 

Si vous avez des doutes quant à l’horaire de votre enfant, parlez-en à votre pédiatre. Discutez de sujets spécifiques tels que les routines, comment et quand elle s’endort et tout autre facteur pouvant influencer ses habitudes de sommeil.

 

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Le sommeil joue un rôle vital pour la santé et le bien-être tout au long de notre vie, au même titre que l’oxygène, l’eau et la nourriture. Une bonne alimentation est cruciale pour le développement du corps de votre bébé, tout comme le sommeil pour le développement de son cerveau. Un cerveau au repos n’est pas un cerveau à l’arrêt. Il fonctionne juste différemment que dans son état d’éveil.

Les bébés ont non seulement besoin de suffisamment de sommeil pour atteindre leur plein potentiel, mais également un sommeil de qualité. Ils doivent bénéficier d’un sommeil sain, profond et réparateur, si important pour le développement de leur cerveau. 

Le manque prolongé de sommeil de qualité peut avoir de réelles répercussions sur l’humeur, la sécurité ainsi que la santé mentale et physique de tous les membres de la famille. Le manque de sommeil d’un enfant peut affecter la relation et l’équilibre parentales. Une bonne hygiène du sommeil est essentielle dans notre vie et, surtout, dans celle de nos enfants. 

Donc, si vous craigniez que de vouloir plus de sommeil vous rende égoïste, repensez-y. Terry Cralle, infirmière diplômée, confirme qu’ « il est important de faire du sommeil une priorité familiale. En veillant à ce que votre enfant dorme bien pendant toute son enfance, vous lui offrez une vie pleine d’avantages.”

 

 

Pourquoi le sommeil est-il si important ?

La science nous démontre que si nous bénéficions du nombre nécessaire d’heures de sommeil, cela favorise le processus de l’apprentissage, augmente notre capacité de concentration, facilite le métabolisme et le contrôle du poids, réduit l’irritabilité et l’impatience, diminue le risque de souffrir de dépression et renforce notre système immunitaire. De même, des habitudes de sommeil saines sont essentielles pour favoriser le développement cognitif, comportemental, émotionnel et physique des enfants. En laissant le cerveau de votre enfant se reposer suffisamment, il apprendra mieux en maximisant sa capacité de concentration, sera moins susceptible d’avoir des sautes d’humeur, plus heureux et en meilleure santé. Dès le plus jeune âge, vous pouvez aider votre enfant à développer de bonnes habitudes pour passer des nuits paisibles. Une bonne hygiène du sommeil s’apprend dès la plus tendre enfance (à lire : Qu’est-ce qu’une bonne hygiène du sommeil ?).

Voici quelques raisons, parmi d’autres, qui expliquent pourquoi le sommeil est essentiel pour les petits :

  • Les bébés ont besoin de sommeil pour grandir physiquement. C’est pendant la nuit que 75% de l’hormone de croissance est produite.
  • Des chercheurs ont découvert que le sommeil et le système circadien sont de puissants régulateurs de notre processus immunologique. Le manque de sommeil affaiblit la capacité du système immunitaire à combattre les problèmes de santé à court terme, chroniques et aigus.
  • Le cerveau humain se développe jusqu’à l’âge de 21 ans environ. En bénéficiant d’un sommeil en quantité suffisante jusqu’à cet âge-là, l’enfant pourra atteindre le maximum de son potentiel. Le sommeil stimule son attention et sa concentration, l’aidant à acquérir de nouvelles compétences. Selon la revue médicale Sleep, « un trop peu de sommeil accumulé au cours des trois premières années de la vie est associée à l’hyperactivité / l’impulsivité et à des performances cognitives plus faibles lors de tests neurodéveloppementaux à 6 ans« .
  • En 1925, le Docteur Lewis Terman a prouvé que les enfants ayant dormi pendant de plus longues périodes présentent un QI plus élevé et obtiennent de meilleurs résultats académiques. 
  • Le sommeil est un moment privilégié pour le cerveau afin de traiter, transformer et stocker les apprentissages. Les rêves permettent aux bébés de vivre des expériences émotionnelles diurnes et de mémoriser des événements qu’ils ont vécus pendant la journée. 
  • Selon Patrick McNamara, les rêves (pendant la phase REM) aident à promouvoir l’attachement. McNamara affirme que les rêves dans lesquelles sont représentés des membres de la famille facilitent l’attachement émotionnel pendant le réveil.
  • Une étude a démontré que l’augmentation du sommeil est corrélée à un bébé facile, soit qui s’adapte facilement à des changements. Les bébés bien reposés sont plus faciles à calmer, moins sujets à la colère, à la frustration que ceux privés de sommeil. Un sommeil insuffisant nuit à la stabilisation des émotions.
  • Des recherches menées par le Docteur Miller à l’Université de Warwick ont révélé que les enfants qui dorment de manière générale moins que les autres enfants du même âge prennent plus de poids lorsqu’ils grandissent et sont globalement 58 % plus susceptibles de devenir obèses ou en surpoids. Selon le Docteur Miller, « l’étude vient confirmer le concept selon lequel le manque de sommeil est un important facteur de risque d’obésité, détectable très tôt dans la vie« .
  • Alors que nous pensions autrefois que les problèmes de sommeil étaient le symptôme de la dépression, des études ont démontré que les problèmes de sommeil peuvent en réalité précéder la dépression. La dépression est la forme la plus courante de problème de santé mentale et elle est maintenant considérée comme courante chez les enfants comme chez les adultes. Chaque année, 17 millions d’Américains souffrent de dépression et jusqu’à 1 enfant sur 33 peut en être atteint.

 

Pourquoi faut-il résoudre les problèmes de sommeil dès que possible ?

Les bienfaits du sommeil ne se manifestent pas seulement dans le développement du nourrisson, ils ont aussi un impact majeur sur l’unité familiale. Un enchaînement de nuits interrompues cause non seulement des dommages pour votre bébé, mais peut aussi avoir un impact sur votre santé physique et mentale. 

Si la naissance est un événement heureux qui marque la vie d’un couple, elle provoque des changements irréversibles, pas toujours dans le sens positif. La fatigue et les cris peuvent vous précipiter, vous et votre partenaire, dans une zone de turbulence, jusqu’à mettre votre couple en danger. 

Une recherche, menée par l’Université de Berkeley auprès de 2’000 parents, avait pour objectif de déterminer l’impact du sommeil d’un enfant sur l’équilibre parental. Il révèle que les parents dorment en moyenne 6 heures par nuit et ont du mal à gérer le manque de sommeil.

30 % des parents divorcés ou séparés mentionnent que la principale raison qui a déclenché leur séparation est l’insomnie causée par les pleurs de leur bébé. Au-delà d’une durée de sommeil insuffisante pour les jeunes parents, c’est la durée de sommeil ininterrompu qui est invoquée. Au moins 5 heures de sommeil ininterrompu seraient nécessaires pour bien se concentrer et pour réduire le risque de dépression post-partum. 

Parmi les personnes interrogées, 11 % ont admis avoir fait semblant de dormir lorsque les pleurs de leur bébé les réveillaient, laissant leur partenaire s’occuper de l’enfant. La même proportion des parents affirme fermer la porte afin de cesser entendre les cris. Selon le psychiatre Bernard Geberowicz, 100 % des parents connaîtraient des turbulences à l’arrivée de leur premier bébé. Il affirme également que 20 à 25 % des couples se séparent après quatre ou cinq ans de cohabitation, ce qui coïncide souvent avec les débuts de la parentalité. 

En plus de créer le chaos dans la vie quotidienne d’un couple, le manque de sommeil peut avoir les conséquences suivantes pour les adultes :

  • Se sentir moins alerte 
  • Avoir une durée d’attention plus courte
  • Travailler moins efficacement
  • Sentir de la tristesse ou même être dépressif
  • Se sentir stressé et être angoissé
  • Avoir moins d’énergie pour participer à des activités sociales ou pour sortir de la maison
  • S’irriter et être sur la défensive
  • Se sentir fatigué en permanence
  • Avoir un système immunitaire plus faible
  • Risque accru de troubles du sommeil, d’appétit inhabituel, de diabète, d’accidents (de voiture), d’Alzheimer et de démence.

L’amélioration du sommeil de votre bébé présente des avantages importants qui vont au-delà de son développement. En tant que parents privés de sommeil, prenez les initiatives nécessaires le plus tôt possible pour remettre votre vie sur les rails. Si vous avez besoin de réconfort, de soutien ou de conseils, parlez-en à votre médecin de famille ou à votre pédiatre.  Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi sans plus attendre pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Un sommeil de bonne qualité est essentiel pour les enfants, tout comme pour ses parents. Dormir nous aide à nous sentir physiquement et mentalement reposés.

Personne n’aime se réveiller aux aurores en entendant des pleurs ou des cris. Il vous arrive probablement de penser avec nostalgie aux grasses matinées que vous faisiez avant l’arrivée de votre petit bout d’chou. La bonne nouvelle c’est qu’il existe des solutions pour retarder le moment de son réveil mais il faudra vous montrer patient et cohérent.

 

Qu’est-ce qu’un lève-tôt ?

 

Un enfant « lève-tôt » se réveille avant 6 heures du matin et ne parvient pas à se rendormir sans votre intervention ou ne parvient pas à se maintenir éveillé jusqu’à l’heure de sa première sieste. Il gémit, pleure ou crie pour vous faire comprendre qu’il a besoin de vous pour se rendormir. Sachez qu’un enfant de plus de 6 mois, en bonne santé et bénéficiant d’assez de sommeil, devrait se réveiller entre 6 heures et 8 heures du matin.

 

Pourquoi votre enfant est-il un lève-tôt ?

 

Lorsque vous êtes confronté à ses problèmes de sommeil, il est important de clairement distinguer les causes et les symptômes y relatifs. Votre objectif sera de comprendre quels facteurs causent les problèmes et pourquoi ils existent. Si vous ne vous préoccupez que des symptômes, votre situation ne s’améliorera que temporairement. Dès lors que les causes n’auront pas été supprimées, les symptômes réapparaîtront rapidement.

 

8 raisons peuvent expliquer pourquoi votre petit souhaite commencer sa journée avant 6 heures du matin. Une fois que vous aurez identifié la raison qui explique votre situation actuelle, il sera plus facile de mettre une solution adéquate en place.

 

1.Un problème de santé

Lorsqu’un bébé est malade, il réveille habituellement ses parents pour les avertir qu’il ne se sent pas bien. Lorsque son état de santé n’est pas au beau fixe, un bébé communique sa douleur et son mal-être, même au beau milieu de la nuit. Sachez par exemple qu’une otite est d’autant plus douloureuse lorsque l’enfant est couché. Soyez très attentif à ses pleurs (leur vivacité et leur intensité) ainsi qu’à sa température corporelle. En cas de doutes ou de symptômes apparents, contactez votre pédiatre sans attendre. 

De même, les allergies, les coliques et un rhume peuvent temporairement perturber le sommeil de votre enfant.

Une autre cause fréquemment observée mais encore trop peu souvent diagnostiquée est l’apnée obstructive du sommeil. Environ 3% des enfants en souffriraient. Pour vérifier si votre bambin est sujet aux apnées, répondez aux questions suivantes :

  • Votre enfant ronfle-t-il ?
  • Son lit est-il mouillé par la transpiration ?
  • Semble-t-il agité pendant son sommeil ?
  • Votre enfant respire-t-il fortement par la bouche en dormant ?

Si vous répondez par l’affirmative pour chacune des questions précédentes, contactez votre pédiatre et demandez-lui de vérifier ses amygdales et ses adénoïdes.

Les poussées dentaires ne se classent pas vraiment dans la catégorie des soucis de santé. Elles constituent plutôt une étape incontournable du développement d’un enfant âgé entre 6 et 30 mois. Néanmoins, ces épisodes peuvent fortement perturber le sommeil. Sachez que ce n’est seulement lorsque votre petit présente des signes de gêne, de douleur et se sent grognon en journée que la poussée dentaire pourrait véritablement troubler son sommeil. S’il ne s’en plaint pas pendant les moments d’éveil, je vous invite à prendre connaissance des autres raisons possibles pouvant expliquer un réveil trop matinal.

Pour toutes ces causes médicales et les gènes physiques vous ne pourrez malheureusement pas agir seul afin de faire reculer l’heure du réveil. La source de problème est hors de votre portée. Il vous faudra consulter votre pédiatre ou un spécialiste pour obtenir une solution d’ordre médical. 

 

2. La faim

Les besoins de votre enfant évoluent au fil des semaines et des mois. La taille de l’estomac d’un nouveau-né est bien trop petite pour qu’il puisse dormir toute une nuit sans manger. En moyenne, il devrait être nourri toutes les deux à trois heures. En grandissant, il pourra manger de plus grande quantité en journée, ce qui devrait vous permettre de réduire le nombre des repas nocturnes. 

Pour vous assurer que la faim ne perturbe pas le sommeil de votre enfant, vérifiez régulièrement auprès de votre médecin que la fréquence des repas et les quantités consommées en journée correspondent à ses besoins en apports nutritionnels en tenant compte de son âge. Si vous allaitez, demandez conseil à votre consultante en allaitement.

 

3. Des siestes trop courtes

Les enfants ne fonctionnent pas exactement comme les adultes en matière de sommeil. Nous avons tendance à penser que si un enfant ne fait pas de sieste, il récupéra les heures de sommeil manquées la nuit en dormant plus longtemps le lendemain matin. En réalité, le sommeil engendre le sommeil. Cela peut sembler insensé mais au plus un enfant dort en journée, au plus longtemps il dormira le matin. 

Si votre enfant ne se repose pas assez en journée ou ne bénéficie pas d’un sommeil de bonne qualité (par exemple parce qu’elle en dort dans la poussette ou dans la voiture), un réveil trop matinal peut en être la conséquence désagréable.

Je vous invite à lire “De combien de sommeil mon enfant a-t-il besoin?” pour connaître la moyenne d’heures recommandée pour votre enfant sur la base de son âge. 

 

4. Trop de luminosité dans la pièce

Lorsque vous faites irruption dans la chambre de votre bout d’chou, est-il nécessaire d’allumer la lumière pour éviter que vous ne vous cogniez aux meubles ? Si ce n’est pas le cas, il est possible que la lumière éclaire trop la pièce et soit la cause de votre problème. Les paupières fines de votre enfant ne permettent pas de bloquer la lumière alors que son rythme circadien (horloge interne) en dépend fortement. En effet, à partir de du deuxième mois, un bébé parvient à distinguer le jour de la nuit grâce à la lumière qui lui sert de repère naturel. En pensant apercevoir les rayons du soleil, votre enfant s’imagine qu’il est l’heure de se réveiller. 

Pour pallier à ce problème, pensez à installer des stores ou des rideaux occultant afin de bloquer la lumière du jour pendant les siestes et au petit matin. Ces accessoires ne servent pas seulement à décorer la chambre. Ils régulent également le niveau de clarté de la pièce et améliore ainsi la qualité du sommeil. Le niveau idéal d’obscurité devrait vous empêcher de voir votre main lorsque vous étendez le bras.

Évitez également les siestes dans la poussette ou dans la voiture car les enfants ne bénéficient que d’un sommeil léger dans ces conditions-là à cause de la luminosité probablement gênante.

 

5. L’ignorance des signes de fatigue 

Un enfant exténué a généralement besoin de plus de temps pour s’endormir et se réveille plus souvent pendant la nuit. Sachez que si vous ratez l’heure naturelle d’endormissement de votre enfant, l’hormone liée au stress (soit le cortisol) la restimulera. À ce moment-là, il retrouvera de l’énergie comme s’il avait bu un RedBull. Il deviendra plus agité et sera plus difficile à calmer. Un bambin en manque de sommeil est également plus sujet à des cauchemars.

Les signes de fatigue indicatifs pouvant être repérés par les parents sont les suivants :

  • frottement des yeux
  • bâillements
  • ralentissement de l’activité 
  • apathie 
  • mollesse
  • mouvements plus lents et maladroits
  • diminution de l’expression verbale 
  • succion plus faible ou ralentie 
  • succion du pouce ou de la tétine
  • caresses du doudou, d’une bout de tissu ou d’une partie du corps d’un parent
  • jeu avec les cheveux d’un parent
  • regard dans le vide 
  • gémissement et agitations
  • perte d’intérêt pour les personnes et les jouets à proximité

Si vous voyez que votre enfant somnole, se frotte les yeux, est irritable ou inconsolable (ou tout autre signe mentionné ci-avant), même après avoir mangé, il a probablement atteint le stade de la fatigue. Ne tardez pas à la mettre au lit, quitte à abréger la routine du coucher. Cela vaut aussi bien pour les siestes que pour le soir. 

De plus, pour vous assurer que votre petite ne soit pas trop fatiguée le soir, il ne peut y avoir plus de 4 à 5 heures entre la fin de sa dernière sieste et du coucher.

Dès lors que chaque bambin est unique, il n’existe pas un horaire universel. Afin de programmer idéalement les moments de repos de votre enfant, gardez un journal de bord pendant une semaine ou deux. Indiquez-y les moments où vous apercevez des signes de fatigue ainsi que l’heure à laquelle vous le couchez. Vous établirez ainsi un horaire qui vous assurera que votre petit ne sera pas trop épuisé lorsqu’il est mis au lit. 

 

6. Trop somnolent au moment du coucher

Tout comme parler et marcher, trouver le sommeil est une compétence qui s’enseigne et s’apprend. Vous pouvez être le coach de votre petite dans son apprentissage au sommeil en le mettant au lit somnolent mais éveillé. Les premières semaines, Bébé peut trouver les bras de Morphée en étant au sein ou avec un biberon en bouche. Après 8 semaines, ses journées sont plus structurées. C’est alors le moment idéal pour lui apprendre à se calmer et à s’endormir seul. Après le deuxième mois, vous pouvez essayer de mettre votre bébé au lit somnolent mais éveillé au moins une fois par jour. « Somnolent mais éveillé » signifie qu’il sait qui le met au lit et où il se trouve avant de s’endormir. De cette façon, il ne panique pas au réveil et se demande comment il s’est retrouvé à cet endroit.

Le meilleur moment de la journée pour initier cet apprentissage au sommeil est la sieste matinale. S’il s’est endormi pendant la routine de la sieste, réveillez-le doucement avant de la mettre au lit. S’il n’apprécie pas cette tentative, reprenez-le dans vos bras et rassurez-le. Essayez l’expérience une fois par jour et manière quotidienne. Une fois qu’il parvient à s’endormir seul le matin, suivez le même processus pour la sieste de l’après-midi et au coucher. Grâce à cette technique, il apprendra qu’il n’a pas besoin de votre présence pour s’endormir, même lorsqu’il se réveille au milieu de la nuit.

 

7. L’existence d’associations au sommeil négatives

Le terme « association au sommeil » regroupe toutes les actions qui aident un bébé à s’endormir. Les enfants de tout âge, et même les adultes, ont des associations au sommeil, qu’ils en soient conscients ou non.

Les associations au sommeil négatives impliquent généralement un parent qui entreprends un ou plusieurs des actes suivants afin d’aider son enfant à s’endormir:

  • Laisser le bébé s’endormir au sein ou au biberon 
  • Bercer le bébé 
  • Lui chanter un berceuse
  • Caresser son dos ou son ventre
  • Dormir à côté de son berceau
  • Tenir la main ou le doigt de bébé 
  • Conduire une voiture ou se balader avec la poussette 
  • Amener bébé dans le lit parental après un réveil nocturne

Si votre petit n’a pas encore appris à s’endormir seul, il ne parviendra très probablement pas à se rendormir en pleine nuit sans votre aide. Votre but sera de remplacer les associations de sommeil négatives par celles qui sont positives.

Les associations de sommeil positives impliquent généralement que le bébé fasse appel à des techniques pour se calmer et s’endormir paisiblement, sans que les parents ne doivent intervenir :

  • Mordre, frotter ou tenir un doudou ou un bout de tissu
  • Sucer un ou plusieurs doigts
  • Sucer une tétine
  • Frapper les pieds contre le matelas de berceau
  • Frapper la tête contre les barreaux du lit
  • Basculer d’avant en arrière
  • Émettre des petits sons 
  • Écouter le son émis par un appareil à bruit blanc

 

8. Une heure du coucher trop tardive

L’heure idéale pour coucher un enfant se situe entre 19 heures et 20 heures. Si vous la coucher avant 19 heures, vous risquez d’être réveillé tôt le lendemain matin car les enfants dorment normalement entre 11 et 12 heures. Si l’heure à laquelle votre bébé est mis au lit se situe au-delà de cet intervalle, vous prenez le risque qu’il se trouve dans un état de somnolence avancé au moment d’aller se coucher, ou au contraire trop agitée. Dans ce cas, pensez à avancer son heure du coucher pour éviter qu’il ne soit trop épuisé en fin de journée. 

Soyez attentifs aux signes de fatigues mentionnés ci-avant pour déterminer le moment idéal pour mettre votre enfant au lit. Les parents justifient souvent un coucher plus tardif par le fait qu’un ou les deux parents rentrent tard le soir et souhaitent passer un moment agréable avec leur enfant. Dans ces cas-là, je conseille d’en profiter plutôt le matin, avant de partir au travail. Lui offrir un sommeil et de qualité et en quantité suffisante devrait être votre priorité. Il a été prouvé que dormir suffisamment favorise, entre autres, le développement physique, le renforcement de du système immunitaire, la gestion des émotions et l’apprentissage d’un enfant.

 

Est-ce possible que mon enfant soit un petit dormeur?

Certains parents m’ont confié être des petits dormeurs et pensent que leur progéniture est identique. Même si vous avez l’impression que votre enfant n’a pas besoin de beaucoup de sommeil, sachez que tous les petits, sans exception, doivent bénéficier d’énormément de temps de repos pour bien se développer

Dans le cas où votre bambin se lève régulièrement avant 6 heures du matin, repassez en revue la liste des facteurs causant des levés trop matinaux et identifiez la ou les causes qui pourraient pousser votre enfant à se lever avant l’aube

Sachez que si vous modifiez un ou plusieurs éléments de votre routine pour retarder l’heure du réveil, le changement n’apparaitra pas soudainement du jour au lendemain. Le processus d’ajustement peut prendre des jours, voire des semaines. Seuls les parents patients et persévérants parviendront à atteindre leur objectif.

 

Si vous avez des doutes quant aux habitudes de sommeil de votre enfant, ne les laissez pas sans réponse. Discutez-en avec votre pédiatre si vous pensez que votre tout-petit peine à s’endormir ou à rester endormi jusqu’à 6 heures du matin, surtout s’il s’agit d’une nouvelle habitude. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi sans plus attendre pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Vous avez probablement découvert que votre petit ange n’est plus si petit, ou vous avez surpris votre tout-petit en train de grimper les barreaux de son lit. Vous vous demandez peut-être si le moment n’est pas venu d’aller acheter un lit de grand.

Trouvez le bon moment

Lorsque vous planifiez cette transition, il est préférable que votre enfant soit âgé d’au moins de deux ans et demi . Je demande même aux parents de repousser ce délai à 3 ans si cela leur semble possible. Vers cet âge, les enfants montrent généralement des signes de maturité et ont le niveau d’aptitudes requis pour suivre les règles de l’heure du coucher. À cet âge, ils commencent à comprendre le concept de « rester au lit jusqu’au lendemain matin ».

L’Académie américaine de pédiatrie se réfère à la taille de 90 cm afin de déterminer ce moment idéal. Vous pouvez aussi vérifier si la barrière de son lit tombe sous sa poitrine lorsque il est debout dans le lit (le matelas doit être mise dans la plus basse position). Si c’est le cas, vous pouvez décider qu’il est temps de faire la transition.

Les parents qui agissent trop tôt luttent souvent pour endormir leur enfant et le faire rester dans sa chambre toute la nuit. Si c’est votre cas, je vous recommande de mettre un ou  plusieurs matelas autour du lit pour éviter des blessures possibles lorsque votre petit ninja en sort. Pour vous rassurer davantage, installez des loquets de sécurité pour enfants sur les commodes et une barrière devant la porte de sa chambre. Et si possible, retardez le plus possible la transition jusqu’à ce que votre enfant ait 3 ans.

 

L’approche Montessori

Selon le Docteur Maria Montessori, nous ne devrions pas « forcer » nos enfants à dormir. Ils sont naturellement capables de s’endormir lorsqu’ils se sentent fatigués. Et s’ils ne sont pas fatigués, ils devraient avoir toute la liberté d’explorer leur environnement. C’est pourquoi Montessori recommande que les bébés dorment, dès la naissance, dans un lit sans barreaux (bien sûr, vous devriez co-dormir ou partager la chambre jusqu’à ce que votre enfant puisse dormir en toute sécurité dans un lit dans sa propre chambre). Cependant, vous devriez tenir compte du fait qu’en tant que parents, vous aussi, vous avez besoin de repos! 

Le principe clé de la méthode Montessori est de donner à l’enfant la possibilité de se déplacer dans la chambre, lui permettant de se lever et de s’occuper seul. En posant le matelas sur le sol, il n’aura pas besoin de votre intervention et ne se blessera pas en sortant du lit. De plus, il profite d’une vue dégagée de sa chambre. Sa vision n’est pas limitée par des barreaux.

Pour certains parents, la méthode Montessori offre aussi un certain soulagement. Leur enfant ne crie plus le matin ou à la fin d’une sieste. Il en sort par lui-même de son lit. De même, s’il se réveille la nuit, plutôt que d’appeler ses parents, il peut les rejoindre dans leur chambre (un avantage qui, pour beaucoup, peut être perçu comme un désavantage). D’autres aiment aussi que leur enfant ait l’occasion d’aller se coucher tout seul lorsqu’il se sent fatigué. Il peut également rester dans sa chambre le matin pour jouer quand il est réveillé.

Cependant, l’approche Montessori a ses limites et peut compliquer l’heure du coucher. Votre enfant doit passer par une période d’apprentissage si vous ne voulez pas qu’il envahisse vos activités nocturnes. Si votre tout-petit ne peut vraiment pas faire la différence entre le temps de jouer et le temps de dormir, remettez-le dans un lit à barreaux. Les parents confrontés à ce dilemme ont l’impression de faire un pas en arrière avec cette solution. Néanmoins, l’approche Montessori n’est pas idéale pour chaque enfant ou famille. Mon but est d’apporter la meilleure solution pour le bien-être de tous les membres de la famille, et non de compliquer leur vie. 

 

7 conseils pour faire la transition en douceur

En parcourant les paragraphes précédents, vous avez peut-être décidé que le moment est venu de faire dormir votre enfant dans un lit de grand. Pourtant, en même temps, vous avez encore des doutes quant à la démarche à suivre pour faire accepter ce changement à votre petit. Il s’agit d’une étape cruciale dans son développement qui requiert de la préparation et de la patience. 

Cette transition n’est pas idéale à entreprendre si vous coachez votre enfant pour qu’il apprenne à dormir seul, si vous prévoyez de déménager ou si un petit frère ou une petite sœur est sur le point de montrer le bout de son nez. Entreprendre cette démarche pendant que d’autres évènements importants se produisent dans votre vie ne fera qu’ajouter plus de stress pour vous et votre enfant.

Si vous n’avez plus de doutes et souhaitez sauter le pas, voici 7 conseils qui faciliteront votre passage à l’acte.

 

Conseil #1: Parlez de sa transition plusieurs jours à l’avance.

La pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto, auteure du livre « Les étapes sous-jacentes de l’enfance« , souligne l’importance de la communication au sein de la famille : « Il est indispensable d’expliquer à un jeune enfant ce qui lui arrive et ce qu’on fait qui le concerne. […] Il comprend tout. Et s’il ne comprend pas au moment où on le lui dit, il le comprend au moment où il le vit.[…] Tous les mots nous sont dit avant qu’on en sache le sens. C’est quand on vit les choses et que les mots ont été justes que l’on comprend leur sens et que l’on réalise la justesse de ce qui a été dit. C’est pour cela qu’il est essentiel, pour des rapports de confiance entre parents et enfants, que les choses soient dites par les parents et que ce soit la vérité qu’ils disent », aussi bouleversante soit-elle.

Si vous utilisez un langage simple et expliquez à votre tout-petit qu’il aura un tout nouveau lit très bientôt pour dormir, alors ce ne sera pas un choc le jour J. Choisissez un moment idéal pour avoir une réunion de famille pour aborder le changement à venir (par exemple, le samedi ou le dimanche matin ou en fin d’après-midi, lorsque votre enfant est dans les meilleures conditions pour vous écouter attentivement). Eteignez toutes les sources de nuisances potentielles (télévision, téléphone, ordinateur, etc). Votre enfant devrait être bien informé afin de se préparer au changement. Vous pouvez aussi expliquer pourquoi avoir un lit de grand est une expérience incroyable.

Conseil #2: Fixez des règles claires et respectez-les 

Lors de votre réunion de famille, expliquez clairement ce que vous attendez de votre enfant une fois le lit installé. Votre enfant testera les limites en demandant à boire de l’eau, à garder la lumière allumée, à se rendre aux toilettes ou à garder la porte légèrement ouverte. Essayez de répondre à ses besoins avant l’heure du coucher afin qu’il ne les utilise pas pour retarder l’heure du coucher. 

Ainsi, lors de votre petite réunion, mentionnez 3 à 4 règles à respecter. Évitez les règles formulées d’une façon négative. Voici quelques exemples de comportements positifs à encourager :

  • Endors-toi sans demander à maman ou papa de rester à côté de toi (ou de te tenir la main).
  • Reste tranquillement dans ton lit ou dans ta chambre jusqu’à 6 heures du matin (ou jusqu’à ce que maman ou papa vienne te chercher).
  • Rendors-toi tout seul si tu te réveilles pendant la nuit.
  • Vas te coucher tranquillement pour la sieste.

Le tableau des récompenses est un outil efficace pour encourager un changement de comportement. Pour s’assurer que les règles à suivre soient bien comprises, rappelez-les lui à chaque soir. Récompensez votre enfant pour avoir suivi les 3 ou 4 principes en distribuant tous les matins un autocollant pour chaque règle respectée. Vous pouvez aussi en parler pendant la journée, en mettant en avant ses progrès, en lui rappelant les habitudes de sommeil souhaitées. N’apportez pas trop d’attention à ses échecs passés.

Conseil #3: Laissez votre enfant être l’acteur principal dans ce projet

Pour impliquer votre enfant davantage dans cette phase développementale, emmenez votre enfant faire du shopping. Laissez-le choisir son nouveau lit, les draps et d’autres articles pouvant décorer sa chambre de grand. Assurez-vous que les accessoires choisis créent un environnement de sommeil paisible et sécurisé (à lire: Comment agencer la chambre de mon enfant pour un meilleur sommeil).

Avec son lit de grand, vous lui donnez plus de liberté, de responsabilité et de choix. Incitez votre enfant à prendre des décisions tout en gardant un certain contrôle. Laissez-le décider quel pyjama il portera, quelle histoire vous lirez et quel doudou partagera son lit. S’il prend trop de temps à se décider, offrez-lui 2 ou 3 options parmis lesquelles il devra choisir. Faites-le également participer à l’élaboration de son tableau des récompenses. Laissez-le choisir les autocollants et la récompense que vous offrirez après une semaine couronnée de succès.

Conseil #4: Placez le nouveau lit au même endroit 

Il est préférable que son lit de grand soit installé au même endroit où se trouvait le lit à barreaux. Cela facilitera l’adaptation et l’acceptation de s’endormir dans un nouveau lit. Placer son lit à un autre endroit pourrait dès lors perturber son sommeil. 

Conseil #5: Faites le test pendant la sieste

Un nouveau lit peut être vraiment excitant pour votre tout-petit et, en même temps, effrayant. Le laisser faire la sieste dans son nouveau lit pendant la journée avant de l’utiliser la nuit est un excellent moyen de faciliter la transition. Un nouveau lit peut sembler moins intimidant si le tout-petit y dort pendant la sieste.

Conseil #6: Suivez la même routine du coucher

Pour qu’il associe facilement son nouveau lit au sommeil, il est essentiel de se tenir à votre routine habituelle du coucher. Les enfants se sentent en sécurité lorsque des rituels sont mis en place car ils savent à quoi s’attendre et cela aide à établir des habitudes de sommeil saines (à lire : Qu’est-ce qu’une bonne hygiène de sommeil). Par conséquent, la répétition des activités nocturnes qui se déroulent dans sa chambre et suivre un horaire quotidien identique facilitera la transition en douceur. Vous pouvez aussi rassurez votre tout-petit en promettant de jeter un oeil à sa chambre plusieurs fois dans la soirée, avant que vous alliez dormir. 

Conseil #7: Restez patient et cohérent

Il est possible que vous soyez confrontés à de nouvelles difficultés à la suite de la transition. La suppression des barreaux peut être associé à la disparition de certaines limites pour un enfant. Fixez des objectifs clairs et donnez-lui le temps nécessaire de comprendre et d’appliquer les nouvelles règles. Lorsque un enfant empêche les parents de dormir la nuit, ils se sentent fatigués, plus irritables et perdent facilement patience. Dans le cas où vous traversez cette période de transition comme un zombie, essayez de rester positif et compréhensif. Une réaction négative liée au comportement d’un enfant peut parfois aggraver un problème de sommeil temporaire (à lire : Comment puis-je savoir si mon enfant a des problèmes de sommeil ?)

Quelle que soit la méthode d’apprentissage au sommeil que vous décidez d’appliquer, la cohérence est le facteur clé qui garantit le succès (à lire : Pourquoi l’entraînement au sommeil ne fonctionne-t-il pas ?). Par conséquent, assurez-vous de bien réfléchir aux règles que vous souhaitez faire respecter et tenez-vous-y pendant toute la période de transition. 

 

Préparez-vous à des perturbations temporaires

Votre tout-petit découvrira certaines libertés et pourrait être tenté de se lever pendant la soirée et la nuit alors qu’il serait censé dormir (à lire : Comment apprendre à mon enfant à rester au lit ?).

Certains psychologues associent certains troubles du sommeil au complexe d’Œdipe. Entre 3 et 6 ans, les enfants deviennent inconsciemment sexuellement attachés aux parents du sexe opposé. En raison du comportement œdipien, ils peuvent entrer dans le salon ou dans la chambre des parents pendant qu’ils dorment. Les tout-petits peuvent aussi refuser de dormir seuls et essayer de briser les soirées en tête-à-tête des parents. C’est aussi la période caractérisée par l’appartition de cauchemars.

Si votre tout-petit a rejoint la chambre parentale, ramenez-le calmement à son lit et dites-lui qu’il doit y rester tranquillement et s’endormir tout seul. Ne réagissez pas de façon excessive pour éviter de stimuler votre enfant. Il pourrait réaliser qu’il vaut mieux agir ainsi afin d’attirer votre attention plutôt que de se retrouver seul dans sa chambre. Une fois qu’il est de retour au lit, dites-lui brièvement qu’il a été sage, rappelez-lui éventuellement le tableau des récompenses et quittez la pièce.

Si vous avez décidé d’entreprendre les démarches pour aider votre enfant à faire la transition, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter et bonne chance ! Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil de votre enfant, prenez rendez-vous avec moi pour que nous en discutions. Votre première consultation est gratuite et sans engagement.

Un enfant âgé de deux à trois ans a besoin d’environ 11 heures de dodo par nuit, plus une sieste d’une heure à deux heures l’après-midi. Le corps et le cerveau des enfants de quatre ans ont besoin de 11,5 heures de sommeil la nuit pour se reposer, et la majorité d’entre eux remplacent la sieste quotidienne par quarante-cinq minutes de calme chaque après-midi. Certains s’adonne à une sieste occasionnelle. Les enfants de cinq ans dorment jusqu’à 11 heures par nuit (A lire : Combien de sommeil mon enfant a-t-il besoin ?).

C’est non seulement la structure du sommeil qui évolue avec les années, mais l’environnement du sommeil se modifie également. Les bébé grandissent et deviennent des bambins qui découvrent le plaisir du lit de grand. La transition du lit à barreaux s’effectue généralement lorsque l’enfant est âgé entre 2,5 et 3 ans (A lire : Comment passer du lit à barreaux au grand lit ?). Il est considéré qu’à cet âge les enfants ont la capacité cognitive de comprendre le concept de « rester dans son lit toute la nuit ». 

C’est également vers cet âge que les tout-petits aiment pousser les limites. Les amener au lit et les convaincre d’y rester peut donc devenir un nouveau défi. Que votre enfant teste vos limites est tout à fait normal. L’heure du coucher peut devenir une bataille épuisante, même si vous suivez votre routine du coucher habituelle. Les enfants trouvent des tactiques créatives lorsqu’il s’agit de retarder l’heure du coucher. Ainsi, votre petit voudra peut-être explorer la maison, vous demandera de l’eau (ce qui entraînera plus de réveils au milieu de la nuit) ou trouvera une autre excuse pour s’échapper de sa chambre. Votre objectif sera d’anticiper et de gérer les besoins de votre enfant avant l’heure du coucher afin qu’il ne les utilise pas comme excuses pour éviter de s’endormir.

Les informations suivantes devraient vous aider à définir votre stratégie pour que votre bambin reste au lit jusqu’au lendemain matin.

1. Planifiez une discussion familiale

La communication est essentielle dans la relation parent-enfant. Vous ne pouvez vous attendre à ce que votre enfant change son comportement qu’à partir du moment où vous avez parlé du « quoi », du « comment », du « quand » et du « pourquoi ». Choisissez un moment idéal pour avoir une réunion de famille paisible (samedi ou dimanche matin ou fin d’après-midi, lorsque votre enfant est dans les meilleures conditions pour écouter attentivement) et éteignez toutes les sources de nuisances potentielles (télévision, téléphone, ordinateur, etc.). Votre tout-petit devrait être clairement informé de ce qu’on attend de lui et se préparer à certains changements. Un enfant de 3 ans devrait être assez mature pour comprendre ce que ses parents lui expliquent. La discussion doit venir des deux côtés et l’enfant peut participer à la définition du processus (p. ex. choisir son toutou, préparer le tableau pour les autocollants ou acheter des autocollants).

2. Aidez-vous d’un tableau des récompenses

Au cours de la discussion familiale, les parents établissent des attentes bien définies et énoncent clairement les habitudes de sommeil que leur enfant doit suivre, tel qu’indiqué sur le tableau autocollant. Les bonnes manières de sommeil devraient encourager une attitude positive. Évitez donc les règles formulées en termes négatifs. Voici 4 comportements positifs notables à promouvoir :

  • Endors-toi sans demander à maman ou papa de rester à côté de toi (ou de te tenir la main).
  • Reste tranquillement dans ton lit ou dans ta chambre jusqu’à 6 heures du matin (ou jusqu’à ce que maman ou papa vienne te chercher).
  • Rendors-toi tout seul si tu te réveilles pendant la nuit.
  • Vas te coucher tranquillement pour la sieste.

Le tableau des récompenses est un outil efficace pour encourager un changement de comportement. Pour s’assurer que les règles à suivre soient bien comprises, rappelez-les lui à chaque soir. Récompensez votre enfant pour avoir suivi les 3 ou 4 principes en distribuant tous les matins un autocollant pour chaque règle respectée. Vous pouvez aussi en parler pendant la journée, en mettant en avant ses progrès, en lui rappelant les habitudes de sommeil souhaitées. N’apportez pas trop d’attention à ses échecs passés.

Faites-lui aussi participer à l’organisation des tableaux d’autocollants, laissez-le choisir les autocollants et la récompense qu’il obtiendra après avoir accompli avec succès une semaine de bonnes manières de sommeil.

3. Choisissez une heure du coucher approprié

Votre enfant devrait dormir entre 19 h et 20 h. L’heure tardive du coucher ne l’obligera pas à se réveiller plus tard le matin, mais plutôt à se fatiguer à l’excès. En restant éveillé trop tard, il agira comme si il avait bu un Red Bull. Les enfants épuisés ont plus de mal à s’endormir, on tendance à se réveiller plus souvent la nuit et on de la difficulté à se rendormir s’ils se réveillent trop tôt. Les tout-petits qui manquent de sommeil ont aussi plus tendance à avoir des terreurs nocturnes. En repoussant l’heure du coucher de votre enfant, vous obtenez le contraire de l’effet voulu. Alors, faites exactement le contraire de ce que la plupart des gens pensent : prévoyez une heure de coucher plus tôt pour aider votre enfant à dormir un peu plus tard le matin.

4. Respectez la routine

Suivez la routine habituelle et prévisible à la même heure chaque soir, pour que votre tout-petit sache toujours à quoi s’attendre. Laissez-le prendre un bain, manger, se brosser les dents, lire une histoire et aller aux toilettes avant de le border avec sa peluche préférée (lire : Qu’est-ce qu’une bonne hygiène du sommeil). 

5. Donnez-lui le sentiment de contrôle

Laissez-le faire des choix à l’heure du coucher. Il peut choisir quel pyjama porter, quelles histoires il veut entendre ou avec quel animal en peluche il s’endort. Pour que ce soit court et simple pour lui, pré-sélectionnez 2 ou 3 éléments parmi lesquels il peut choisir. 

6. Atténuez l’anxiété de la séparation

Si votre tout-petit montre des signes d’anxiété de séparation (pleurs lorsque vous partez, peur excessive d’être seul, refus d’aller au lit si vous ne restez pas à ses côtés, cauchemars de séparation, etc.), pensez à prolonger la routine du coucher pour passer du bon temps avec lui. Un objet de transition (p. ex. une couverture ou un toutou) pourrait l’aider à lutter contre l’anxiété de séparation ou à combattre les peurs nocturnes. 

De plus, promettez de vérifier qu’il va bien avant d’aller au lit et dites-lui le lendemain à quel point il est adorable quand il dort. Cela lui prouvera que vous êtes effectivement allé le voir et l’aidera à le rassurer. Si votre enfant résiste à s’endormir seul, le Mobilis est une méthode efficace pour lui apprendre à se calmer. Après 14 jours, il devrait pouvoir dormir tout seul et toute la nuit.

7. Installez un barrière de sécurité

Dans certaines situations, les parents devront peut-être mettre en place des limites physiques. Lorsqu’un enfant se lève et quitte la chambre à coucher à plusieurs reprises, les parents peuvent installer une barrière pour le garder dans une pièce à l’épreuve des enfants, l’empêcher de se promener dans la maison et lui apprendre à rester dans sa chambre jusqu’à ce que maman ou papa vienne le chercher.

8. Rassurez-le après un cauchemar

Les cauchemars surviennent pendant le sommeil paradoxal et vers la fin d’une période de sommeil. Un enfant peut se souvenir de rêves et de cauchemars (par opposition aux terreurs nocturnes qui se produisent pendant le sommeil non-REM, ce qui signifie que les enfants ne se souviennent pas de la peur le lendemain lorsque les parents demandent ce qui s’est passé pendant la nuit). Les cauchemars sont très fréquents et font partie du développement normal. Ils commencent souvent vers l’âge de 2 ans.

Si votre enfant se réveille à cause d’un cauchemar, allez dans sa chambre et réconfortez-le. Il voudra que vous restiez à ses côtés et que vous ne le laissiez pas seul. Laissez-le vous parler de son cauchemar, donnez-lui le temps de se calmer et de quitter sa chambre quand il sera prêt à se rendormir. Faites attention de ne pas créer ou rétablir une béquille du sommeil (p. ex. pas de dodo à côté du lit de l’enfant et pas trop de cajolement) lorsque vous le réconfortez.

Si votre enfant fait souvent des cauchemars, cela peut être un signe de stress ou d’anxiété. Demandez-lui ce qui l’inquiète dans l’identification du déclencheur (p. ex. nouvelle école ou nouvelle maison, apprentissage de la propreté, décès d’un parent ou d’un animal domestique, d’une petite sœur ou d’un frère). Parler peut aider à dissiper les craintes ou à prévenir l’accumulation de sentiments stressants. De plus, évitez les émissions de télévision stimulantes, les films d’horreur, les jeux vidéo et les livres pendant la journée, et certainement pendant l’heure du coucher. Si vous ne pouvez pas déterminer ce qui la dérange, demandez conseil à votre pédiatre. 

9.  Allumez une veilleuse

Laisser une veilleuse allumée peut aider à soulager l’anxiété de séparation et la peur des monstres en offrant du réconfort au milieu de la nuit.

Cependant, la lumière peut empêcher votre enfant de dormir en raison d’une surstimulation causée par la lumière. Par conséquent, évitez de le placer trop près de la chambre de votre enfant et veillez à ce qu’il soit de faible puissance et de faible intensité.

Vous pouvez également opter pour une pendule à lumière dans le lit. Comme les feux de circulation, ces horloges d’apprentissage du sommeil utilisent des couleurs pour indiquer à votre enfant quand il peut se lever du lit et quand il doit rester couché.

10. Encouragez la sieste

Certains parents en déduisent que leur enfant n’a besoin que d’un peu de sommeil la nuit parce qu’ils sont eux-mêmes capables de courir avec peu de sommeil. Cependant, je voudrais souligner que chaque enfant, sans exception, a besoin de beaucoup de repos pour bien se développer. Un enfant trop fatigué a plus de difficulté à dormir. Les siestes aident les enfants à mieux dormir la nuit, alors les garder éveillés pendant la journée ne les aidera pas à dormir plus longtemps la nuit. Si votre enfant a moins de 4 ans, assurez-vous qu’il dorme 1 à 2 heures par jour. La privation de sieste rend le coucher plus problématique, cause plus de réveils nocturnes et entraîne de réveils précoces.

« Le sommeil engendre le sommeil » est un puissant mantra parental. Quand on parle des besoins de sommeil des enfants, on ne peut pas comparer les besoins des enfants à ceux des adultes. Certaines personnes pensent qu’un enfant qui ne fait pas de sieste pourra compenser les heures de repos manquées et en déduire que l’enfant dormira plus longtemps le matin. La réalité est bien différente parce que c’est le contraire qui se produit. Moins un enfant dort pendant la journée, plus son sommeil sera perturbé à la fin de la journée. Généralement, il est plus fréquent qu’un enfant se réveille avant 6 heures du matin, s’il saute une sieste ou se couche trop tard. Plus un enfant dort pendant la journée (en respectant les limites de temps et en évitant les interférences), mieux il dort la nuit, et plus il dort longtemps le matin. Cela peut sembler illogique, mais c’est la simple vérité. 

11. Soyez patient et cohérent

Assurez-vous que les parents et autres personnes responsables pour le bien-être de l’enfant sont d’accord et comprennent les limites que vous fixez ainsi que votre approche. Si vous prenez des chemins différents, l’enfant sera sûrement confus. Il comprendra qu’il peut obtenir ce qu’il veut si il joue intelligemment et pourrait faire de votre vie un cauchemar. Vous pouvez empêcher ce jeu si vous présentez un front uni (à lire : Pourquoi l’apprentissage au sommeil ne fonctionne-t-il pas).

Vous êtes leur modèle de référence. Cela signifie que tout au long du processus d’apprentissage « rester au lit », vous devez avoir la même approche avant et pendant la sieste et la nuit. Croyez en vous. Croyez qu’avec la bonne approche et un peu de temps, vous profiterez à nouveau d’une bonne nuit de sommeil. 

Méfiez-vous du mythe qui dit que la transition vers un lit résout un problème de sommeil déjà existant. Si vous pensez que le comportement particulier de votre enfant n’est pas gênant, aucune action n’est nécessaire. Cependant, si vous avez le moindre doute, ne laissez pas les problèmes de sommeil sans réponse. Discutez avec le fournisseur de soins de santé de votre bébé si vous pensez que votre tout-petit a de la difficulté à s’endormir ou à rester endormi, surtout si c’est une nouvelle habitude.

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la façon d’améliorer la qualité et la quantité du sommeil de votre enfant, planifiez votre première consultation gratuite. Il s’agit d’une offre gratuite et sans engagement.